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Crimes de guerre : l'Assemblée générale de l'ONU doit agir pour mettre fin à l'impunité

À la veille d'un débat de l'Assemblée générale des Nations unies, Amnesty International a appelé les ambassadeurs de l'ONU à New York à prendre des dispositions pour que les responsables des crimes de guerre commis cette année à Gaza et dans le sud d'Israël soient amenés à rendre des comptes. L'Assemblée générale se réunira ce mercredi 4 novembre pour examiner le rapport détaillé et rigoureux issu des travaux de la mission d'établissement des faits dirigée par le juge Richard Goldstone. Le rapport a conclu que les forces israéliennes et palestiniennes avaient commis des violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains assimilables à des crimes de guerre et peut-être, pour certaines, à des crimes contre l'humanité. Amnesty International a adressé une lettre ouverte à tous les représentants permanents des États auprès de l'Assemblée générale et une autre au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. Dans la lettre à l'Assemblée générale, l'organisation a de nouveau appelé Israël et le gouvernement de facto du Hamas à Gaza à diligenter immédiatement des enquêtes indépendantes respectant les normes internationales, conformément aux recommandations du rapport Goldstone. Amnesty International a également engagé l'Assemblée générale à demander à M. Ban Ki-moon d'établir sans délai une commission constituée de spécialistes indépendants et impartiaux du droit international, afin d'évaluer l'efficacité et l'authenticité de toute mesure prise par les autorités israéliennes et palestiniennes en vue de soumettre les responsables présumés à l'obligation de rendre des comptes. Amnesty International a déploré le fait que ni Israël, ni le Hamas n'aient mené d'investigations crédibles. « Il ne doit pas y avoir d'impunité. », a-t-elle souligné. « Israël a cherché à contourner les recommandations du rapport et à protéger ses soldats de toute investigation indépendante », a indiqué l'organisation. « Le Hamas, pour sa part, s'est délibérément refusé à renoncer aux tirs de roquettes non guidées sur des zones civiles du sud d'Israël, ce qui est injustifiable aux termes du droit international, et à s'engager à prévenir de telles attaques. Il préfère envisager la création d'une commission pour défendre sa position. », a-t-elle ajouté. Amnesty International a également engagé l'Assemblée générale à demander à Ban Ki-moon de transmettre le rapport Goldstone au Conseil de sécurité, et a rappelé à tous les États parties aux Conventions de Genève de 1949 qu'il leur incombait d'exercer leur juridiction universelle.