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Colombie. Des syndicalistes à nouveau menacés de mort

, N° d'index: AMR 23/016/2013

Plusieurs syndicalistes du secteur minier ont été de nouveau menacés de mort par des paramilitaires colombiens.

Action complémentaire sur l'AU 66/13, AMR 23/016/2013 Colombie 4 avril 2013
ACTION URGENTE
COLOMBIE. DES SYNDICALISTES À NOUVEAU MENACÉS
DE MORT
Plusieurs syndicalistes du secteur minier ont été de nouveau menacés de mort par des
paramilitaires colombiens.
Le 1
er
avril, les Commandos urbains Los Rastrojos, un groupe paramilitaire, ont envoyé un courriel contenant des
menaces de mort qui citait nommément des dizaines de personnes, dont nombre de syndicalistes et de défenseurs
des droits humains, ainsi que des dizaines d'organisations et de syndicats. Ils considèrent ces personnes et
organisations, qu'ils accusent d'entretenir des liens avec les forces de guérilla, comme des cibles militaires.
Parmi les personnes menacées figuraient notamment plusieurs membres du Syndicat national des travailleurs des
entreprises du secteur minier et de l'énergie (SINTRAMIENERGETICA) : Edgar Muñoz Araujo, Henry Ayala, Ricardo
Machado, Cesar Florez, Juan Aguas Romero, Rubén Morrón Guerrero, Luis Manuel Mendoza, Yonis Ojeda Lobo,
Miguel Corvacho Ortiz, Sabas Brito Mendoza, Horacio Llanos et Sergio Becerra Moreno. Le message citait également
le Syndicat national des travailleurs des entreprises du secteur charbonnier (SINTRACARBON). Depuis le début de
l'année, les membres du SINTRAMIENERGETICA et du SINTRACARBON sont victimes de menaces de mort à
répétition qui émanent de paramilitaires. Ces menaces font suite à de récents différends entre les travailleurs et le
patronat du secteur charbonnier.
Le 3 mars, Ricardo Machado et Wilder Martínez, respectivement président et trésorier de la représentation du
SINTRAMIENERGETICA à La Jagua de Ibírico, ont été menacés de mort.
DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS
CI-APRÈS (en espagnol ou dans votre propre langue) :
dites-vous inquiet pour la sécurité des membres du SINTRAMIENERGETICA, notamment ceux cités plus
haut, et de SINTRACARBON ;
demandez aux autorités de protéger les personnes menacées dans le respect de leurs souhaits ;
engagez-les à diligenter une enquête minutieuse et impartiale sur les menaces de mort évoquées, à rendre
les conclusions publiques et à traduire les responsables présumés en justice ;
exhortez-les à prendre des mesures immédiates afin de démanteler les groupes paramilitaires et de briser
les liens qu'ils entretiennent avec les forces de sécurité, conformément aux nombreuses recommandations des
Nations unies.
ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 16 MAI 2013 À :
Président de la République
Señor Juan Manuel Santos
Presidente de la República, Palacio de
Nariño, Carrera 8 No.726
Bogotá, Colombie
Fax : +57 1 596 0631 (merci de vous
montrer persévérant)
Formule d'appel : Excmo. Sr. Presidente
Santos, / Monsieur le Président,
Ministre du Travail
Rafael Pardo Rueda
Ministerio de Trabajo
Carrera 14, No.9933
Bogotá, Colombie
Fax : +57 1 489 3900 ext. 2320
Formule d'appel : Estimado Ministro, /
Monsieur le Ministre,
Copies à :
SINTRAMIENERGETICA
Calle 34 No. 44 - 63
Piso 9
Oficina 9A
Barranquilla
Colombie
Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques de la Colombie dans votre pays (adresse(s) à compléter) :
Nom(s), adresse(s), n° de fax ; courriel ; formule d'appel.
Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Ceci est la première mise à jour de l'AU 66/13.
Pour en savoir plus : http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR23/013/2013/fr.
ACTION URGENTE
COLOMBIE. DES SYNDICALISTES À NOUVEAU MENACÉS
DE MORT
COMPLÉMENT D'INFORMATION
Depuis le début du conflit armé qui oppose de longue date les guérilléros de gauche et les forces armées, qui agissent parfois en
collusion avec les paramilitaires, les défenseurs des droits humains, les syndicalistes et les membres d'autres organisations à
vocation sociale sont souvent victimes de menaces, de disparitions forcées ou d'homicides. Les groupes paramilitaires
colombiens sont censés avoir été démobilisés dans le cadre d'un programme lancé par le gouvernement en 2003, mais les
menaces proférées contre des organisations de défense des droits humains et des syndicats montrent qu'ils sont toujours actifs.
La Colombie est l'un des pays où le taux d'homicides de syndicalistes est le plus élevé au monde. Les syndicalistes subissent des
menaces à répétition et certains sont tués dans le cadre de différends professionnels ou de campagnes pour la hausse des
salaires et l'amélioration des conditions de travail. Outre le fait qu'ils soient fréquemment menacés, nombre d'entre eux sont
victimes d'exécutions extrajudiciaires ou de disparitions forcées orchestrées par les paramilitaires, seuls ou avec la connivence
des forces de sécurité. De plus, les forces de sécurité et les paramilitaires accusent souvent les syndicalistes d'être des
sympathisants ou des alliés des guérilléros. Les guérilléros, pour leur part, menacent et tuent les personnes qu'ils accusent de
collaborer avec leurs ennemis.
Depuis de nombreuses années, les paramilitaires tuent et menacent de mort des membres du SINTRAMIENERGETICA car ce
syndicat s'efforce d'obtenir une amélioration des conditions de travail. Ces derniers mois, des membres du
SINTRAMIENERGETICA et du SINTRACARBON ont été la cible de menaces de mort proférées par des paramilitaires sur fond de
différends entre travailleurs et patronat.
Noms : Edgar Muñoz Araujo (h), Henry Ayala (h), Ricardo Machado (h), Cesar Florez (h), Juan Aguas Romero (h), Rubén Morrón Guerrero (h), Luis
Manuel Mendoza (h), Yonis Ojeda Lobo (h), Miguel Corvacho Ortiz (h), Sabas Brito Mendoza (h), Horacio Llanos (h), Sergio Becerra Moreno (h),
Wilder Martínez (h), et d'autres défenseurs des droits humains et syndicalistes cités individuellement ou en tant que membres d'une organisation
Genre : hommes et femmes
Action complémentaire sur l'AU 66/13, AMR 23/016/2013, 4 avril 2013

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