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Syrie. La santé d'un détenu en grave danger

, N° d'index: MDE 24/047/2011

Mohammed Hasan al Labwani est détenu au secret depuis son arrestation le 18 août par les Renseignements généraux, communément appelés Sûreté de l'État, à Al Zabadani, près de Damas, en Syrie. Sa famille craint pour sa sécurité car il souffre d'une grave pathologie. Il risque aussi d'être victime de torture et d'autres mauvais traitements.

AU 266/11, MDE 24/047/2011 Syrie 2 septembre 2011
ACTION URGENTE
SYRIE. LA SANTÉ D'UN DÉTENU EN GRAVE DANGER
Mohammed Hasan al Labwani est détenu au secret depuis son arrestation le 18 août par les
Renseignements généraux, communément appelés Sûreté de l'État, à Al Zabadani, près de
Damas, en Syrie. Sa famille craint pour sa sécurité car il souffre d'une grave pathologie. Il risque
aussi d'être victime de torture et d'autres mauvais traitements.
Selon un défenseur des droits humains originaire d'Al Zabadani, le lieu de détention de Mohammed Hasan
al Labwani, 47 ans, était inconnu jusqu'au 18 août, lorsque le chef du conseil local a questionné la section
d'Al Zabadani de la Sûreté de l'État au sujet de cet homme. Il a été informé que « la Sûreté de l'État à Damas
voulait Mohammed Hasan al Labwani et le détient ». Il n'a néanmoins pas appris pourquoi celui-ci a été interpellé.
Mohammed Hasan al Labwani souffre d'une tumeur hypophysaire ; selon l'avis médical donné à Amnesty
International, son incarcération mettra sérieusement sa santé en danger s'il ne reçoit pas des soins médicaux
adaptés et s'il ne peut pas suivre le traitement nécessaire, ce qui est probable.
À la connaissance d'Amnesty International, les autorités syriennes n'ont fourni aucune information concernant le
statut gal ou l'état de Mohammed Hassan al Labwani. Néanmoins, selon un de ses anciens codétenus relâché le
24 août, il aurait été battu une fois. Cette personne ignore s'il a été autorisé à avoir accès à ses médicaments, que
sa famille lui avait fait passer le 18 août par le biais de contacts à la Sûreté de l'État à Damas.
DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS
CI-APRÈS, en arabe, en anglais, en français ou dans votre propre langue :
faites part de votre inquiétude quant au fait que Mohammed Hasan al Labwani soit détenu au secret depuis le
18 août et aurait été victime de torture ou d'autres mauvais traitements, et demandez que ces allégations fassent
sans délai l'objet d'une enquête et que les responsables présumés soient traduits en justice ;
exhortez les autorités syriennes à veiller à ce que cet homme soit protégé à l'avenir de tout acte de torture ou
autre mauvais traitement, qu'il bénéficie des soins médicaux nécessaires et puisse contacter immédiatement sa
famille et l'avocat de son choix ;
appelez à sa libération, à moins qu'il ne soit inculpé d'une infraction dûment reconnue par la loi et rapidement
déféré devant la justice, dans le respect des normes internationales d'équité des procès.
ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 14 OCTOBRE 2011 À :
Président de la Syrie
Bashar al-Assad
Presidential Palace
al-Rashid Street
Damascus, Syrie
Fax : +963 11 332 3410
Formule d'appel : Your Excellency, /
Monsieur le Président,
Ministre de l'Intérieur
Major General Mohamad Ibrahim al-
Shaar
Ministry of Interior
‘Abd al-Rahman Shahbandar Street
Damascus, Syrie
Fax: +963 113110554
Formule d'appel : Your Excellency, /
Monsieur le Ministre,
Copies à :
Ministre des Affaires étrangères et
des Expatriés
Walid al-Mu'allim
Ministry of Foreign Affairs and
Expatriates
al-Rashid Street
Damascus, Syrie
Fax : +963 11 214 62512/3
Veuillez également envoyer des copies aux représentants diplomatiques de la Syrie dans votre pays (adresse/s à compléter) :
nom(s) ; adresse(s) ; numéro de fax ; courriel ; formule d'appel
Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.
2 septembre 2011
ACTION URGENTE
SYRIE. LA SANTÉ D'UN DÉTENU EN GRAVE DANGER
INFORMATIONS GÉNÉRALES
En Syrie, des manifestations en faveur de réformes ont débuté en février 2011 et se sont transformées en mouvements de
protestation de grande ampleur à la mi-mars. Depuis, ces mouvements, qui appellent généralement à plus de droits et de liberté,
ainsi qu'à la fin du régime du président Bachar el Assad, se sont répandus dans tout le pays et ont pris une ampleur sans
précédent, s'inscrivant dans une dynamique qui ne semble pas sur le point de s'enrayer, malgré la sévère répression menée par le
gouvernement et qui a déjà fait des centaines de morts. Les manifestations sont le plus souvent pacifiques ; pourtant, les
autorités syriennes répondent de la manière la plus brutale qui soit pour tenter d'y mettre un terme. Les forces de sécurité ont
plusieurs fois u d'une force largement excessive, en ayant recours à des tireurs pour attaquer des foules de manifestants
pacifiques et en déployant des chars pour bombarder des zones résidentielles, tout en cherchant à justifier ces mesures en
prétextant que le gouvernement est attaqué par des bandes armées. Amnesty International a obtenu les noms de plus de
1 900 personnes qui auraient été tuées depuis la mi-mars dans le cadre des manifestations ; on pense que beaucoup ont été
abattues par des membres des forces de sécurité utilisant des balles réelles, alors qu'elles participaient à des manifestations
pacifiques ou assistaient aux obsèques d'individus tués au cours de précédents mouvements de protestation.
Des milliers d'autres personnes ont été arrêtées, beaucoup sont détenues au secret dans des lieux inconnus les actes de
torture et d'autres mauvais traitements semblent monnaie courante. Selon un défenseur des droits humains sur place, au moins
450 personnes, âgées de 13 à 74 ans, ont été arrêtées à Al Zabadani et alentour depuis le début des mouvements de
protestation à la mi-mars. Cette source a affirmé à Amnesty International que les individus placés en détention ont été
appréhendés lors de fouilles systématiques des maisons, à des postes de contrôle, sur des lieux de travail ou au hasard dans la
rue, dans le cadre de la vague d'arrestations.
Selon cette même personne, Mohammed Hasan al Labwani avait cessé de participer aux manifestations en faveur de réformes
après avoir été relâché le 12 mai dernier. Il avait été détenu auparavant pendant environ 10 jours, dans le cadre des mouvements
de protestation populaires, par la Sûreté de l'État à Damas ; il aurait alors été torturé (voir AU 87/11, MDE 24/019/2011, Syrie,
et ses mises à jour).
Nom : Mohammed Hasan al Labwani
Genre h/f : h
AU 266/11, MDE 24/047/2011, 2 septembre 2011

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