Aidez-nous à faire libérer Ibrahim Ezz el Din

Dans le cadre de la pire répression de la liberté d’expression de l’histoire récente d’Égypte, le jeune chercheur Ibrahim Ezz el Din a été soumis à une disparition forcée pendant 167 jours. Il se trouve actuellement en prison, affaibli et dans un état de grande vulnérabilité. Il a déclaré avoir été torturé pendant sa détention.

Ibrahim Ezz el Din, 26 ans, mène des recherches sur les expulsions forcées et milite pour l’accès à un logement sûr et abordable pour toutes et tous en Égypte.

Le 11 juin 2019 au soir, des policiers en civil ont arrêté Ibrahim dans une rue près de chez lui. Sa famille et ses avocats se sont rendus au poste de police pour savoir où il était, mais les autorités ont affirmé qu’il n’était pas entre leurs mains et qu’il n’avait jamais été arrêté. Le 26 novembre 2019, soit 167 jours plus tard, Ibrahim a comparu devant le service du procureur général de la sûreté de l’État, où il a déclaré avoir été torturé pendant sa détention.

L’arrestation d’Ibrahim s’inscrit dans le contexte d’une plus vaste répression menée en Égypte, dans le cadre de laquelle quiconque s’oppose au gouvernement risque d’être incarcéré sans bénéficier d’un procès équitable. Des militant·e·s, des journalistes, des personnalités politiques, des fans de football et des artistes ont été arrêtés ou soumis à une « disparition ». Ces personnes sont qualifiées de « terroristes » et de « criminels » par les médias, simplement pour avoir exprimé leurs opinions.

Le bureau du procureur général a le pouvoir de révéler ce qu’il est advenu d’Ibrahim Ezz el Din et le lieu où il se trouve, et de traduire en justice les responsables présumés de sa « disparition ».

Demandez au bureau du procureur général de :

  • faire libérer Ibrahim Ezz el Din immédiatement et sans condition ;
  • de veiller, dans l’attente de sa libération, à ce qu’il puisse contacter régulièrement sa famille et ses avocats, et à ce qu’il soit protégé de la torture et d’autres mauvais traitements ;
  • d’ouvrir une enquête sur sa disparition forcée et les actes de torture qu’il a subis, et de traduire en justice les responsables présumés.