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La pétition #DitesLaVérité a été remise aux autorités - mais ce n'est pas terminé

Par Dr Kasippillai Manoharan Geneva, Switzerland,

Le 20 septembre, Kasippillai Manoharan, dont l’histoire a été publiée ici même en août, s’est joint à Amnesty International pour remettre la pétition réunissant vos signatures lors d’une visite au Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève. Le nombre de signataires était incroyable: 47545 personnes, qui vivent dans 181 pays !

Kasippillai Manoharan a passé les sept dernières années à tenter d’obtenir des autorités sri-lankaises qu’elles disent la vérité sur ce qu’il est arrivé à son fils Ragihar, abattu selon lui par les forces de sécurité du pays en 2006. La pétition réclamait que soit rendu public un rapport qui aurait apporté au moins quelques réponses aux questions de cet homme.

La pétition, un tas de feuilles volumineux, sous le bras, Kasippillai Manoharan s’attendait à rencontrer l’ambassadeur du Sri Lanka pour la lui remettre. Mais à la dernière minute, le diplomate a annulé la rencontre. Kasippillai Manoharan a dû la remettre à d’autres représentants consulaires

Bien que déçu, le père de Ragihar n’est nullement découragé. Comme il le dit dans son message de remerciement adressé à tous ceux qui l’ont soutenu : « Ce n’est pas terminé. »

Non, en effet.

Le 25 septembre, la haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies a annoncé devant le Conseil des droits de l’homme que son service allait surveiller les progrès du Sri Lanka dans cette affaire et en tiendrait le Conseil informé. Elle a également annoncé que si, d’ici mars 2014, le Sri Lanka n’a pas mené d’enquête fiable et entamé des poursuites judiciaires sérieuses concernant cette affaire et d’autres, la communauté internationale devra ouvrir sa propre enquête.

En novembre, les dirigeants des pays du Commonwealth doivent se réunir à Colombo, au Sri Lanka, malgré les atteintes aux droits humains qui persistent dans ce pays. Ces rencontres se terminent généralement par la nomination du pays hôte comme nouveau président du Commonwealth. Nous devons empêcher cela. Dans les semaines à venir, Amnesty International va demander au Commonwealth de réfléchir et de refuser de donner son approbation au Sri Lanka.

Nous vous tiendrons bientôt informés de ce que vous pouvez faire.

En attendant, témoignez votre solidarité à Kasippillai Manoharan en publiant dans les commentaires de sa vidéo de remerciement sur YouTube des messages de soutien pour sa recherche incessante de la vérité.