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Iran. Un syndicaliste incarcéré observe une grève de la faim. Reza Shahabi

, N° d'index: MDE 13/109/2010

Reza Shahabi – membre dirigeant d'un syndicat indépendant non reconnu en Iran – est toujours détenu à la prison d'Evin, à Téhéran, où il a entamé une grève de la faim. Bien que Saeed Torabian – un autre membre dirigeant de la même organisation – ait été libéré le 20 juillet, d'autres syndicalistes ont été arrêtés depuis. Actuellement, six sont en prison.

Action complémentaire sur l'AU 130/10, MDE 13/109/2010 Iran 10 décembre 2010
ACTION URGENTE
UN SYNDICALISTE INCAROBSERVE UNE GRÈVE
DE LA FAIM
Reza Shahabi membre dirigeant d'un syndicat indépendant non reconnu en Iran est toujours
détenu à la prison d'Evin, à Téhéran, où il a entamé une grève de la faim. Bien que Saeed
Torabian un autre membre dirigeant de la même organisation ait été libéré le 20 juillet,
d'autres syndicalistes ont été arrêtés depuis. Actuellement, six sont en prison.
Reza Shahabi trésorier du Syndicat des travailleurs de la régie des bus de Téhéran et de sa banlieue a été arrêté le 12 juin,
trois jours après l'interpellation de Saeed Torabian, porte-parole du syndicat. Au bout de plusieurs semaines de détention au
secret, il a finalement pu contacter ses proches et leur a dit qu'il était incarcéré à la prison d'Evin, à Téhéran. Il a entamé une
grève de la faim le 4 décembre afin de protester contre sa détention prolongée.
Les syndicalistes Gholamreza Gholamhosseini, Morteza Komsari et Ali Akbar Nazari ont tous les trois été arrêtés depuis début
novembre. Amnesty International pense que ces trois hommes ainsi que Reza Shahabi sont probablement des prisonniers
d'opinion, détenus uniquement en raison de leurs activités syndicales pacifiques, auquel cas ils doivent être libérés
immédiatement et sans condition. Mansour Ossanlu et Ebrahim Maddadi, respectivement président et président adjoint du
syndicat, purgent actuellement des peines d'emprisonnement. Ce sont tous les deux des prisonniers d'opinion. Amnesty
International demande donc leur libération immédiate et sans condition.
L'Iran est partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), dont l'article 22 (1) dispose que « toute
personne a le droit de s'associer librement avec d'autres, y compris le droit de constituer des syndicats et d'y adhérer pour la
protection de ses intérêts », et au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), dont
l'article 8 garantit « le droit qu'a toute personne de former avec d'autres des syndicats et de s'affilier au syndicat de son choix ».
DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS
(en persan, en arabe, en anglais, en français ou dans votre propre langue) :
exhortez les autorités iraniennes à libérer Reza Shahabi et les autres membres du même syndicat arrêtés récemment (en les
nommant) s'il s'avère qu'ils sont détenus uniquement en raison de leurs activités syndicales pacifiques, ou bien à les juger
rapidement et équitablement pour des infractions pénales dûment reconnues ;
appelez-les à veiller à ce que ces personnes soient protégées contre la torture et toute autre forme de mauvais traitement
pendant leur détention, et à faire le nécessaire pour qu'elles puissent entrer en contact avec leurs proches et les avocats de leur
choix, et recevoir des soins médicaux adaptés ;
demandez-leur de libérer Mansour Ossanlu et Ebrahim Maddadi immédiatement et sans condition ;
priez-les instamment de respecter leurs obligations en permettant à toute personne de former des syndicats indépendants ou
de s'y affilier.
ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 17 JANVIER 2011 À :
Responsable du pouvoir judiciaire
Ayatollah Sadegh Larijani
[care of] Public relations Office
Number 4, 2 Azizi Street
Vali Asr Ave., above Pasteur Street
intersection
