Un chanteur dédie à Amnesty International une chanson de soutien aux réfugiés

  • Histoire

Dans le cadre de l’événement mondial Give a Home (Ouvrons la porte), organisé par Amnesty en faveur de l’accueil des réfugiés, des milliers de musiciens ont donné des concerts dans des lieux secrets au domicile de particuliers, dans plus de 200 villes. Particulièrement inspiré, Ciaran McMeeken, l’un des artistes, a écrit le morceau Give A Home (du nom de l’événement en anglais) quelques heures avant de le jouer en Nouvelle-Zélande.

Les recettes issues de la sortie de ce titre le 6 octobre 2017 seront reversées à Amnesty. « J’ai écrit cette chanson du point de vue d’un enfant qui a perdu ses parents dans un pays en guerre », explique Ciaran. « Pour moi, la prise de conscience a été brutale : nous avons vraiment de la chance de vivre ici en Nouvelle-Zélande, et si nous pouvons aider de quelque manière que ce soit, même un peu, alors nous avons le devoir de le faire. J’espère sincèrement que cette chanson pourra apporter un peu de paix et de réconfort aux personnes qui souffrent. »

« Ciaran a écrit une chanson magnifique », s’enthousiasme Meg de Ronde, directrice de campagne pour Amnesty International en Nouvelle-Zélande. « En nous la cédant si généreusement, il fait preuve d’une immense compassion, et nous sommes heureux de le compter parmi les défenseurs des droits des réfugiés. Au nom de toutes les personnes qui, partout dans le monde, agissent en faveur de l’accueil de ces personnes, nous le remercions pour son engagement. »

Ciaran a pris part à un concert qui réunissait de nombreuses stars comme Ed Sheeran, Emeli Sandé et Hot Chip. À ces artistes se sont associés des groupes musicaux de réfugiés du monde entier, notamment l’Orchestra of Syrian Musicians, qui a joué à Londres, et Faarrow, duo canado-somalien de musique pop, à Los Angeles.

Les concerts, organisés en partenariat avec Sofar Sounds, se sont déroulés sur 24 heures le 20 septembre 2017, dans plus de 60 pays. L’objectif affiché était de soutenir la campagne J’accueille d’Amnesty International, qui appelle les gens à faire pression sur leur gouvernement (en particulier dans les pays les plus riches) afin qu’il autorise l’accueil d’un plus grand nombre de réfugiés.

Nouvelle-Zélande : une terre d’accueil

La Nouvelle-Zélande, pays où cet événement mondial a démarré, a commencé à accueillir des réfugiés dès les années 1930. À l’heure actuelle, sa population est globalement favorable à offrir l’hospitalité aux personnes fuyant la guerre.

Avec d’autres organisations, Amnesty a récemment mené une campagne pour inciter le gouvernement de Bill English, le Premier ministre, à doubler le nombre de réfugiés autorisés dans le pays chaque année, pour arriver à 1 000. Cet objectif a été atteint en 2016.

 

Des gens comme Ciaran, qui manifestent leur soutien envers les réfugiés et agissent concrètement dans ce sens, font vraiment bouger les choses pour des personnes qui ont tout perdu et essaient de reconstruire une vie décente.
Meg de Ronde, directrice de campagne pour Amnesty International en Nouvelle-Zélande

Par ailleurs, nous avons plusieurs fois exhorté le gouvernement australien à mettre un terme à la détention dans des conditions extrêmement difficiles de réfugiés et de demandeurs d’asile sur deux îles du Pacifique, Nauru et Manus. Nous sommes actuellement engagés dans la mise en place de parrainages impliquant la société civile, avec un projet pilote censé démarrer en 2017.

Par le parrainage, la population et les associations locales peuvent accueillir des réfugiés sans attendre que le gouvernement agisse.

« Des gens comme Ciaran, qui manifestent leur soutien envers les réfugiés et agissent concrètement dans ce sens, font vraiment bouger les choses pour des personnes qui ont tout perdu et essaient de reconstruire une vie décente », explique Meg de Ronde.

L’événement mondial Give a Home entendait mettre en avant ce que les personnes peuvent faire et ce qu’elles font d’ores et déjà pour soutenir les réfugiés. « Là où les États érigent des murs, déploient des navires de guerre et ferment les portes, nous souhaitons faire entendre une autre chanson : celle en faveur de l’accueil des réfugiés », déclare Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty.

Rejoignez celles et ceux qui s’unissent pour accueillir les réfugiés dignement.

De belles choses se produisent lorsque des personnes s’unissent

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