En prison pour s’être exprimés : dites aux autorités d’Égypte de mettre fin à la répression

Dans le cadre de la pire répression de la liberté d’expression dans l’histoire récente du pays, les autorités égyptiennes ont arrêté des dizaines de personnes, notamment des militant·e·s, des journalistes, des personnalités politiques, des supporters de football et des artistes.

En Égypte, les personnes qui critiquent le gouvernement sont emprisonnées sans bénéficier d’un procès équitable. Ces personnes sont qualifiées de « terroristes » et de « criminels » par les médias, simplement pour avoir exprimé leurs opinions. Une répression de cette ampleur n’a pas été observée depuis des dizaines d’années. Mais certaines personnes continuent courageusement de faire entendre leur voix, malgré les risques pour leur liberté.

Grâce notamment à votre soutien, Amal Fathy, Haytham Mohamadeen et Wael Abbas ont bénéficié d’une libération assortie d’une mise à l’épreuve.

Mais ces libérations conditionnelles ne suffisent pas. Tous trois restent sous le coup de poursuites pénales. Amal Fathy a été condamnée à deux ans d’emprisonnement dans le cadre de l’une des deux procédures judiciaires engagées contre elle. Elle est obligée de se présenter à un poste de police deux fois par semaine pendant quatre heures, et elle risque d’être arrêtée à tout moment. De nombreuses autres personnes sont toujours en prison. Nous devons maintenir la pression.

Joignez-vous à nous et appelez le président égyptien Abdelfatah al Sissi à :

  • libérer immédiatement et sans condition Adel Sabry, Ahmed Tarek, Hassan al Banna, Hisham Genena, Moataz Wadnan, Mustafa al Aasar, Shady Abu Zeid et Shady al Ghazali, et à abandonner toutes les poursuites contre Amal Fathy, Haytham Mohamadeen et Wael Abbas ;
  • libérer toutes les autres personnes qui ont été emprisonnées pour avoir simplement exprimé leurs opinions ou mené leur travail de journalistes.