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Le Pentagone prépare un plan pour la fermeture de Guantánamo

Le Pentagone prépare un plan pour la fermeture du centre de détention de Guantánamo, d'après un représentant du ministère américain de la Défense. Ce plan serait mis à la disposition du président élu Barack Obama après sa prise de fonction le 20 janvier. Le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, a déclaré jeudi 18 décembre lors d'une conférence de presse que le ministre américain de la Défense Robert Gates avait demandé à son équipe de formuler une proposition sur la manière de fermer le camp de détention, afin qu'il soit « prêt à assister le président élu s'il souhaite résoudre cette question dès le tout début de son mandat ». Face aux demandes de précisions des journalistes, le porte-parole du Pentagone a rappelé que Robert Gates avait déclaré il y a quelque temps que selon lui « l'une des conditions nécessaires pour cette fermeture était […] une loi qui définisse une sorte de cadre exhaustif pour la détention de cette population à l'extérieur de Guantánamo ». Dans une interview accordée à Time Magazine, le président élu Barack Obama a indiqué que parmi les critères qui seront utilisés pour évaluer ses deux premières années de mandat figurera le fait de savoir si le centre de détention de Guantánamo a été fermé « de manière responsable ».   Amnesty International s'est félicitée du caractère prioritaire accordé à cette question, mais elle a ajouté qu'aucune mesure prise par le pouvoir exécutif ou législatif ne devait remplacer une forme d'illégalité par une autre. L'organisation souligne depuis longtemps que la fermeture de Guantánamo ne doit pas se faire en transférant des violations des droits humains dans d'autres lieux, y compris aux États-Unis. « Le fait que le président élu Obama ait déclaré qu'il considère que la fermeture du centre de Guantánamo sera l'un des indicateurs de la réussite de sa présidence est plus que bienvenu, a déclaré Kerrie Howard directrice adjointe du programme Amériques d'Amnesty International. Les détenus doivent être soit rapidement inculpés en vue d'un procès devant un tribunal fédéral, soit libérés et pleinement protégés contre tout autre violation des droits humains. « Guantánamo constitue une facette d'un plus vaste problème, et la fermeture de ce centre doit marquer une nette rupture avec toute une série de politiques et de pratiques en matière de détention illégale adoptées par les États-Unis dans la cadre de la "guerre contre le terrorisme", a poursuivi Kerrie Howard. Toutes les détentions illégales ainsi que tous les actes de torture et autres formes de mauvais traitements doivent cesser, et les responsables de violations des droits humains doivent répondre de leurs agissements. »