Dites aux législateurs du Danemark qu’un rapport sexuel non consenti est un viol

La loi danoise ne définit pas le viol sur la base de l’absence de consentement, mais en fonction d’autres facteurs comme le recours à la violence physique ou aux menaces. En réalité, parmi les 31 pays européens qu’Amnesty a étudiés, seuls huit disposent de lois relatives au viol fondées sur la notion de consentement.

Mais qu’en est-il des cas dans lesquels il n’y a pas eu de recours à la violence ? Qu’en est-il des cas dans lesquels la victime est restée tétanisée, paralysée non pas par la violence mais la peur, ou des cas dans lesquels la victime a été violée par un ami ou un partenaire ? Nous savons que cela arrive, la loi devrait donc en tenir compte.

L’Université du Danemark du Sud estime que quelque 24 000 femmes et filles ont été victimes de viol ou de tentatives de viol au Danemark en 2017. Pourtant, seuls 890 viols ont été déclarés à la police cette année-là, et parmi ceux-ci, seuls 535 ont entraîné des poursuites, et seules 94 déclarations de culpabilité ont été prononcées. C’est inacceptable.

Grâce au travail déterminé de victimes faisant campagne en faveur du changement, le Danemark a une réelle occasion d’améliorer l’accès à la justice pour les victimes de viol. Mais ces personnes ont besoin de votre soutien dès maintenant.

« Peut-être que ce ne serait pas arrivé si la loi avait été différente. La loi a une grande part de responsabilité dans le fait que je n’aie pas réalisé qu’il s’agissait d’un viol. C’est une situation si difficile, une situation de honte… » - Liva, 25 ans, qui a été violée par un homme qu’elle connaissait lors d’un festival de musique en 2017

Les lois guident les attitudes et comportements, le Danemark doit donc reconnaître clairement dans la loi qu’un rapport sexuel non consenti est un viol. La question n’est pas de savoir si une personne a dit « non », mais plutôt de savoir si elle a dit « oui ».

Signez la pétition dès maintenant et dites au ministre de la Justice de modifier la définition juridique du viol afin qu’elle soit fondée sur l’absence de consentement, conformément au droit international relatif aux droits humains.

Dites aux autorités danoises de fournir une formation aux professionnels et une éducation en matière de sexualité aux jeunes afin de créer une « culture du consentement » et de faire tomber les obstacles auxquels sont actuellement confrontées les victimes essayant d’obtenir justice.

#LetsTalkAboutYes