Bureau exécutif international
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Bureau exécutif international

Le Bureau exécutif international (BEI) se compose de neuf personnes, toutes membres d’Amnesty International. Ces personnes sont élues par l’Assemblée mondiale (AM), qui se réunit tous les ans. Le BEI peut désigner une ou deux autres personnes comme membres coopté·e·s.

Les membres élu·e·s du BEI sont investi·e·s d’un mandat de trois ans. Les membres ordinaires sont renouvelé·e·s par tiers lors de chaque AM. Ils peuvent exercer au maximum deux mandats consécutifs. Les membres coopté·e·s exercent au maximum deux mandats de deux ans chacun débutant à la date de la réunion précédente de l’Assemblée mondiale.

Le BEI ne peut compter plus d’un membre élu pour un même pays, État ou territoire.

Le BEI se réunit au moins quatre fois par an.

Le BEI est chargé de superviser au niveau mondial la réalisation de la mission et de la vision du mouvement, et de veiller à ce que ce dernier respecte les politiques et normes mondiales. Ses attributions sont définies à l’article 19 des Statuts :

  • envoie des propositions à l’Assemblée mondiale pour approbation, notamment sur le système de calcul des contributions, les procédures de gouvernance mondiale, les normes mondiales et les objectifs stratégiques ;
  • contrôle les finances et les risques du mouvement ;
  • supervise la protection de la réputation et des ressources du mouvement ;
  • supervise le travail et les activités du Secrétariat international, y compris en nommant le/la secrétaire général·e et en approuvant les comptes certifiés annuels, le budget et la nomination des commissaires aux comptes du Secrétariat international ;
  • veille à ce que l’ensemble du mouvement respecte les dispositions des Statuts, les décisions de l’Assemblée mondiale et autres politiques et normes mondiales ;
  • approuve la création d’entités membres et d’autres entités du mouvement ;
  • exerce les fonctions nécessaires à la mise en œuvre de l’article 34 des Statuts ;
  • adresse des rapports au mouvement, au moins une fois par an, sur le budget, la situation financière du mouvement et du Secrétariat international, ainsi que sur le travail et la performance du BEI.

Par ailleurs, le BEI nomme et supervise le ou la secrétaire général·e, dont le rôle est de s’occuper de la conduite quotidienne du mouvement, de remplir les fonctions de principal porte-parole et conseiller politique de l’organisation et d’assurer la direction générale du Secrétariat international.

Le BEI doit rendre des comptes à l’AM.

Pour contacter le BEI : internationalboard@amnesty.org

Membres actuels du BEI

Sarah Beamish

Présidente

Sarah Beamish

Sarah Beamish est avocate et fondatrice du cabinet Beamish Law, basé à Toronto, au Canada. Elle travaille sur un vaste éventail de domaines, avec une spécialisation dans les contentieux civils, le droit relatif aux droits humains et le droit relatif aux organisations caritatives, et elle met son travail au service de personnes et groupes victimes de discriminations systémiques, particulièrement les populations autochtones. Avant de créer son propre cabinet, elle a travaillé au sein de cabinets spécialisés dans les droits des populations autochtones et les contentieux en matière de justice sociale et d’intérêt public à Toronto. En plus de ses activités au sein de son cabinet, Sarah Beamish enseigne un cours de master intitulé « International Legal Challenges » (« Défis du droit international ») à la Munk School of Global Affairs and Public Policy de l’Université de Toronto. Son travail en faveur des droits humains porte également sur la discrimination et la responsabilité des entreprises dans le domaine de l’industrie extractive. Sarah Beamish est titulaire d’un doctorat en droit de l’Université de Toronto, où elle a reçu des prix récompensant son travail sur les droits humains et son analyse féministe du droit. Elle est également titulaire d’un master en affaires internationales et d’une licence de sciences politiques.

Sarah Beamish a été élue au sein du Bureau exécutif international en 2013, avant d’être élue vice-présidente en 2017, puis présidente en 2019. Elle avait également présidé le bureau exécutif d’Amnesty International Canada (anglophone). Elle est née dans la province de Saskatchewan et a grandi dans le territoire du Traité 6, dans les provinces de Saskatchewan et de l’Alberta. Ses ancêtres étaient originaires d’Europe occidentale et d’Aotearoa-Nouvelle-Zélande. Elle fait partie de la tribu maorie (Ngaruahinerangi iwi) d’Aotearoa-Nouvelle-Zélande.

