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Des attentats à Alger tuent au moins 52 personnes

Selon les informations émanant de sources hospitalières et de représentants des services de sécurité algériens, au moins 52 personnes ont été tuées et de très nombreuses autres ont été blessées dans deux attentats à Alger. Ces attaques semblent avoir été menées aveuglément ou avoir délibérément visé des civils et des biens de caractère civil. Les informations indiquent qu’un bus transportant des étudiants a notamment été détruit lorsque la première bombe a explosé devant le Conseil constitutionnel, dans le quartier de Ben Aknoun de la capitale algérienne. Une seconde bombe a ensuite été actionnée dans le quartier d’Hydra, près des bureaux du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Le bâtiment aurait été partiellement détruit et des personnes qui se trouvaient à l’intérieur pourraient figurer parmi les victimes. Pour l’instant, on ignore qui a commis ces attentats. Toutefois, le principal groupe armé islamiste actif en Algérie, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), avait revendiqué la responsabilité de précédentes attaques. Les attentats perpétrés le 11 avril à Alger et en septembre à Batna et à Delles avaient tué au moins 87 personnes. Le GSPC a, semble-t-il, changé de nom en janvier 2007 pour devenir l’Organisation Al Qaïda au Maghreb islamique. Amnesty International condamne les attentats de ce matin: de tels actes sont absolument prohibés par le droit international et témoignent d’un mépris total du droit à la vie, le plus fondamental des droits humains.