Abandonnez les poursuites contre Amal Fathy, victime de harcèlement sexuel

Amal Fathy a publié sur Internet une vidéo dans laquelle elle parlait du harcèlement sexuel dont elle a été victime et critiquait l’État égyptien, qui, selon elle, néglige les victimes. Elle a pour cela été condamnée à deux ans de prison et doit encore répondre d’autres accusations.

Peu après qu’Amal a publié cette vidéo sur Facebook, en mai 2018, la police a effectué une descente à son domicile en pleine nuit et l’a arrêtée, avec son mari et leur enfant en bas âge. Ses proches ont été libérés, mais elle a été maintenue en détention. Le 27 décembre, elle a bénéficié d’une libération assortie d’une mise à l’épreuve dans le cadre de l’une des deux affaires la concernant dans l’attente d’une enquête sur des accusations forgées de toutes pièces, notamment celle d’« appartenance à un groupe terroriste ». À peine trois jours plus tard, elle a été condamnée à deux ans d’emprisonnement dans le cadre de l’autre affaire pour laquelle elle doit être jugée.

Amal est actuellement obligée de se présenter à un poste de police pendant huit heures par semaine, et elle risque d’être arrêtée à tout moment. Elle est l’une des nombreuses personnes égyptiennes ayant été emprisonnées uniquement pour avoir exprimé leurs opinions ou critiqué les autorités. Dans le cadre de la pire répression de la liberté d’expression dans l’histoire récente du pays, les autorités égyptiennes ont arrêté des dizaines de personnes, notamment des militant·e·s, des journalistes, des personnalités politiques, des supporters de football et des artistes.

Joignez-vous à nous pour demander au président égyptien Abdel Fattah al Sissi d’abandonner toutes les poursuites contre Amal Fathy immédiatement et sans condition, et de libérer toutes les autres personnes emprisonnées uniquement pour avoir, de manière pacifique, exprimé leurs opinions ou fait leur travail de journaliste.