Réclamez la justice pour les défenseurs des droits humains en Turquie

Cela aurait dû être une journée ordinaire pour İdil Eser et ses collègues, un banal atelier à Istanbul. Mais la police a fait irruption dans le bâtiment et les a arrêtés. Cela s’est produit à peine quelques semaines après le placement en détention de Taner Kılıç, le président d’Amnesty Turquie.

Après plus de trois mois en détention, et une indignation mondiale pour réclamer la libération des 10 d’Istanbul, ils ont été libérés sous caution. Mais leur procès se poursuit, et Taner demeure derrière les barreaux.

İdil Eser est la directrice d’Amnesty Turquie, les autres personnes sont des collègues et des amis turcs et étrangers. Leurs noms sont Özlem Dalkıran, Günal Kurşun, Veli Acu, Ali Gharavi, Peter Steudtner, Nalan Erkem, İlknur Üstün, Nejat Taştan et Şeyhmuz Özbekli. Ce sont tous de fervents défenseurs des droits humains qui n’ont rien fait de mal.

Pourtant, ils encourent jusqu’à 15 ans d’emprisonnement car ils sont accusés d’« appartenance à une organisation terroriste ». La Turquie veut punir ces personnes, tout comme elle a puni des centaines de journalistes, alimentant la propagande selon laquelle les défenseurs des droits humains seraient dangereux et qu’il faudrait mettre fin à leurs activités. Cela est parfaitement ridicule. Défendre les droits humains n’est pas un crime.

Les 10 d’Istanbul et Taner sont nos amis et nos collègues. Ils ont consacré leur vie à défendre les droits fondamentaux des autres en Turquie et ailleurs. Le fait d’ériger en infraction la défense des droits humains laisse toute la population à la merci de la répression généralisée menée par le gouvernement.

Nous ne nous arrêterons pas tant que ces personnes ne seront pas toutes libres. Rejoignez notre appel en faveur de l’abandon des charges qui pèsent contre les défenseurs des droits humains, et montrez à la Turquie que le monde entier la regarde.