Maroc/Sahara occidental. Les autorités doivent lever les restrictions sur les groupes de défense des droits avant le FMDH

Les restrictions imposées par les autorités marocaines aux organisations de défense des droits humains, notamment Amnesty International, sont maintenues bien que le Forum mondial des droits de l’homme doive se tenir à Marrakech du 27 au 30 novembre. Ces derniers mois, pour la première fois depuis 1993, les autorités marocaines ont essayé de limiter les activités d’Amnesty International en faveur des droits humains dans leur pays. • En septembre 2014, le camp de jeunesse organisé annuellement par Amnesty International à Bouznika, près de Rabat, la capitale, a été interdit par les autorités bien que l’organisation ait effectué toutes les démarches requises pour les informer. • En octobre 2014, les autorités ont refusé de laisser entrer sur le territoire marocain une délégation d’Amnesty International qui souhaitait recueillir des informations sur la situation de migrants et de réfugiés. • En novembre 2014, une visite d’établissement des faits de l’organisation a été annulée après que les autorités ont sollicité la tenue de réunions préalables à Rabat afin de définir les paramètres de cette mission. Huit groupes marocains, dont des associations importantes de défense des droits humains comme l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), ont décidé de ne pas assister au Forum mondial en signe de protestation contre la restriction croissante de leurs activités par les autorités. Les restrictions persistantes à la liberté d’association dans le Sahara occidental figuraient parmi les raisons invoquées par huit groupes sahraouis qui ont annoncé qu’ils éviteraient eux aussi cette manifestation. « Non seulement réprimer les activités de groupes marocains de défense des droits humains et entraver l’accès d’Amnesty International au pays est une manière maladroite pour le Maroc de se préparer à accueillir le Forum mondial des droits de l’homme », a déclaré Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International. « Mais c’est aussi un signe inquiétant que les libertés civiles sont menacées dans ce pays. Les tentatives des autorités marocaines visant à renforcer leur contrôle sur ceux qui critiquent le bilan du pays en matière de droits humains ne feront qu’éveiller la suspicion qu’elles ont quelque chose à cacher. » Pour en savoir plus sur les restrictions récentes imposées aux groupes de défense des droits : déclaration publique d’Amnesty International, Maroc/Sahara occidental. Il faut lever les restrictions pesant sur les associationsPour organiser une interview, veuillez contacter : Service de presse d’Amnesty international, attachée de presse pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord au Secrétariat international d’Amnesty International – +44 207 413 5511 ou [email protected]