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Honduras. Un journaliste radio hondurien craint pour sa vie

, N° d'index: AMR 37/009/2009

Luis Galdámez, un journaliste travaillant en free-lance pour une station de radio indépendante au Honduras, a reçu des menaces de mort pour avoir diffusé des travaux et commentaires en faveur du président évincé du pays, Manuel Zelaya.

AU 309/09, AMR 37/009/2009 Honduras 16 novembre 2009
ACTION URGENTE
UN JOURNALISTE RADIO HONDURIEN CRAINT POUR SA VIE
Luis Galdámez, un journaliste travaillant en free-lance pour une station de radio indépendante au
Honduras, a reçu des menaces de mort pour avoir diffusé des travaux et commentaires en faveur
du président évincé du pays, Manuel Zelaya.
Luis Galdámez, qui présente une émission quotidienne intitulée « Tras La Verdad » (« Derrière la vérité ») sur Radio
Globo, une station nationale, a reçu un certain nombre de menaces de mort sous la forme de SMS et d'appels
anonymes sur son téléphone portable. Ces menaces visant lui-même et sa famille ont commencé peu après qu'il eut
utilisé son émission de radio pour critiquer les autorités de facto. L'un des SMS contenait le message suivant : « On
te tient maintenant, cette fois tu ne t'échapperas pas [...]. Tu es prévenu, on sait où tu vis et où tes enfants vont à
l'école, fils de pute, on vous surveille bien, toi et ta famille, si tu ne te tais pas on te tuera, saleté. »
Le 21 septembre, Luis Galdámez a fait son émission depuis l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa, alors que Manuel
Zelaya venait d'y arriver après être resté hors du pays depuis son éviction. Depuis cette date, ce journaliste n'a pas
quitté l'enceinte de l'ambassade, car il craint d'être tué s'il en sort au vu des menaces qu'il a reçues. La Commission
interaméricaine des droits de l'homme a demandé aux autorités honduriennes de protéger Luis Galdámez.
Cependant, ce dernier a indiqué à Amnesty International qu'elles n'avaient encore pris aucune mesure pour assurer
sa sécurité.
Depuis que le président Zelaya a été évincé, le 28 juin, un certain nombre d'attaques visant des professionnels des
médias ont eu lieu. Le 5 novembre, un engin explosif a été lancé sur les locaux de la station de radio HRN, blessant
deux personnes et endommageant du matériel de diffusion. Le 6 novembre, après qu'un câble en fibres optiques eut
été coupé, le directeur de Canal 36 a affirmé que cette action s'inscrivait dans les tentatives des autorités visant à
empêcher sa chaîne de télévision d'émettre. À la connaissance d'Amnesty International, personne n'a été amené à
rendre des comptes à la suite de ces attaques.
DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS
CI-APRÈS (en espagnol ou dans votre propre langue) :
exhortez les autorités de facto à prendre immédiatement des mesures pour fournir toute la protection nécessaire
à Luis Galdámez, en respectant ses souhaits ;
demandez qu'une enquête indépendante, approfondie et impartiale soit menée sur les menaces qu'il a reçues,
que les résultats en soient rendus publics et que les responsables présumés soient déférés à la justice.
ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 28 DÉCEMBRE 2009 À :
Chef du gouvernement de facto :
Roberto Micheletti
Casa Presidencial
Boulevard Juan Pablo Segundo
Palacio José Cecilio del Valle
Tegucigalpa, Honduras
Fax : +504 239 32 98 (ce numéro
n'est peut-être pas fiable ; veuillez
envoyer vos appels par courrier
également)
Formule d'appel : Sr. Micheletti, /
Monsieur Micheletti,
Copies à :
ONG locale :
Comité por la Libre Expresión (C-Libre)
Colonia Rubén Darío,
Calle Palermo, casa No. 2244B
Tegucigalpa
Honduras
Fax : + 504 239 8246
Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques du Honduras dans votre pays. Vérifiez auprès de votre section s'il faut
encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.
16 novembre 2009
ACTION URGENTE
UN JOURNALISTE RADIO HONDURIEN CRAINT POUR SA VIE
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Le président démocratiquement élu du Honduras, José Manuel Zelaya Rosales, a été chassé du pouvoir le 28 juin par un groupe
de responsables politiques soutenus par l'armée et emmenés par Roberto Micheletti, alors président du Congrès national. Le pays
est en proie à des troubles de grande ampleur depuis lors, et de nombreux affrontements ont opposé l'armée et la police à des
citoyens qui manifestaient. Selon des sources locales, au moins sept personnes seraient mortes dans des circonstances peu
claires depuis le 28 juin.
De plus, les professionnels des médias sont soumis à une pression accrue depuis que Roberto Micheletti a pris le pouvoir. De
nombreuses émissions de radio ont été interdites d'antenne et deux stations ont été fermées par les autorités de facto, dont
Radio Globo. Le 28 juin, des policiers ont effectué une descente dans les locaux de cette dernière et ont saisi son matériel de
diffusion. Le 26 septembre, Roberto Micheletti a pris un décret autorisant la fermeture de journaux et de diffuseurs si ceux-ci
« insultent les fonctionnaires ». À la suite de pressions internationales, ce texte a finalement été abrogé, mais les menaces et
attaques visant des professionnels de médias, des stations de radio et des chaînes de télévision se poursuivent. Radio Globo a été
autorisée à émettre de nouveau le 19 octobre.
AU 309/09, AMR 37/009/2009, 16 novembre 2009

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