First UA: 152/19 Index: MDE 14/1369/2019 Iraq Date: 8 November 2019
COMPLEMENT D’INFORMATION
Depuis le début du mois d’octobre 2019, des manifestations de grande ampleur ont eu lieu un peu partout en Irak,
alimentées par un taux élevé de chômage et un sentiment de corruption généralisée. Dès le départ, les manifestants
réclamant des services de base et la fin de la corruption ont été confrontés à un recours illégal et excessif à la force,
notamment à des gaz lacrymogènes, des balles réelles et des tirs de snipers. De plus, les forces de sécurité irakiennes
ont frappé, arrêté et fait « disparaître » des militants, des avocats et des journalistes. À ce jour, 220 décès ont été
recensés pour le mois d'octobre. Ce chiffre est en deçà de la réalité, car d’autres décès ont été enregistrés au cours
de la première semaine de novembre. Amnesty International a recueilli des informations sur des cas d'enlèvement et
de « disparition » de militants et de journalistes depuis le début des manifestations.
Dans un de ces cas, des proches d’Ali Jaseb al Hattab, un avocat de 29 ans défendant des manifestants arrêtés, ont
indiqué à Amnesty International qu'il avait été emmené par des membres présumés d’une faction des Unités de
mobilisation populaire dans la soirée du 8 octobre 2019. L’avant-veille, deux membres armés de ces unités étaient
venus à son domicile et l’avaient menacé, l’enjoignant à cesser de s’exprimer au sujet des homicides de manifestants.
À ce jour, on ignore ce qu’il est advenu d’Ali Jaseb al Hattab.
Dans un cas similaire, Maytham Mohammed Rahim al Helo, un médecin et militant de 51 ans, a été vu pour la
dernière fois alors qu’il quittait le centre de santé où il travaille, à Bagdad, dans la soirée du 7 octobre 2019. Ses
proches ont signalé sa « disparition » aux autorités locales, mais celles-ci ont affirmé qu’il n’avait pas été arrêté à leur
connaissance, et qu’elles ne savaient pas ce qu’il lui était arrivé. Selon des informations communiquées à Amnesty
International, des membres des forces de sécurité ont dit que sa « disparition » avait pour but de « lui faire vraiment
peur ». Maytham Mohammed Rahim al Helo a maintenant été libéré.
Aucun groupe n'a revendiqué l'enlèvement de Saba Mahdawi à ce jour. Les autorités locales affirment avoir enquêté
mais ne disposer d'aucune information sur son sort ni sur l'identité des auteurs de l’enlèvement.
Amnesty International a également recueilli des informations sur des cas concernant d'autres villes que Bagdad. Les
forces de sécurité ont ainsi pourchassé et arrêté des manifestants lors d’actions de protestation dans la ville de
Bassora. Les manifestants ont été frappés et détenus pendant plusieurs heures sans être informés des motifs de leur
détention ; on les a ensuite forcés, en les menaçant d’emprisonnement, à signer un document dans lequel ils
s’engageaient à ne plus prendre part aux manifestations.
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MERCI D’AGIR DANS LES PLUS BREFS DÉLAIS ET AVANT LE : 20 DÉCEMBRE 2019.
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PRÉNOM, NOM ET PRONOM À UTILISER : Saba Mahdawi (elle)