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Le Texas a procédé à sa 200e exécution depuis l'entrée en fonction de l'actuel gouverneur

Le Texas a procédé mardi à sa 200e exécution depuis l'arrivée à la tête de l'État de Richard Perry, l’actuel gouverneur, il y a huit ans et demi. Terry Lee Hankins, trente-quatre ans, a été exécuté par injection létale peu après six heures du matin, heure locale. Il avait été condamné à mort en 2002 pour le meurtre, en 2001, de deux des enfants de sa femme. Terry Hankins est la seizième personne exécutée au Texas cette année, alors que 30 exécutions ont eu lieu en tout aux États-Unis depuis le début de l’année. Depuis la reprise des exécutions judiciaires aux États-Unis en 1977, les autorités de ce pays ont ôté la vie à 1 166 personnes, dont 439 au Texas. Cinq autres exécutions sont actuellement prévues au Texas ; elles doivent avoir lieu d’ici mi-septembre. Richard Perry a été nommé gouverneur du Texas le 21 décembre 2000, après l’élection du précédent gouverneur, George W. Bush, à la présidence des États-Unis. Pendant les presque six ans, entre 1995 et 2000, où George W. Bush a été gouverneur de cet État, 152 personnes ont été exécutées au Texas. Les plus de 350 exécutions recensées au Texas sous les mandats de ces deux gouverneurs représentent 30 % du nombre total des exécutions qui ont eu lieu dans l'ensemble des États-Unis depuis 1977. La Virginie occupe le deuxième rang derrière le Texas en ce qui concerne le nombre d’exécutions. En l’espace de trente ans, l’État de Virginie a exécuté 103 personnes, soit deux fois moins que le Texas en huit ans. Près de 7 % de la population des États-Unis vit au Texas, et moins de 10 % des meurtres recensés au niveau national sont commis dans cet État. Le Texas est responsable de 37 % des exécutions qui ont eu lieu aux États-Unis depuis 1977, et de 41 % de celles qui y ont eu lieu depuis 2001. Amnesty International a publié un rapport qui examine les cas de prisonniers exécutés au Texas sous le mandat du gouverneur Richard Perry, ainsi que quelques cas qui pourraient lui être soumis. Ce rapport, qui a été rendu public le 30 avril et qui s’intitule USA: Too much cruelty, too little clemency: Texas nears 200th execution under current governor, examine un certain nombre de questions dans le contexte du système texan des recours en grâce auprès du pouvoir exécutif, qui est loin de constituer le « rempart » contre l’injustice qu’il prétend être. Ce document présente entre autres des informations détaillées sur le recours à la peine de mort contre des mineurs délinquants et sur l’exécution de condamnés souffrant de graves maladies mentales, au Texas. Amnesty International a exhorté le gouverneur Richard Perry à dénoncer ce châtiment cruel qui ne sert à rien, et à travailler avec le corps législatif du Texas pour abolir la peine capitale dans cet État. L’organisation a invité le gouverneur et le comité des grâces à faire d’ici-là tout leur possible pour empêcher de nouvelles exécutions au Texas.