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Les FARC libèrent quatre autres otages

Quatre autres otages ont été libérés par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Les anciens parlementaires Gloria Polanco, Luis Eladio Pérez, Orlando Beltrán et Jorge Géchem ont retrouvé la liberté mercredi après plus de six ans de captivité. Leur libération a, semble-t-il, été négociée par le président du Vénézuéla, Hugo Chávez. Ces libérations suscitent l’espoir que le mouvement de guérilla libère d’autres personnes parmi les 700 otages qu’il détient encore, selon les estimations. Amnesty International a salué la bonne nouvelle mais a appelé à la libération d’urgence de tous les otages qui restent détenus à travers le pays. Susan Lee, directrice du programme Amériques d’Amnesty International, a déclaré : « La libération de Gloria Polanco, Luis Eladio Pérez, Orlando Beltrán et Jorge Géchem est une très bonne nouvelle mais nous ne devons pas oublier les centaines de civils qui sont toujours retenus comme otages en Colombie. Il faut que toutes ces personnes soient libérées immédiatement et sans condition. » Cependant, les FARC, qui veulent échanger leurs précieux prisonniers contre des centaines de guérilleros emprisonnés, ont fait savoir qu’ils ne libéreraient pas d’autres otages tant que la Colombie n’aurait pas créé une zone démilitarisée pour des négociations. Le chef de l’État colombien, Álvaro Uribe, a de son côté déclaré qu’il ne proposerait des pourparlers de paix aux FARC que si ces dernières commençaient par déposer leurs armes – ce que le mouvement de guérilla a refusé. Toutes les parties au conflit armé qui déchire la Colombie depuis de nombreuses années − les forces de sécurité, les paramilitaires agissant seuls ou avec les forces armées, les groupes de guérilla – continuent de violer les droits humains et le droit international humanitaire. « Nous demandons instamment aux deux parties au conflit de cesser de prendre des civils pour cibles et appelons le gouvernement colombien à enquêter sur toutes les atteintes aux droits humains commises dans le pays et à traduire en justice les personnes soupçonnées de tels agissements », a conclu Susan Lee.