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Soudan. Des journalistes qui passent en jugement risquent la peine de mort

, N° d'index: AFR 54/023/2010

Quatre journalistes travaillant pour un journal affilié à un parti de l'opposition passent actuellement en jugement. S'ils sont déclarés coupables, ils risquent d'être condamnés à la peine capitale.

Action complémentaire sur l'AU 119/10, AFR 54/023/2010 Soudan 2 juillet 2010
ACTION URGENTE
DES JOURNALISTES QUI PASSENT EN JUGEMENT
RISQUENT LA PEINE DE MORT
Quatre journalistes travaillant pour un journal affilié à un parti de l'opposition passent
actuellement en jugement. S'ils sont déclarés coupables, ils risquent d'être condamnés à la
peine capitale.
Ashraf Abdelaziz, le rédacteur en chef du journal Rai Al Shaab, Abuzar Al Amin, rédacteur en chef adjoint, Al Tahir
Abu Jawhara, responsable de l'information, et Ramadan Mahjoub, rédacteur, sont actuellement jugés pour des
accusations telles qu'atteinte à l'ordre constitutionnel, terrorisme et espionnage contre l'État. Au Soudan, certains
de ces chefs d'inculpation sont passibles de la peine de mort.
Le 16 juin, les avocats des quatre hommes se sont retirés de l'affaire avec l'accord de leurs clients pour protester
contre le refus de l'accusation et des juges d'accepter quatre des témoins présentés par la défense.
Une nouvelle équipe d'avocats a été formée, les audiences ont repris à la fin du mois de juin et le procès est
toujours en cours.
Abuzar Al Amin et Ashraf Abdelaziz ont été arrêtés le 15 mai, Al Tahir Abu Jawhara le 16 et Ramadan Mahjoub le
27 mai. Amnesty International a reçu des informations indiquant qu'Abuzar Al Amin et Al Tahir Abu Jawara auraient
été torturés après leur arrestation.
DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS
CI-APRÈS (en anglais, en arabe ou dans votre propre langue) :
priez instamment les autorités de libérer immédiatement et sans condition Ashraf Abdelaziz, Abuzar Al Amin, Al
Tahir Abu Jawhara et Ramadan Mahjoub, emprisonnés uniquement pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la
liberté d'expression ;
demandez-leur d'ouvrir une enquête indépendante et impartiale sur les affirmations selon lesquelles ces hommes
auraient été torturés et de traduire les responsables présumés en justice.
VEUILLEZ ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 13 AOÛT 2010 À :
Président du Soudan :
Omar El Béchir
Office of the President
People's Palace
PO Box 281
Khartoum
Soudan
Fax : +249 183 774 339
Formule d'appel : Your Excellency, /
Monsieur le Président,
Ministre de la Justice :
Mohamed Bushara Dousa
Ministry of Justice
PO Box 302
Khartoum
Soudan
Fax : +249 183 770 883
Courriel : moj@moj.gov.sd
Formule d'appel : Dear Minister, /
Monsieur le Ministre,
Copies à :
Rapporteur du Conseil consultatif des
droits humains
Dr Abdelmuneim Osman Mohamed
Taha
Advisory Council for Human Rights
PO Box 302
Khartoum
Soudan
Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques du Soudan dans votre pays. Vérifiez auprès de votre section s'il faut
encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Ceci est une mise à jour de l'AU 119/10. Pour plus d'informations :
http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR54/017/2010/fr et http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR54/019/2010/fr
2 juillet 2010
ACTION URGENTE
DES JOURNALISTES QUI PASSENT EN JUGEMENT
RISQUENT LA PEINE DE MORT
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Six membres du personnel du journal Rai Al Shaab ont été arrêtés entre le 15 et le 27 mai. Lorsque les employés sont arrivés
pour travailler le 16 mai, les bureaux du journal étaient fermés et des agents du Service national de la sûreté et du
renseignement montaient la garde. Amnesty International considère ces six membres du personnel comme des prisonniers
d'opinion, arrêtés pour avoir exprimé leurs convictions. Abu Baker Al Sammani, l'imprimeur du journal, aurait été relâché
quelques jours après son arrestation. Nagi Dahab, l'administrateur, a été libéré le 2 juin.
L'arrestation de ces membres du personnel de Rai Al Shaab a eu lieu immédiatement après celle d'Hassan Al Turabi, dirigeant du
Congrès populaire, un parti d'opposition. Hassan Al Turabi a été remis en liberté le 30 juin sans avoir été inculpé.
La fermeture du Rai Al Shaab a précédé une recrudescence de la censure menée par le Service national de la sûreté et du
renseignement. Il existe plusieurs types de censure. Le Service national de la sûreté et du renseignement peut notamment
censurer les journaux avant publication, en envoyant des agents soit dans leurs locaux pour supprimer les articles considérés
comme sensibles ou menaçant la sécurité nationale, soit chez les imprimeurs afin d'empêcher qu'ils ne soient mis sous presse.
Ce Service peut également procéder à un « control à distance » en informant les rédacteurs en chef de publications des sujets
dont le traitement est interdit et en attendant d'eux qu'ils ne publient aucun article sur ces thèmes. Cette campagne de censure
a eu pour conséquence l'interruption de la publication de certains journaux, comme Al Midan et Ajras Al Hurriya.
Action complémentaire sur l'AU 119/10, AFR 54/023/2010, 2 juillet 2010

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