Demandez aux autorités camerounaises de libérer Michele Ndoki

Blessée par des tirs à balles réelles et craignant pour sa vie, Michele Ndoki, avocate et activiste politique camerounaise, a été contrainte de se cacher. Elle a été traquée, arrêtée - et risque maintenant la peine de mort.

Le 26 janvier, les forces de sécurité camerounaises ont tiré à trois reprises à bout portant sur Mme Ndoki et l’ont blessée. Elle tentait de rendre visite à l’un de ses amis à l'hôpital, qui avait reçu une balle plus tôt dans la journée lors d'une manifestation pacifique violemment réprimée.

Craignant pour sa vie, elle s'est cachée et a déclaré publiquement à plusieurs reprises qu'elle redoutait d'être une cible. Elle avait peur, compte tenu de son état et ses blessures, qu’une détention constitue une menace grave pour sa santé.

Le 25 février, elle a été arrêtée alors qu’elle tentait de franchir la frontière nigériane et a été interrogée pendant plus d’une semaine par le Groupement Spécial d’opérations - GSO.  

Elle a ensuite été déférée devant le tribunal militaire et est poursuivie pour rébellion, hostilité contre la patrie, incitation à l'insurrection, offense au Président de la République et destruction de bâtiments et de biens publics.

Elle risque maintenant la peine de mort – une peine cruelle, inhumaine et dégradante, et une violation du droit fondamental à la vie.

131 autres personnes sont également poursuivies par un tribunal militaire et accusées des mêmes crimes, simplement pour avoir pris part à la même manifestation pacifique de janvier, dans un contexte d’intensification de la répression contre les protestations post-électorales et les voix dissidentes. Tous risquent également la peine de mort. 

Signez la pétition maintenant et demandez aux autorités camerounaises de libérer immédiatement Michele Ndoki et toutes les personnes arrêtées arbitrairement dans la vague de répression contre les voix dissidentes.