• Nouvelles

Un blogueur arrêté lors d'une manifestation pacifique en Égypte

Un jeune homme de vingt-six ans, étudiant et blogueur bien connu, a été arrêté au Caire vendredi alors qu'il participait à une marche pacifique. Philip Rizk avait en effet pris part à une marche organisée au Caire en signe de solidarité avec les civils touchés par le conflit dans la bande de Gaza. Il a d'abord été conduit au poste de police d'Abu Zaabal, et on l'a séparé des avocats qui avaient été appelés pour l'assister. Il a ensuite été emmené vers une destination inconnue à bord d'un véhicule de police banalisé. Les autorités égyptiennes n'ont toujours pas révélé où il se trouve, malgré les demandes de sa famille, ce qui ne fait qu'accroître les inquiétudes à son sujet. Trois jours après son arrestation, des responsables en civil des forces de sécurité, apparemment membres du Service de renseignement de la sûreté de l'État (SSI), se sont rendus au domicile familial de Philip Rizk, à Maadi, vers deux heures du matin. Ils n'ont présenté aucune autorisation de perquisition mais ont essayé d'emporter des documents appartenant à Philip Rizk, et ils n'ont quitté les lieux que vers cinq heures. Cette même nuit, d'autres agents du SSI auraient inspecté l'appartement, à Maadi, où Philip Rizk habite avec sa sœur. Ils ont utilisé ses clés pour y entrer et ont emporté plusieurs choses, notamment un appareil photo. Amnesty International a écrit aux autorités égyptiennes pour leur demander de veiller à ce que Philip Rizk soit libéré au plus vite, à moins qu'il ne soit inculpé d'une infraction prévue par la loi et jugé conformément aux normes internationales relatives à l'équité des procès. « Les autorités égyptiennes devraient sans délai indiquer clairement les motifs et le fondement juridique de l'arrestation et du maintien en détention de Philip Rizk, ainsi que son statut au regard de la loi et le lieu où il est actuellement détenu », a déclaré Malcolm Smart, directeur du Programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International. « Nous exhortons les autorités à veiller à ce qu'il soit pleinement protégé contre d'éventuels actes de torture ou mauvais traitements, et à ce qu'il puisse immédiatement communiquer avec l'avocat de son choix, contacter sa famille et recevoir tous les soins médicaux dont il pourrait avoir besoin. »