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Mettez un terme aux attaques de M. Erdoğan contre les droits humains !

Depuis la violente tentative de coup d’État en 2016, le gouvernement turc mène un effroyable mouvement de répression qui vise des défenseur-e-s des droits humains, des journalistes, des avocat-e-s, des universitaires et bien d’autres personnes considérées comme des opposants.

Bon nombre des décrets d’urgence abusifs qui avaient été émis après la tentative de coup d’État sont désormais appliqués de façon permanente. Ces textes prévoient des pouvoirs extraordinaires qui permettent de révoquer arbitrairement des juges et d’autres fonctionnaires, de limiter les déplacements des habitants en Turquie, d’interdire les rassemblements publics, et de donner à la police la capacité de détenir des suspects de façon prolongée sans inculpation.

Les personnes en première ligne du mouvement de défense des droits humains payent le prix fort de ces mesures, mais il y a aussi de l’espoir. Cet été, des militant-e-s LGBTI contestataires et leurs allié-e-s sont descendus dans la rue à Istanbul pour la marche des fiertés, malgré l’interdiction d’organiser cet événement dans toute la ville. En août, Taner Kilic, d’Amnesty Turquie, a été libéré sous caution après avoir passé plus de 14 mois en prison, simplement pour avoir fait son travail d’avocat spécialiste des droits des réfugiés.

Tandis que la Turquie fait face à une situation politique et économique incertaine, une société civile forte, une presse libre et un système judiciaire indépendant sont plus importants que jamais.

Le gouvernement du président Recep Tayyip Erdoğan ne doit pas être autorisé à continuer cette destruction des droits humains. Signez la pétition pour appeler le président Recep Tayyip Erdoğan à prendre les mesures suivantes pour mettre fin aux atteintes aux droits humains commises au nom de la « sécurité nationale » en Turquie :

  1. Abroger les lois injustes qui vont au-delà des mesures légitimes destinées à lutter contre les menaces pour la sécurité nationale.
  2. Libérer les défenseur-e-s des droits humains, les journalistes et autres personnes emprisonnés sur la base d’accusations infondées.
  3. Veiller à ce que la population puisse se rassembler et manifester dans la légalité et sans peur.
  4. Garantir de réelles procédures d’appel pour les fonctionnaires révoqués, et réintégrer les personnes innocentes.
  5. Permettre à tous les médias et organisations de défense des droits humains qui ont été fermés arbitrairement de rouvrir leurs portes, et leur restituer les biens saisis.