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Le site d’Amnesty International bloqué dans le centre olympique

Les journalistes étrangers travaillant depuis le centre de presse olympique, à Pékin, sont dans l’impossibilité d’accéder au site Internet d’Amnesty International, www.amnesty.org. D’autres sites seraient également bloqués. Alors qu’Amnesty International s’apprête à publier un rapport évaluant la performance des autorités chinoises en matière de droits humains avant l’ouverture des JO, cette nouvelle va a l’encontre des promesses officielles de garantir une « liberté totale des médias » à l’occasion des Jeux. Le Comité international olympique (CIO) a expliqué à de nombreuses reprises que l’allègement des restrictions touchant les médias étrangers en Chine était le signe d’une amélioration de la situation des droits humains, permise par l’attribution des Jeux à la Chine. Le 17 juillet, Jacques Rogge, président du CIO, a même déclaré : « Il n’y aura pas de censure sur Internet. » Le rapport The Olympics Countdown – Broken Promises doit être mis en ligne ce soir à 21 heures GMT (mardi 29 juillet à 5 heures à l’heure de Hong Kong). Ce nouveau rapport, qui fait suite au précédent publié en avril 2008, The Olympics Countdown: Crackdown on Activists Threatens Olympic Legacy, montre que les autorités chinoises n’ont guère fait de progrès en vue de tenir leur promesse d’améliorer les droits humains, et que la situation s’est au contraire encore dégradée dans les principaux domaines. Le blocage du site d’Amnesty International et de plusieurs autres sites illustre clairement le fait que la Chine n’a pas tenu parole. Jeudi 1er avril 2008, Kevan Gosper, vice-président de la commission de coordination du CIO, avait participé à une réunion à Pékin, au cours de laquelle il avait appelé le gouvernement chinois à honorer l’engagement pris dans le contrat signé par la ville olympique d’autoriser les médias couvrant les Jeux à avoir librement accès à Internet. M. Gosper avait déclaré que le blocage de certains sites donnerait « une très mauvaise image » du pays hôte. « Ce matin, nous avons de nouveau insisté, avait-il ajouté. Ce que nous voulons, c’est que la presse puisse faire son travail, comme elle l’a fait lors des éditions précédentes pendant les Jeux. Je pense que les Chinois comprennent ce besoin et qu’ils feront le nécessaire. »