Tehran, République islamique d'Iran via son
site Internet : http://www.bia-
judiciary.ir/tabid/62/Default.aspx (2
e
champ
comportant un astérisque : prénom ;
3
e
champ : nom ; 5
e
champ : adresse
électronique ; dernier champ : objet)
Formule d'appel : Your Excellency, /
Monsieur le Ministre,
Responsable des autorités judiciaires
provinciales à Téhéran
Ali Reza Avaei
Karimkhan Zand Avenue
Sana'i Avenue, Corner of Ally 17, No. 152
Tehran, République islamique d'Iran
Courriel : avaei@Dadgostary-tehran.ir
Formule d'appel : Dear Mr Avaei, / Monsieur,
Copies à :
Secrétaire général du Haut conseil des droits
humains
Mohammad Javad Larijani
Howzeh Riassat-e Ghoveh Ghazaiyeh
Pasteur St, Vali Asr Ave., south of Serah-e
Jomhuri
Tehran 1316814737
République islamique d'Iran
Courriel : info@humanrights-iran.ir (objet :
« FAO Mohammad Javad Larijani »)
Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Ceci est la première mise à jour de
l'AU 130/10. Pour en savoir plus : http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE13/063/2010/fr.
10 décembre 2010
ACTION URGENTE
UN SYNDICALISTE INCAROBSERVE UNE GRÈVE
DE LA FAIM
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Le Syndicat des travailleurs de la régie des bus de Téhéran et de sa banlieue a été interdit à la suite de la révolution islamique de
1979. Les employés ont repris leurs activités syndicales en 2004 mais leur organisation n'est toujours pas légalement reconnue.
Le 22 décembre 2005, la police a arrêté 12 des dirigeants du syndicat à leur domicile puis a libéré rapidement quatre d'entre
eux. D'autres membres ont été arrêtés le 25 décembre 2005 après s'être mis en grève pour réclamer la libération de leurs
collègues. Saeed Torabian faisait partie des personnes alors arrêtées ; il a passé un mois en détention. Des centaines d'autres
personnes ont été arrêtées lors d'une nouvelle grève, en janvier 2006 (voir
http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE13/002/2006/fr et http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE13/008/2006/fr).
Mansour Ossanlu et Ebrahim Maddadi, respectivement président et président adjoint du syndicat, sont actuellement en prison en
raison de leurs activités syndicales pacifiques. Mansour Ossanlu, qui purge une peine de cinq ans d'emprisonnement, est détenu
dans des conditions déplorables à la prison de Reja'i Shahr, à Karaj, près de Téhéran. Il a été jugé pour de nouvelles accusations
en août 2010 et condamné à une année de prison supplémentaire. Ebrahim Maddadi est détenu depuis décembre 2008 à la
prison d'Evin, à Téhéran, où il purge une peine d'emprisonnement de trois ans et demi qui lui a été infligée en 2007. Mansour
Ossanlu et Ebrahim Maddadi sont tous les deux des prisonniers d'opinion.
Saeed Torabian et Reza Shahabi avaient été suspendus de leurs fonctions, sans salaire, pendant environ quatre années après les
grèves de 2005. Ils avaient finalement retrouvé leur travail après que le tribunal administratif eut enquêté sur leur cas. Ce
tribunal a compétence pour enquêter sur les plaintes déposées contre des employés du gouvernement.
D'autres syndicalistes ont été arrêtés ou harcelés récemment, notamment des membres du syndicat de l'usine sucrière de Haft
Tapeh organisation non reconnue par le gouvernement. Le président de ce syndicat, Reza Rakhshan, a récemment été
condamné en appel à six mois d'emprisonnement pour « diffusion d'informations mensongères ». Il avait été précédemment
relaxé de ce chef d'accusation par une juridiction inférieure. Les charges retenues contre lui étaient, semble-t-il, liées à un article
intitulé « Nous sommes une famille », dans lequel il dénonçait les arrestations et les actes de harcèlement dont étaient victimes
ses collègues.
Action complémentaire sur l'AU 130/10, MDE 13/109/2010, 10 décembre 2010

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