Iran. L’exécution d’une jeune femme est un nouvel épisode sanglant qui vient ternir le bilan du pays en matière de droits humains

L’exécution de l’Iranienne Reyhaneh Jabbari, condamnée à l’issue d’une enquête et d’un procès entachés d’irrégularités, constitue un affront à la justice, a déclaré Amnesty International samedi 25 octobre 2014. Reyhaneh Jabbari, 26 ans, a été exécutée dans une prison de Téhéran à l’aube du 25 octobre. Elle avait été reconnue coupable d’avoir tué un homme qui, selon elle, tentait d’abuser d’elle. « La nouvelle de l’exécution de Reyhaneh Jabbari est un choc et une profonde déception. Ce nouvel épisode sanglant vient ternir encore un peu plus le bilan du gouvernement en matière de droits humains », a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International. « Malheureusement, cette affaire est loin d’être un cas isolé. Une fois de plus, l’Iran a tenu à appliquer la peine de mort malgré les graves préoccupations concernant l’équité du procès. » Amnesty International considère que la peine capitale est une forme de châtiment odieuse qui ne devrait jamais être utilisée, quelles que soient les circonstances. Pour en savoir plus : La semaine prochaine, l’Iran prendra connaissance des recommandations des États membres de l’ONU dans le cadre de son Examen périodique universel. Amnesty International appelle les États à profiter de cette occasion pour condamner vivement le recours à la peine de mort en Iran. Voir aussi le communiqué de presse : Iran. Il faut empêcher l’exécution d’une femme qui doit être pendue à l’aube, http://amnesty.org/fr/for-media/press-releases/iran-halt-execution-woman-set-be-hanged-dawn-2014-10-24

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