Deuxième AU 148/19, ASA 33/1514/2019 – Pakistan 3 décembre 2019
ACTION URGENTE
UN PROFESSEUR RISQUE D’ÊTRE RÉARRÊTÉ ET RESTE SUR
LA LISTE DES PERSONNES INTERDITES DE VOL
La demande de libération sous caution de Muhammad Ismail a été acceptée le 25 novembre, mais il risque
encore d’être condamné à une lourde peine d’emprisonnement et réarrêté car les poursuites engagées contre
lui sur la base d’accusations forgées de toutes pièces n’ont pas été abandonnées. Pendant que sa famille
continue d’être harcelée et soumise à une surveillance intense, lui et sa femme demeurent inscrits sur la liste
des personnes interdites de vol établie par les autorités. Inculpé de « discours de haine » et de
« cyberterrorisme », il est sanctionné pour l’expression de ses idées politiques et parce qu’il défend sa fille,
Gulalai Ismail, défenseure des droits humains bien connue au Pakistan. Amnesty International demande que
toutes les charges retenues contre cet homme soient abandonnées immédiatement et sans condition.
PASSEZ À L’ACTION : ENVOYEZ UN APPEL EN UTILISANT VOS PROPRES MOTS OU EN
VOUS INSPIRANT DU MODÈLE DE LETTRE CI-DESSOUS
Shah Mahmood Qureshi, Ministre des affaires étrangères
Foreign Office
Constitution Avenue, Islamabad
Pakistan
Tél. : +92 51 921 0335
Fax : +92 51 920 7600
Courriel : Spokesperson.office@mofa.gov.pk
Monsieur le Ministre,
Nous nous réjouissions de la libération du professeur Muhammad Ismail. Cependant, notre préoccupation persiste
car il risque encore d’être arrêté et lui et sa famille continuent d’être soumis à une surveillance intense et une
campagne de harcèlement destinées à les intimider afin de les réduire au silence et à créer un sentiment de peur
parmi la communauté de défense des droits humains déjà menacée au Pakistan.
Les chefs d'accusation forgés de toutes pièces retenus contre Muhammad Ismail au titre de la Loi antiterroriste du
Pakistan et de la Loi pakistanaise contre la cybercriminalité lui font courir le risque d’une lourde peine
d’emprisonnement. Tant que les poursuites engagées contre lui n’auront pas été abandonnées, il risque une
arrestation et un procès.
Il ne doit pas être sanctionné pour l’exercice de son droit à la liberté d’expression, y compris lorsqu’il défend sa
fille, Gulalai Ismail – qui a été contrainte de fuir son pays d’origine.
Nous demandons à votre gouvernement d’abandonner immédiatement et sans condition toutes les accusations
portées à l’encontre du professeur Muhammad Ismail et de mettre un terme à la surveillance intrusive dont lui et sa
famille font l’objet.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.