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Syrie. Action complémentaire: Un journaliste libéré mais aucune nouvelle de son frère

, N° d'index: MDE 24/008/2012

Le journaliste syrien Adel Walid Kharsa a été relâché le 9 janvier 2011 après plus de deux mois en détention en secret ; il avait été arrêté le 31 octobre 2011 à Hama, dans le centre de la Syrie. Son frère, Imad Walid Kharsa, semble avoir été victime de disparition forcée et risque de subir des actes de torture et d'autres mauvais traitements.

Action complémentaire sur l'AU 252/11, MDE 24/008/2012 - Syrie 25 janvier 2012
ACTION URGENTE
SYRIE. UN JOURNALISTE LIBÉRÉ MAIS AUCUNE NOUVELLE DE SON FRÈRE
Le journaliste syrien Adel Walid Kharsa a été relâché le 9 janvier 2011 après plus de deux mois en
détention en secret ; il avait été arrêté le 31 octobre 2011 à Hama, dans le centre de la Syrie. Son frère,
Imad Walid Kharsa, semble avoir été victime de disparition forcée et risque de subir des actes de torture
et d'autres mauvais traitements.
Selon la famille des deux hommes, Adel Walid Kharsa a d'abord été incarcéré à Hama avant d'être transféré vers la
section 285, un centre de détention géré par la Sûreté de l'État et situé à Damas, la capitale syrienne. Il y avait
passé deux mois après s'être fait arrêter une première fois le 17 août 2011. Le contact d'Amnesty International
affirme que cet homme a été déféré devant un juge avant sa libération mais qu'il n'a pas pu s'entretenir avec un
avocat avant ou pendant l'audience. La famille d'Adel Walid Kharsa ne dispose d'aucun autre renseignement sur les
accusations portées contre lui mais il semble que toutes les charges retenues ont finalement été abandonnées.
Amnesty International a appris que cet homme a déclaré avoir subi des actes de torture ou d'autres mauvais
traitements et qu'il a qualifié ses conditions de détention d'« atroces ». Il souffre encore de problèmes de santé,
notamment une maladie de peau, probablement liés à sa détention.
Les autorités n'ont rien révélé à cette famille au sujet d'Imad Walid Kharsa depuis l'interpellation de ce dernier, le
24 août 2011 à Hama. Néanmoins, des informations communiquées par des sources non officielles la mène à
penser que celui-ci a également été placé en détention à la section 285, pour un temps au moins. On ignore où il se
trouve et il semble qu'il fasse l'objet d'une disparition forcée. Au vu des renseignements indiquant que ce dernier a
peut-être été blessé pendant sa détention et des déclarations de son frère au sujet de ses conditions de détention,
Amnesty International est très préoccupée par la sécurité d'Imad Walid Kharsa, en particulier depuis qu'un très
grand nombre de décès en détention a été signalé depuis mars 2011.
DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS
CI-APRÈS, en arabe, en anglais, en français ou dans votre propre langue :
faites part de votre inquiétude quant au fait qu'Imad Walid Kharsa soit détenu au secret dans des conditions
équivalant à une disparition forcée et exhortez les autorités à révéler immédiatement à sa famille son lieu de
détention, la raison de son arrestation et son statut légal ;
priez-les instamment de veiller à ce que cet homme soit protégé de tout acte de torture ou autres mauvais
traitements et puisse contacter sans délai sa famille et l'avocat de son choix et bénéficier de tous les soins médicaux
nécessaires ;
appelez-les à le libérer immédiatement, à moins qu'il ne soit inculpé d'une infraction dûment reconnue par le
droit international et jugé dans le respect des normes internationales d'équité des procès.
ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 14 MARS 2012 À :
Président de la Syrie
Bashar al-Assad
Presidential Palace
Al-Rashid Street
Damascus, Syrie
Fax : +963 11 332 3410
Formule d'appel : Your Excellency, /
Monsieur le Président,
Ministre de l'Intérieur
Major General Mohamad Ibrahim al-
Shaar
Ministry of Interior
‘Abd al-Rahman Shahbandar Street
Damascus, Syrie
Fax : +963 11 311 0554
Formule d'appel : Your Excellency, /
Monsieur le Ministre,
Ministre des Affaires étrangères
Walid al-Mu'allim
Ministry of Foreign Affairs
Al-Rashid Street
Damascus, Syrie
Fax : +963 11 214 6251/6252/6253
Formule d'appel : Your Excellency, /
Monsieur le Ministre,
Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques de la Syrie dans votre pays (adresse/s à compléter) :
nom(s), adresse(s), n° de fax, courriel, formule de politesse
Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Ceci est la seconde mise à jour de
l'AU 252/11. Pour plus d'informations : http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE24/078/2011/fr.
25 janvier 2012
ACTION URGENTE
SYRIE. UN JOURNALISTE LIBÉRÉ MAIS AUCUNE NOUVELLE DE SON FRÈRE
COMPLÉMENT D'INFORMATIONS
En Syrie, des manifestations en faveur de la réforme ont débuté en février 2011 et se sont transformées en mouvements de
protestation de grande ampleur à la mi-mars. Les autorités syriennes répondent de la manière la plus brutale qui soit pour tenter
d'y mettre un terme. Amnesty International a obtenu les noms de plus de 4 700 personnes qui seraient mortes ou auraient été
tuées dans le cadre de ces manifestations. On pense que beaucoup ont été abattues par des membres des forces de sécurité
utilisant des balles réelles, alors qu'elles participaient à des manifestations pacifiques ou assistaient aux obsèques de personnes
tuées au cours de précédents mouvements de protestation. Des membres des forces de sécurité ont aussi été tués, parfois par
des soldats ayant déserté ou d'autres personnes ayant pris les armes contre le gouvernement.
Des milliers de personnes ont éarrêtées et bon nombre d'entre elles sont détenues au secret dans des lieux inconnus les
actes de torture et autres mauvais traitements seraient monnaie courante. Depuis le 1
er
avril 2011, plus de 250 personnes
seraient mortes en détention dans des circonstances extrêmement suspectes (pour plus d'informations, voir le document
d'Amnesty International Syrie. Morts en détention. Cas de mort en détention sur fond de protestations populaires en Syrie,
MDE 24/035/2011, 31 août 2011, http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE24/035/2011/fr).
La Syrie dispose de plusieurs agences chargées de la sûreté nationale et du renseignement, en plus d'organisations encore plus
obscures, dont les membres sont souvent armés mais ne sont pas forcément en uniforme, qui se rendent coupables
d'enlèvements, d'homicides et d'autres violences, et cela avec la coordination, ou au moins l'approbation, des représentants du
gouvernement. Amnesty International a également reçu des renseignements au sujet d'individus armés qui menacent, agressent
et, parfois, tuent des personnes qu'ils considèrent comme étant liées au gouvernement ou le soutenant.
L'organisation a rassemblé un très grand nombre d'informations sur les crimes contre l'humanité et d'autres atteintes aux droits
humains commis par les forces de sécurité syriennes depuis mars 2011 ; elle a appelé plusieurs fois le Conseil de sécurité des
Nations unies à évoquer la situation en Syrie avec le procureur de la Cour pénale internationale, à décréter un embargo total sur
les armes à destination de la Syrie et à imposer un gel des avoirs du président Bachar el Assad et de toute autre personne ayant
ordonné ou commis de graves atteintes aux libertés fondamentales.
Noms : Adel Walid Kharsa, Imad Walid Kharsa
Genre : hommes
Action complémentaire sur l'AU 252/11, MDE 24/008/2012, 25 janvier 2012

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