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Le président élu Barack Obama doit fixer une date pour la fermeture de Guantánamo

Le président élu Barak Obama s’est engagé à fermer le centre de détention américain de Guantánamo. À la veille du septième anniversaire des premiers transferts de détenus dans ce centre, qui ont eu lieu le 11 janvier 2002, Amnesty International l’exhorte à faire un pas de plus en fixant rapidement après son investiture une date pour la fermeture de Guantánamo. Ce week-end, dans le monde entier, des militants vont mener des actions et appeler le président élu Barak Obama à faire en sorte qu’il n’y ait pas de huitième ni aucun autre anniversaire de Guantánamo. Des militants revêtus de la célèbre combinaison orange vont se réunir devant l’ambassade des États-Unis et dans les centres-villes dans de nombreux pays à travers la planète. Le président élu doit avoir pour priorité de mettre un terme aux détentions à Guantánamo et à l’ensemble des pratiques abusives qui ont caractérisé les politiques de lutte contre le terrorisme du gouvernement des États-Unis durant ces sept dernières années.Amnesty International a publié une liste de points clés qu’elle lui demande de régler au cours des cent premiers jours de sa présidence afin que les États-Unis commencent à se conformer de nouveau au droit international. Les militants vont également appeler d’autres pays à faciliter la fermeture de Guantánamo en apportant une protection humanitaire aux détenus qui ne peuvent pas retourner dans leur pays d’origine parce qu’ils risquent d’y être torturés ou soumis à d’autres mauvais traitements. Plusieurs États de l’Union européenne (UE), notamment l’Allemagne et le Portugal, ont appuyé l’idée d’accueillir des détenus sur le territoire européen. Agissez en ligne et demandez au président élu Barak Obama de faire la preuve, durant les cent premiers jours de son mandat, de son engagement en faveur des droits humains. Il doit tout d’abord : annoncer un plan et un calendrier pour la fermeture de Guantánamo ; interdire la torture et les mauvais traitements conformément aux exigences du droit international ; veiller à la création d’une commission indépendante d’enquête sur les violations commises par les États-Unis au nom de la « guerre contre le terrorisme ».