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Soudan. Un étudiant détenu risque la torture. Mohammed Osman Moussa

, N° d'index: AFR 54/003/2013

Mohammed Osman Moussa, un étudiant soudanais, est détenu au secret depuis qu'il a été arrêté sur le chemin de l'université, il y a près de deux mois. Il risque d'être victime de torture et d'autres mauvais traitements.

AU 31/13, AFR 54/003/2013 Soudan 8 février 2013
ACTION URGENTE
SOUDAN. UN ÉTUDIANT DÉTENU RISQUE LA TORTURE
Mohammed Osman Moussa, un étudiant soudanais, est détenu au secret depuis qu'il a été arrêté
sur le chemin de l'université, il y a près de deux mois. Il risque d'être victime de torture et
d'autres mauvais traitements.
Le 11 décembre 2012, Mohammed Osman Moussa (26 ans) a quitté son domicile d'Omdurman (Soudan) vers
11 heures du matin. Peu après, il a informé des proches qu'il était suivi par une voiture qu'il soupçonnait
d'appartenir au Service national de la sûreté et du renseignement (NSS) et qu'il craignait d'être arrêté.
Le NSS refuse de révéler où se trouve Mohammed Osman Moussa et les détails de sa situation ; elle ne l'a pas
autorisé à consulter un avocat ni à communiquer avec sa famille. On ignore s'il a accès à des soins médicaux alors
qu'il souffre d'une pathologie cardiaque pour laquelle il doit prendre un traitement quotidien. Il risque fortement
d'être victime de torture ou d'autres mauvais traitements.
Mohammed Osman Moussa est étudiant en comptabilité à l'université du Nil oriental. Originaire du Darfour, dans
l'ouest du pays, il attire l'attention sur les questions relatives aux droits humains, particulièrement en tant que
chargé des médias au sein de l'Association des étudiants darfouriens de l'université du Nil oriental. Fin 2012, il a
été détenu trois mois, pendant lesquels il aurait été maltraité.
DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE AUX DESTINATAIRES
MENTIONNÉS CI-APRÈS (en arabe, en anglais ou dans votre propre langue) :
demandez aux autorités de libérer immédiatement et sans condition Mohammed Osman Moussa ;
exhortez-les à veiller à ce que cet homme ne soit pas victime d'actes de torture ni d'autres mauvais
traitements ;
engagez-les à faire le nécessaire pour qu'il lui soit permis d'entrer en contact régulièrement avec ses
proches et un avocat de son choix, ainsi que de recevoir tous les soins médicaux dont il pourrait avoir besoin.
VEUILLEZ ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 22 MARS 2013 :
Président soudanais
HE Omar Hassan Ahmad al-Bashir
Office of the President
People's Palace
PO Box 281
Khartoum
Courriel : info@sudan.gov.sd
Formule d'appel : Your Excellency, /
Monsieur le Président,
Ministre de la Justice
Mohamed Bushara Dousa
Ministry of Justice,
PO Box 302
Al Nil Avenue
Khartoum, Soudan
Formule d'appel : Your Excellency, /
Monsieur le Ministre,
Copies à :
Ministre de l'Intérieur
Ibrahim Mohamed Ahmed
Ministry of Interior
PO Box 873
Khartoum,
Soudan
Formule d'appel : Your Excellency, /
Monsieur le Ministre,
Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques du Soudan dans votre pays (adresse(s) à compléter) :
Nom(s), adresse(s), n° de fax ; courriel ; formule d'appel.
Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.
ACTION URGENTE
SOUDAN. UN ÉTUDIANT DÉTENU RISQUE LA TORTURE
COMPLÉMENT D'INFORMATION
La répression de la liberté d'expression se poursuit au Soudan : les autorités tentent de réduire au silence les dissidents et de
limiter l'accès à l'information. Depuis début 2011, les restrictions que fait peser le NSS sur la liberté d'expression se sont
accrues, ce qui explique le harcèlement et les manœuvres d'intimidation dont sont victimes les personnes qui critiquent
ouvertement le régime. Le NSS conserve les pouvoirs étendus en matière d'arrestation et de détention que lui confère la Loi de
2010 relative à la sécurité nationale. Ce texte lui permet, en effet, de détenir des suspects jusqu'à quatre mois et demi sans le
contrôle d'une autorité judiciaire. Les agents du NSS usent de leur pouvoir pour arrêter et placer en détention des personnes de
façon arbitraire, et pour leur faire subir des actes de torture et autres mauvais traitements. La même loi protège les agents du
NSS de toute poursuite pour les actes commis dans l'exercice de leurs fonctions, d'où une culture généralisée de l'impunité.
Amnesty International a rassemblé des informations sur de nombreux cas d'arrestations arbitraires, de placements en détention,
d'actes de torture ou d'autres mauvais traitements imputables au NSS. Les personnes issues de régions marginalisées du Soudan,
comme le Darfour, sont souvent traitées particulièrement durement par le NSS.
Nom : Mohammed Osman Moussa
Genre : homme
AU 31/13, AFR 54/003/2013, 8 février 2013

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