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Honduras : les forces de sécurité doivent respecter les droits humains alors que les manifestations se poursuivent

Comme de nouvelles manifestations de partisans du président déposé du Honduras, Manuel Zelaya, sont annoncées pour toute la semaine, Amnesty International a exhorté les forces de sécurité à « éviter d'avoir recours à une force excessive contre les protestataires et à veiller à la sécurité de ceux qui participent aux manifestations ». « Nous craignons pour la sécurité des manifestants, a précisé Kerrie Howard, directrice adjointe du programme Amériques d'Amnesty International. « Si les manifestants n'ont pas la possibilité d'exprimer pacifiquement leurs opinions, cela ne pourra qu'aggraver une situation déjà délicate », a-t-elle poursuivi. Des affrontements ont eu lieu entre l'armée et des partisans du président Manuel Zelaya dans la nuit de lundi. Selon des informations diffusées par les médias, plusieurs manifestants ont été blessés et un grand nombre ont été roués de coups par des agents des forces de sécurité. Plusieurs syndicats dans tout le Honduras ont annoncé une grève illimitée à compter du 30 juin pour soutenir le président chassé du pouvoir. Le président Manuel Zelaya a déclaré qu'il reviendrait au Honduras le 2 juillet. José Miguel Insulza, secrétaire général de l'Organisation des États américains, a proposé de l'accompagner. Les troubles politiques dans ce pays d'Amérique centrale ont commencé après que le président Zelaya a été arrêté par l'armée et forcé de quitter le pays, dimanche dernier (28 juin). Roberto Micheletti, président du Congrès, a prêté serment en tant que président par intérim. « Manuel Zelaya, président du Honduras, doit avoir la possibilité de revenir dans ce pays sans délai, sans condition et en toute sécurité », a souligné Kerrie Howard.