Le Pérou franchit une étape vers la légalisation de l’avortement

Amnesty International s’est félicitée de ce que le Congrès péruvien ne soit pas revenu sur sa décision de dépénaliser l’avortement pour les femmes ou les jeunes filles enceintes à la suite d’un viol ou d’un inceste.

« Nous espérons que la proposition de la commission va devenir rapidement une réalité afin que les femmes et les jeunes filles au Pérou ne soient pas obligées d’endurer les souffrances auxquelles les condamne la législation actuelle », a déclaré Guadalupe Marengo, directrice adjointe du programme Amériques d’Amnesty International.

Jeudi 22 octobre, la commission chargée de revoir le Code pénal a voté en faveur de l’adoption du projet de loi, qui doit maintenant être débattu devant le Congrès.

Les autorités péruviennes devraient favoriser la mise en place d’un environnement ne restreignant pas l’accès des femmes aux informations et aux services en matière de sexualité et de procréation.  

Amnesty International a déclaré qu’elle considérait que pour mettre fin aux avortements dangereux et à d’autres violations des droits des femmes, toutes les lois permettant l’emprisonnement ou toute autre sanction pénale à l’encontre des femmes ayant avorté, ou cherchant à se faire avorter, devraient être abrogées.

« Une femme ou une jeune fille dont les droits fondamentaux ont déjà été bafoués du fait d’un viol, d’une agression sexuelle ou d’un inceste ne devrait pas voir ses droits de nouveau méprisés en faisant l’objet de poursuites pénales pour avoir cherché à se faire avorter », a conclu Guadalupe Marengo.