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Pérou : les initiatives en vue de la légalisation de l'avortement doivent se poursuivre

Amnesty International a appelé les autorités péruviennes à poursuivre leurs efforts en faveur de la dépénalisation de l'avortement dans le pays. Il y a quelques jours, une commission parlementaire péruvienne a proposé de dépénaliser l'avortement dans certaines circonstances, en particulier pour les femmes et les jeunes filles enceintes à l'issue d'un viol. « Le retrait des sanctions pénales devrait contribuer à empêcher que des femmes et des jeunes filles vivent dans l'angoisse et ne mettent leur vie en danger en recherchant des traitements clandestins à l'issue incertaine, et sans suivi médical adapté, tout en courant le risque d'être incarcérées si elles sont découvertes », a déclaré Guadalupe Marengo, directrice adjointe du programme Amériques d'Amnesty International. Amnesty International s'est félicitée de la proposition de la commission et exhorte celle-ci à poursuivre le débat qu'elle a engagé sur le sujet. Les autorités péruviennes devraient favoriser la mise en place d'un environnement ne restreignant pas l'accès des femmes aux informations et aux services en matière de sexualité et de procréation. Amnesty International considère que pour mettre fin aux avortements dangereux et à d'autres violations des droits des femmes, toutes les lois permettant l'emprisonnement ou toute autre sanction pénale à l'encontre des femmes ayant avorté, ou cherchant à se faire avorter, doivent être abrogées. Une femme ou une jeune fille dont les droits fondamentaux ont déjà été bafoués du fait d'un viol, d'une agression sexuelle ou d'un inceste ne devrait pas voir ses droits de nouveau méprisés en faisant l'objet de poursuites pénales pour avoir cherché à se faire avorter.