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Espagne. Un homme renvoyé au Maroc par l'Espagne. Ali Aarrass

, N° d'index: EUR 41/005/2010

Ali Aarrass, un ressortissant belgo-marocain, a été extradé par l'Espagne vers le Maroc le 15 décembre. Ni ses avocats ni ses proches n'ont été informés de son extradition par les autorités ; ils ne l'ont apprise que par les médias. Ils ignorent où il a été envoyé au Maroc.

Informations complémentaires sur l'AU 106/09, EUR 41/005/2010 Espagne 16 décembre 2010
ACTION URGENTE
UN HOMME RENVO AU MAROC PAR L'ESPAGNE
Ali Aarrass, un ressortissant belgo-marocain, a été extradé par l'Espagne vers le Maroc le
15 décembre. Ni ses avocats ni ses proches n'ont été informés de son extradition par les
autorités ; ils ne l'ont apprise que par les médias. Ils ignorent où il a été envoyé au Maroc.
Le 19 novembre 2010, le Conseil des ministres espagnol a définitivement accepté l'extradition d'Ali Aarrass vers le
Maroc. Cependant, des mesures provisoires ont été prises le 26 novembre par le Comité des droits de l'homme des
Nations unies, qui a demandé à l'Espagne de ne pas extrader cet homme tant que l'examen de son cas ne serait pas
terminé.
Ali Aarrass était détenu en Espagne depuis son arrestation, le 1
er
avril 2008 dans la ville espagnole de Melilla, qui
faisait suite à l'émission par le Maroc de mandats d'arrêt internationaux le 28 mars 2008. Le 21 novembre 2008,
l'Audience nationale (cour pénale espagnole) a autorisé son extradition vers le Maroc. Cette décision a été confirmée
en appel le 23 janvier 2009, le gouvernement marocain ayant assuré qu'il ne serait pas condamné à mort, ni à la
réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.
Ali Aarrass était recherché au Maroc pour terrorisme et appartenance à un réseau terroriste dirigé par Abdelkader
Belliraj. Début 2008, 35 personnes liées à la « cellule Belliraj » ont été arrêtées. Certaines d'entre elles auraient été
torturées par des agents de la Direction de la surveillance du territoire (DST), un service de renseignement, au cours
de leur détention au secret au centre de détention de Témara. Elles ont été condamnées en appel en juillet 2010, à
l'issue d'un procès entaché d'irrégularités au cours duquel les allégations de torture et d'autres mauvais traitements
n'ont pas été examinées.
Aucune action complémentaire n'est requise de la part des membres du réseau Actions urgentes
pour le moment. Amnesty International continuera de suivre l'évolution de la situation d'Ali
Aarrass et interviendra de nouveau si nécessaire. Un grand merci à toutes les personnes qui ont
participé à cette action.
Ceci est la deuxième mise à jour de l'AU 106/10. Pour plus d'informations : http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR41/004/2010/fr.
Informations complémentaires sur l'AU 106/09, EUR 41/005/2010, 16 décembre 2010

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