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Arabie saoudite. Un professeur libéré. Mohammed Abdullah al Abdulkareem

, N° d'index: MDE 23/003/2011

Mohammed Abdullah al Abdulkareem, professeur de droit, a été libéré le 15 février. Il avait été arrêté à la suite d'un article concernant la famille royale saoudienne et l'avenir de l'Arabie saoudite qu'il avait rédigé et publié sur sa page Facebook.

Informations complémentaires sur l'AU 249/10, MDE 23/003/2011 Arabie saoudite 23 février 2011
ACTION URGENTE
UN PROFESSEUR LIBÉRÉ, AUCUNE ACTION
COMPLÉMENTAIRE N'EST REQUISE
Mohammed Abdullah al Abdulkareem, professeur de droit, a été libéré le 15 février. Il avait été
arrêté à la suite d'un article concernant la famille royale saoudienne et l'avenir de l'Arabie
saoudite qu'il avait rédigé et publié sur sa page Facebook.
Mohammed Abdullah al Abdulkareem, un professeur de droit de 40 ans, marié et père de trois enfants, a été libéré
le 15 février après avoir été détenu plus de deux mois à la prison d'Al Hair, à Riyadh. Il avait été arrêté le
5 décembre 2010 dans l'après-midi, à son domicile, par quatre hommes en civil qui appartenaient, semble-t-il, au
service des renseignements généraux du ministère de l'Intérieur accompagnés de plusieurs policiers en uniforme.
Il aurait téléphoné à son épouse quelques minutes après son arrestation et lui aurait dit qu'on était en train de
l'emmener à la prison des renseignements généraux mais qu'il serait de retour dans la soirée. Son arrestation était
liée à un article qu'il avait rédigé et publié sur sa page Facebook le 23 novembre 2010. Pendant sa détention, il a
été interrogé à ce sujet. Il a été remis en liberté mais les autorités l'ont informé que l'affaire n'était pas close et qu'il
pouvait donc être jugé à tout moment.
L'article en question, rédigé en arabe, est intitulé « La crise du conflit politique entre les factions au pouvoir en
Arabie saoudite ». L'auteur pose la question suivante : la perpétuation du royaume en tant qu'entité unie dépend-
elle de l'existence de la famille [régnante] ? Il y répond en analysant l'incertitude qui entoure la succession au sein
de la famille royale et d'autres processus institutionnels ayant une incidence sur l'avenir du pays. L'article ne fait
pas référence à la violence et ne la prône en aucune façon.
Mohammed Abdullah al Abdulkareem est professeur à la faculté de jurisprudence islamique de l'université Imam
Muhammad bin Saud et rédacteur en chef d'un journal sur les questions islamiques, Congress of the Nation. Le
29 novembre, l'administration de son université l'a convoqué à un entretien et lui a demandé s'il avait écrit l'article
en question, mais il a refusé de répondre.
Aucune action complémentaire n'est requise de la part du réseau Actions urgentes. Un grand merci à tous ceux qui
ont envoyé des appels.
Ceci est la première mise à jour de l'AU 249/10. Pour en savoir plus : http://www.amnesty.org/fr/library/info/mde23/015/2010/fr.
23 février 2011
ACTION URGENTE
UN PROFESSEUR LIBÉRÉ, AUCUNE ACTION
COMPLÉMENTAIRE N'EST REQUISE
INFORMATIONS GÉNÉRALES
En Arabie saoudite, les détracteurs du gouvernement s'exposent à des violations flagrantes des droits humains de la part des
différentes forces de sécurité placées sous l'autorité du ministère de l'Intérieur. Ils sont fréquemment détenus au secret sans
inculpation, privés de la possibilité de consulter un avocat et de contester devant un tribunal la légalité de leur détention, et
torturés ou soumis à d'autres formes de mauvais traitements. Les normes internationales d'équité des procès sont loin d'être
respectées lors des procédures judiciaires : les prévenus sont généralement privés de leur droit d'être assistés par un avocat et,
dans de nombreux cas, leur famille et eux-mêmes ne sont pas informés de l'évolution des procédures dont ils font l'objet. De
plus, les audiences se déroulent souvent à huis clos.
La détention au secret et le maintien à l'isolement constituent des pratiques courantes en Arabie saoudite. Les autorités y ont
recours, de même qu'à la torture et à d'autres mauvais traitements, pour extorquer des « aveux » à des détenus, les punir d'avoir
refusé de « se repentir » ou les forcer à s'engager à ne pas critiquer le gouvernement. Dans ce pays, la détention au secret est
souvent prolongée jusqu'à l'obtention d'« aveux », si bien qu'elle peut durer plusieurs mois, voire plusieurs années dans certains
cas.
Informations complémentaires sur l'AU 249/10, MDE 23/003/2011, 23 février 2011

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