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Un journaliste égyptien gracié

Le président égyptien Hosni Moubarak a gracié Ibrahim Eissa, un journaliste condamné pour avoir publié des informations considérées par les autorités comme préjudiciables à l’intérêt public et à la stabilité nationale. Condamné en première instance à six mois d’emprisonnement, le rédacteur en chef du quotidien Al Dustour avait vu sa peine réduite à deux mois de détention en appel. Il avait été maintenu en liberté sous caution dans l’attente de l’examen de son pourvoi en cassation. La mesure de grâce a été prise le 6 octobre, à l’occasion de la Fête des forces armées. Ibrahim Eissa avait publié des articles laissant entendre que la santé du président Moubarak s’était détériorée. Selon les autorités, ces articles étaient mensongers et ont porté préjudice à la situation économique du pays en provoquant le retrait d'investissements étrangers d'un montant estimé à 350 millions de dollars. Amnesty International se réjouit de la mesure de grâce prise en faveur d'Ibrahim Eissa et demande de nouveau aux autorités égyptiennes de modifier la loi controversée sur la presse ainsi que toutes les autres dispositions du Code pénal qui font de l’information légitime une infraction ; l’organisation engage également le gouvernement à cesser d’utiliser les procès en diffamation pour harceler les journalistes et les empêcher d’informer la population sur des sujets d’intérêt public légitime.