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Togo. Demandez la liberation de Brigitte Kafui Adjamagbo et Gérard Yaovi Djossou

Mise à jour :

Grace à vous, Gérard et Brigitte ont été libérés. Cependant, ils sont toujours sous contrôle judiciaire et les charges contre eux sont toujours maintenues. Continuez d'agir pour demander l'abandon des charges immédiatement.

Deux militants politiques, Brigitte Kafui Adjamagbo et Gérard Yaovi Djossou (tous deux membres de la Dynamique Monseigneur Kpodrzo ou DMK, une coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile du Togo), ont été arrêtés respectivement les 28 et 27 novembre, après que la DMK eut appelé à une manifestation pour protester contre les résultats de l'élection présidentielle de février 2020 et le harcèlement judiciaire à l’égard d’opposants au gouvernement. Agissez maintenant. Demandez la libération immédiate et sans condition de Brigitte et Gérard.

Brigitte Kafui Adjamagbo, 61 ans, est une activiste politique coordinatrice de la DMK et une militante des droits humains au Togo. Elle est est également coordonnatrice pour l’Afrique de l’Ouest au sein de l’organisation Women in Law and Development in Africa (WILDAF). Brigitte est juriste et une mère.

Gérard Yaovi Djossou, 48 ans, est un militant politique. Il est en charge des activités liées aux affaires sociales et aux droits humains au sein de la DMK. Gérard est également juriste et père de deux enfants.

Gérard a été arrêté le 27 novembre alors qu'il était au volant de sa voiture. L’un des gendarmes lui aurait asséné trois coups de poing. Gérard aurait été interrogé pendant dix heures dans les locaux du Service central de recherches et d'investigations criminelles (SCRIC), menotté et en l'absence de son avocat.

Le lendemain, le 28 novembre, Brigitte est allée au SCRIC pour rendre visite à Gérard. Elle a été raccompagnée chez elle par des éléments du SCRIC, qui ont fouillé son domicile et son véhicule et l’ont appréhendée.

Brigitte Kafui Adjamagbo et Gérard Yaovi Djossou ont été inculpés de « groupement de malfaiteurs » et d'« atteinte à la sécurité intérieure de l'État ».

Ils sont détenus uniquement en raison de leurs opinions politiques, et leur arrestation et leur détention visent à dissuader les membres de l'opposition et les voix dissidentes d'organiser librement des rassemblements pacifiques et de protester contre la réélection du Président Faure Gnassingbé pour un quatrième mandat.

Joignez-vous à nos membres et sympathisant·e·s pour demander la libération immédiate et sans condition de Brigitte Kafui Adjamagbo et Gérard Yaovi Djossou.

Écrivez un courriel aux autorités togolaises pour exiger le respect de la liberté d’expression et de manifestation pacifique de toutes les personnes, y compris les opposants politiques.