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Honduras. Un militant menacé

, N° d'index: AMR 37/001/2010

Un universitaire qui s'est présenté au Parlement a reçu des menaces de mort quelques jours après l'enlèvement et l'homicide d'un autre militant. Rafael Cáceres a dénoncé le coup d'État qui a installé au pouvoir un nouveau gouvernement au Honduras au mois de juin.

AU 02/10, AMR 37/001/2010 Honduras 6 janvier 2010
ACTION URGENTE
UN MILITANT MENACÉ
Un universitaire qui s'est présenté au Parlement a reçu des menaces de mort quelques jours
après l'enlèvement et l'homicide d'un autre militant. Rafael Cáceres a dénoncé le coup d'État qui
a installé au pouvoir un nouveau gouvernement au Honduras au mois de juin.
Rafael Cáceres est le directeur adjoint de l'École des beaux-arts de Tegucigalpa, la capitale. Ce militant a dénoncé
ouvertement le coup d'État du 28 juin, qui a chassé du pouvoir le président Manuel Zelaya. Il s'était présenté au
Congrès pour l'un des partis d'opposition du pays, l'Unification démocratique.
Il a reçu une série de SMS sur son téléphone portable, provenant tous du même numéro. Le premier, daté du
11 juillet, était le suivant : « Tu es sur la liste, sale chien. » Le deuxième, arrivé le 19 octobre à 22 heures,
contenait ce message : « Tu es aussi sur la liste des enseignants que nous allons tuer. » Le 20 décembre, il a reçu
deux menaces successives, ce qui indique que l'expéditeur connaît ses habitudes quotidiennes. La première (« Nous
sommes déjà tout près ») a été envoyée à midi et la deuxième (« On t'attendra à El Sitio ce jeudi ») est arrivée trois
minutes plus tard. Rafael Cáceres doit traverser le quartier d'El Sitio chaque jour pour se rendre au travail et rentrer
chez lui. Le 22 décembre, il a signalé les menaces dont il a fait l'objet au Service des enquêtes judiciaires de la
police en fournissant tous les détails, notamment le numéro de téléphone depuis lequel elles étaient envoyées. Le
24 décembre, il a reçu le message suivant : « On t'attend ces jours-ci. » La dernière menace est arrivée le
30 décembre à 20 h 30 : « On va t'attendre ces jours-ci, nous devons accomplir notre mission. »
DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS
CI-APRÈS (en espagnol ou dans votre propre langue) :
-- exhortez le chef du gouvernement de facto à diligenter une enquête approfondie et impartiale sur les menaces
proférées à l'encontre de Rafael Cáceres ;
-- priez-le de prendre des mesures immédiates afin que cet homme bénéficie de la protection nécessaire, dans le
respect de ses souhaits.
VEUILLEZ ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 17 FEVRIER 2010 :
Chef du gouvernement de facto :
Roberto Micheletti
Casa Presidencial
Boulevard Juan Pablo Segundo
Palacio José Cecilio del Valle
Tegucigalpa, Honduras
Fax : +504 239 32 98 (ce numéro
n'est peut-être pas fiable ; veuillez
envoyer vos appels par courrier
également)
Formule d'appel : Estimado Sr.
Micheletti, / Monsieur,
Copies à :
ONG :
Comité de Familiares de Detenidos
Desaparecidos en Honduras (COFADEH)
Barrio La Plazuela, Avenida Cervantes,
Casa No. 1301
Apartado Postal 1243
Tegucigalpa, Honduras
Fax : +504 220 5280
Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques du Honduras dans votre pays. Vérifiez auprès de votre section s'il faut
encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.
6 janvier 2010
ACTION URGENTE
UN MILITANT MENACÉ
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Le président démocratiquement élu du Honduras, José Manuel Zelaya Rosales, a été chassé du pouvoir le 28 juin par un groupe
de responsables politiques soutenus par l'armée et emmenés par Roberto Micheletti, alors président du Congrès national. Le pays
est en proie à des troubles de grande ampleur depuis lors, et de nombreux affrontements ont opposé l'armée et la police à des
citoyens qui manifestaient. Selon des sources locales, au moins 10 personnes seraient mortes dans des circonstances troubles
depuis le 28 juin. Les défenseurs des droits humains sont soumis à des pressions croissantes depuis le coup d'État. L'un d'entre
eux, Walter Tróchez, a été abattu depuis un véhicule en marche le 13 décembre alors qu'il rentrait chez lui à pied en traversant
le centre de Tegucigalpa. Il a été emmené à l'hôpital mais il est décédé peu après. Il a peut-être été pris pour cible en raison de
son action en faveur des droits humains.
Walter Trochez avait déclaré à Amnesty International le 11 décembre qu'il avait échappé à une tentative d'enlèvement une
semaine auparavant, après avoir été frappé et menacé pendant plusieurs heures par des hommes masqués. Ceux-ci l'avaient
interrogé au sujet de personnes s'opposant aux autorités qui ont été installées au pouvoir lors du coup d'État.
Pour obtenir de plus amples informations, veuillez consulter le communiqué de presse demandant l'ouverture d'une enquête sur
l'enlèvement et le meurtre de Walter Tróchez.
(http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/honduras-must-launch-full-investigation-death-human-rights-campaigner-
20091215)
Vous pouvez également vous référer au rapport intitulé Honduras: Human Rights Crisis Threatens as Repression Increases,
disponible en anglais à l'adresse suivante : http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR37/004/2009/en.
AU 02/10, AMR 37/001/2010, 6 janvier 2010

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