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Iran. Un syndicaliste met un terme à sa grève de la faim. Reza Shahabi

, N° d'index: MDE 13/002/2013

Le syndicaliste iranien Reza Shahabi a mis un terme à sa grève de la faim le 7 janvier au bout de 22 jours, les autorités carcérales ayant accédé à sa demande de lui accorder une permission pour raisons médicales.

Informations complémentaires sur l'AU 2/13, index MDE 13/002/2013, Iran 10 janvier 2013
ACTION URGENTE
UN SYNDICALISTE MET UN TERME À SA GRÈVE DE LA
FAIM
Le syndicaliste iranien Reza Shahabi a mis un terme à sa grève de la faim le 7 janvier au bout de
22 jours, les autorités carcérales ayant accédé à sa demande de lui accorder une permission
pour raisons médicales.
Reza Shahabi (également appelé Reza Shahabi Zakaria), trésorier du Syndicat des travailleurs de la régie des bus de
Téhéran et de sa banlieue (Sherkat-e Vahed), a été provisoirement libéré de la prison d'Evin, à Téhéran, dans la
soirée du 7 janvier, après s'être vu accorder par les autorités carcérales une permission de cinq jours pour raisons
médicales. Selon ses proches, il a perdu 15 kilos et souffre d'hypotension. Reza Shahabi avait annoncé à sa famille
qu'il poursuivrait sa grève de la faim jusqu'à ce qu'il obtienne une permission pour raisons médicales.
Le 15 décembre, il avait été transféré dans un hôpital civil pour passer des examens, notamment une IRM, mais il
avait été reconduit à la prison avant d'avoir passé les examens prévus. Reza Shahabi a raconté que le gardien qui l'y
avait escorté avait menacé de le frapper s'il opposait une quelconque résistance. Pour protester contre le traitement
que lui infligent les autorités, Reza Shahabi a cessé de prendre ses médicaments ce jour-là et entamé une grève de
la faim deux jours plus tard.
Reza Shahabi purge actuellement une peine de six ans à la section 350 de la prison d'Evin, après avoir été
condamné en avril 2012 par la 15
e
chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran pour « rassemblement et
collusion en vue de nuire à la sûreté de l'État » et « propagande contre le régime ». Amnesty International considère
Reza Shahabi comme un prisonnier d'opinion et continuera de faire campagne en faveur de sa libération
inconditionnelle s'il est renvoyé en prison.
Aucune action complémentaire n'est pour l'instant requise de la part des membres du réseau Actions urgentes. Un
grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels.
Ceci est la première mise à jour de l'AU 2/13. Pour en savoir plus : http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE13/001/2013/fr
Reza Shahabi avait précédemment fait l'objet de l'AU 137/10 et de ses mises à jour. Pour en savoir plus :
http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE13/027/2012/fr
Nom : Reza Shahabi
Genre : homme
Action complémentaire sur l'AU 2/13, MDE 13/002/2013, 10 janvier 2013

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