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L’ONU doit envoyer des soldats de la paix au Darfour

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit envoyer une nouvelle force de maintien de la paix au Darfour (Soudan) à la suite de la campagne intensive menée par des associations, dont Amnesty International, à travers le monde.

La secrétaire générale d’Amnesty International a salué cette bonne nouvelle, tout en précisant que cette force devait être déployée d'urgence, être dotée des moyens nécessaires pour une action efficace et bénéficier du soutien total du gouvernement soudanais.

« La population du Darfour survit au milieu d’une profonde crise humanitaire et des droits humains, a déclaré Irene Khan. Elle ne peut attendre plus longtemps qu'une protection arrive : celle-ci doit leur être donnée sans plus tarder, elle doit être efficace et la force déployée doit être entièrement mandatée pour protéger les civils contre toute nouvelle violence. »

Le Conseil de sécurité a adopté à l'unanimité une résolution autorisant l'envoi dans la région d'une force hybride Union africaine/ONU, redonnant ainsi un peu d’espoir aux millions d’habitants du Darfour.

Il est maintenant essentiel que les États membres de l'ONU fournissent les moyens nécessaires pour qu’une force efficace comportant une composante solide consacrée aux droits humains puisse être déployée rapidement. Cela implique que cette force ait la capacité et l'autorité nécessaires pour vérifier le respect des droits humains, enquêter sur les atteintes à ces droits, y compris sur tous les cas de viol et les autres formes de violence sexuelles, et rendre compte publiquement de toutes les atteintes aux droits humains commises.

Les Nations unies devront veiller à ce que cette force, déployée dans une région inondée d’armes, puisse surveiller le désarmement et la démobilisation des milices janjawids, soutenues par le gouvernement soudanais. La nouvelle résolution devra être renforcée rapidement, car à l’heure actuelle elle n'autorise les soldats qu'à vérifier « si des armes et matériels connexes sont présents au Darfour ».

Amnesty International exhorte aussi le Conseil de sécurité à veiller à ce que l’embargo actuel sur les armes soit réellement appliqué.

« Le gouvernement soudanais ayant déjà, dans le passé, fait obstacle à l'envoi de ce type de force, nous le prions instamment de faciliter le déploiement rapide de celle-ci, a déclaré Irene Khan. La population du Darfour s'est vu offrir trop de paroles et trop de résolutions. L’heure d’une action concrète a sonné. »