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Colombie : arrestation de militaires soupçonnés de l'homicide du mari d'une dirigeante indigène

Selon des informations relayées par les médias, sept membres de l'unité de l'armée colombienne soupçonnée d'avoir tué le mari d'une dirigeante indigène ont été arrêtés. Amnesty International a salué cette nouvelle et a demandé que des investigations pénales approfondies et indépendantes soient menées pour identifier et poursuivre tous les responsables dans cette affaire, et pour établir les vraies raisons de la mort de cet homme. D'après les médias, sept militaires, dont deux officiers subalternes, ont été appréhendés par la police judiciaire en raison de leur rôle présumé dans l'homicide d'Edwin Legarda, tué en décembre 2008. Cet homme a été mortellement blessé par des tirs des forces de sécurité alors qu'il se rendait à Popayán, ville du département du Cauca (sud de la Colombie), pour y chercher son épouse, Aída Quilcué, responsable du Conseil régional indigène du Cauca (CRIC). Elle rentrait de Genève, où elle avait assisté à une session du Conseil des droits de l'homme (ONU) consacrée à la Colombie. « Le meurtre d'Edwin Legarda est emblématique, à l'heure où les exécutions extrajudiciaires perpétrées par les forces de sécurité et la vulnérabilité des peuples indigènes et de leurs dirigeants suscitent des inquiétudes de plus en plus grandes, a déclaré Marcelo Pollack, directeur adjoint du Programme Amériques d'Amnesty International. « Toute enquête sur le meurtre d'Edwin Legarda devra établir si le véhicule à bord duquel il se trouvait a été délibérément pris pour cible et si cette attaque visait Aída Quilcué. »