En prison pour s’être exprimés : dites aux autorités d’Égypte de mettre fin à la répression

Dans le cadre de la pire répression de la liberté d’expression dans l’histoire récente du pays, les autorités égyptiennes ont arrêté des dizaines de personnes, notamment des militant·e·s, des journalistes, des personnalités politiques, des supporters de football et des artistes.

En Égypte, les personnes qui critiquent le gouvernement sont emprisonnées sans bénéficier d’un procès équitable. Ces personnes sont qualifiées de « terroristes » et de « criminels » par les médias, simplement pour avoir exprimé leurs opinions. Une répression de cette ampleur n’a pas été observée depuis des dizaines d’années. Mais certaines personnes continuent courageusement de faire entendre leur voix, malgré les risques pour leur liberté.

Grâce notamment à votre soutien, Amal Fathy et Wael Abbas ont bénéficié d’une libération assortie d’une mise à l’épreuve. Tous deux sont obligés de se présenter à un poste de police une fois par semaine et risquent d’être de nouveau emprisonnés à tout moment. Haytham Mohamadeen est toujours détenu. Mais ces libérations conditionnelles ne suffisent pas. Ces trois personnes restent sous le coup de poursuites pénales. Amal Fathy a été condamnée à deux ans d’emprisonnement dans le cadre de l’une des deux procédures judiciaires engagées contre elle.

De nombreuses autres personnes sont toujours en prison. Le blogueur satirique Shady Abu Zeid est détenu arbitrairement depuis 2018 pour « diffusion de fausses informations » et « appartenance à un groupe interdit ». Il est l’un des nombreux prisonniers et prisonnières d’opinion à subir la politique de détentions à répétition de l’Égypte, qui consiste à les remettre en prison dans le cadre de nouvelles affaires dans l’attente d’enquêtes sur des accusations forgées de toutes pièces, au lieu de respecter les décisions de justice ordonnant leur libération.

Joignez-vous à nous et appelez le président égyptien Abdelfatah al Sissi à :

  • libérer immédiatement et sans condition Adel Sabry, Hassan al Banna, Hisham Genena, Moataz Wadnan, Mustafa al Aasar, Shady Abu Zeid et Shady al Ghazali, et à abandonner toutes les poursuites contre Amal Fathy et Wael Abbas ;
  • libérer toutes les autres personnes qui ont été emprisonnées pour avoir simplement exprimé leurs opinions ou mené leur travail de journalistes.