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Mexique. Craintes de disparition d'un détenu

, N° d'index: AMR 41/041/2011

Jethro Ramsés Sánchez Santana a été arrêté le 1er mai à Cuernavaca, dans l'État de Morelos au Mexique, par la police municipale de la ville et remis un peu plus tard à des membres de l'armée mexicaine. On ne l'a pas revu depuis et les autorités n'ont fourni aucune information concernant l'endroit où il se trouve. Sa famille craint qu'il soit victime d'une disparition forcée.

AU 198/11, AMR 41/041/2011 Mexique 24 juin 2011
ACTION URGENTE
MEXIQUE. CRAINTES DE DISPARITION D'UN DÉTENU
Jethro Ramsés Sánchez Santana a été arrêté le 1
er
mai à Cuernavaca, dans l'État de Morelos au
Mexique, par la police municipale de la ville et remis un peu plus tard à des membres de l'armée
mexicaine. On ne l'a pas revu depuis et les autorités n'ont fourni aucune information concernant
l'endroit où il se trouve. Sa famille craint qu'il soit victime d'une disparition forcée.
Le 1
er
mai, Jethro Ramsés Sánchez Santana, étudiant, et un autre homme ont été arrêtés par la police municipale sur les
lieux de la foire de Cuernavaca, dans l'État de Morelos. Par la suite, l'homme arrêté en même temps que Jethro Sánchez
Santana a été libéré. Selon lui, la police leur aurait mis du ruban adhésif sur la bouche et les aurait livrés un peu plus tard
à des membres de l'armée.
La femme de Jethro Sánchez Santana et d'autres proches de cet homme ont cherché à savoir où il se trouvait mais les
autorités ont nié avoir connaissance de sa détention et du lieu où il est détenu. Sa famille a rapidement porté plainte
auprès des autorités et de la Commission nationale des droits humains contre cette arrestation. Cette affaire a désormais
été transmise à l'unité du parquet fédéral de Mexico chargée de la lutte contre le crime organisé.
Entendu comme témoin dans le cadre de l'enquête, un membre de la police municipale de Cuernavaca a déclaré que
Jethro Sánchez Santana avait été remis à des membres de la police fédérale. Des policiers fédéraux ont également
témoigné durant l'enquête et affirmé avoir transféré la garde de Jethro Sánchez Santana à des membres de l'armée.
Malgré ces éléments probants, l'armée mexicaine nie toujours détenir la moindre information concernant le lieu où se
trouve Jethro Sánchez Santana et rien n'indique que l'unité spéciale chargée de la lutte conter le crime organisé soit en
train d'enquêter sur des représentants de l'armée pour leur rôle dans cette disparition forcée. Sa famille a d'abord craint
de rendre publique la disparition forcée du jeune homme mais, après 50 jours passés sans obtenir d'informations et en
l'absence officielle d'action, ses proches souhaitent plus que tout que des mesures soient prises de toute urgence pour
découvrir où il se trouve.
DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-
APRÈS (en espagnol ou dans votre propre langue) :
dites-vous préoccupé-e par la détention et la disparition forcée présumée de Jethro Ramsés Sánchez Santana et
appelez les autorités à assurer la sécurité de cet homme et à lui permettre d'entrer en contact avec sa famille, de recevoir
des conseils juridiques et de bénéficier de soins médicaux ;
demandez que soit ouverte, par les autorités civiles, une enquête approfondie, rapide, impartiale et exhaustive sur
l'arrestation de cet homme par des membres la police municipale de Cuernavaca le 1
er
mai, ainsi que sur sa disparition
forcée présumée dont l'armée pourrait être responsable, que les conclusions en soient rendues publiques et que tous les
responsables présumés soient traduits en justice ;
demandez que les témoins et les proches de Jethro Ramsés Sánchez Santana reçoivent une protection conforme à
leurs souhaits, et que toutes les entités concernées collaborent pleinement à l'enquête civile et aux mesures prises pour
localiser cet homme.
VEUILLEZ ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 5 AOÛT 2011 À :
Procureure générale de la République
Marisela Morales Ibañez
Procuradora General de Justicia de la
República, Av. Paseo de la reforma 211
213, Col. Cuauhtemoc, Del.
Cuauhtémoc, Mexico D.F., Mexique
Fax : +52 555 346 0908 (merci de
vous montrer persévérant)
Courriel : mmoralesi@pgr.gob.mx
Formule d'appel : Estimada Señora
Procuradora general, / Madame la
Procureure générale,
Minister of the Interior
Lic. José Francisco Blake Mora
Secretario de Gobernación
Bucareli 99, 1er. piso, Col. Juárez
Delegación Cuauhtémoc,
México DF, CP 06600, Mexique
Fax : +52 55 50933414 (on vous
demandera le numéro de poste,
composez le 32356)
Formule d'appel : Estimado Señor
Secretario, / Monsieur le Ministre,
Ministre de la Défense
Gral. Guillermo Galván Galván
Secretario de Defensa Nacional
Manuel Avila Camacho Esq con Av.
Industria Molitar S/N, Col. Lomas de
Sotelo,
Miguel Hidalgo, México DF
C.P. 11640,
Mexique
Fax : +52 (55) 55575571
Courriel :
ggalvang@mail.sedena.gob.mx
Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques du Mexique dans votre pays. Vérifiez auprès de votre section s'il faut
encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.
24 juin 2011
ACTION URGENTE
MEXIQUE. CRAINTES DE DISPARITION D'UN TENU
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Depuis 2007, la violence liée au crime organisé s'est intensifiée au Mexique. On dénombre plus de 40 000 homicides. En 2010,
plus de 3 000 personnes ont été tuées à Ciudad Juárez, l'une des villes les plus touchées du pays. Le gouvernement du président
Calderón a tenté de lutter contre les cartels de la drogue en déployant des milliers de policiers fédéraux et plus de
50 000 soldats de l'armée de terre et de la marine dans les zones les plus touchées, en particulier dans nombre des villes de la
frontière nord comme Nuevo Laredo. Des militaires à la retraite ou en activité occupent des postes civils clés au sein des services
de la sécurité publique dans de nombreux endroits du pays. Malgré les violations graves des droits humains signalées à maintes
reprises, les homicides illégaux, disparitions forcées et actes de torture imputables à différentes forces de police ou militaires
font rarement l'objet d'enquêtes et les responsables présumés sont rarement tenus de rendre des comptes. Les victimes sont
généralement privées d'information et de recours en justice.
AU 198/11, AMR 41/041/2011, 24 juin 2011

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