Aniket Shah

Trésorier international 

Aniket Shah

Aniket Shah est un professionnel de la finance durable qui a travaillé tant dans le secteur public que privé au cours de sa carrière. Il a travaillé pour de grandes institutions financières mondiales, notamment Goldman Sachs, Investec Asset Management et Oppenheimer Funds, et a mené des travaux de recherche sur les politiques internationales à l’Université de Columbia et auprès du Réseau Solutions de développement durable de l’ONU. Il est actuellement agrégé supérieur au Centre sur l’investissement durable de l’université de Columbia et conseiller auprès du Réseau Solutions de développement durable de l’ONU, où il conseille des gouvernements, le secteur privé et des institutions de financement du développement sur leur travail en matière de finance durable. Il est diplômé de l’université de Yale et a obtenu un doctorat à l’université d’Oxford.

Aniket Shah a commencé à travailler avec Amnesty International en 2002 à New Delhi, en Inde, en tant que membre étudiant. Il a été membre du bureau exécutif d’Amnesty International États-Unis, notamment comme trésorier et président. Il a été élu trésorier international d’Amnesty International en août 2019.

Vincent Adzahlie-Mensah

Vice-président

Vincent Adzahlie-Mensah

Vincent Adzahile-Mensah est maître de conférences au Département d’études sociales/Centre for Conflict Human Rights and Peace (Centre pour les conflits, les droits humains et la paix) de l’université de Winneba, au Ghana. Il dispose d’une vaste expérience en matière de gestion organisationnelle et de gouvernance institutionnelle, et effectue notamment des travaux de recherche pour de nombreuses organisations internationales, comme l’Economist Intelligence Unit (Royaume-Uni), le British Council (Royaume-Uni), USAID, World Vision et Australia Aid. Vincent Adzahile-Mensah a également été membre du Comité directeur du Forum des organisations non gouvernementales de défense des droits humains du Ghana et a fait partie du bureau exécutif de Facts for the Youth in the Southern Sector (organisation ghanéenne affiliée à l’Organisation internationale pour les migrations). Il a été président de l’ONG Advocates and trainers for women’s welfare advancement and rights (défenseurs et formateurs pour l’avancement du bien-être et des droits des femmes). Vincent Adzahile-Mensah est titulaire d’un doctorat de sciences de l’éducation et développement internationaux obtenu à l’université du Sussex, au Royaume-Uni, d’un diplôme de troisième cycle de résolution des conflits et d’un diplôme de sciences sociales de l’université des sciences de l’éducation de Winneba.

Il a rejoint Amnesty International en 2001 et est devenu président du bureau exécutif d’Amnesty International Ghana en janvier 2009. Il a rejoint le Comité de gouvernance du Bureau exécutif international d’Amnesty International en 2012 et a participé à l’élaboration des normes de base. Il a été élu au sein du Bureau exécutif international d’Amnesty International lors du Conseil international d’août 2013.

Anjhula Mya Singh Bais

Dr. Anjhula Mya Singh Bais

Anjhula Mya Singh Bais est une psychologue internationale, spécialiste des traumatismes, et est une référence en matière de psychologie, de santé mentale, de droits humains et de direction stratégique. Elle mène des recherches, publie ses travaux et s’exprime sur les traumatismes, le bouddhisme et le féminisme, et rédige régulièrement des articles pour des organes de presse internationaux. Pendant deux ans, elle a animé une émission de radio appelée #MindMatters sur Lite FM, qui était suivie par un million d’auditeurs. Philanthrope, Anjhula Mya Singh Bais a cofondé la Bais-Selvanathan Foundation et a été désignée jeune leader mondiale du Forum économique mondial et nommée parmi les femmes de l’année par la revue Marie Claire. Elle a été ambassadrice citoyenne au Rwanda pour la recherche sur la réconciliation après le génocide, dans le cadre du programme People to People International. Elle est en outre la plus jeune personne jamais nommée pour siéger au bureau exécutif de l’Institute for Semitic Studies de l’université de Princeton.

Elle a été directrice d’Amnesty Malaisie de 2017 à 2019. Ancienne étudiante de la London School of Economics, Anjhula est titulaire d’une licence de psychologie du Lady Sri Ram College de l’université de New Delhi, d’un master en psychanalyse de l’University College de Londres et d’un doctorat avec mention en psychologie internationale, délivré par la Chicago School. 

Fabiola Gutiérrez Arce

Fabiola Gutiérrez Arce

Fabiola Gutiérrez Arce est une chercheuse et enseignante basée au Pérou travaillant dans le domaine des sciences politiques. Elle consacre son travail de recherche aux violences contre les femmes dans le cadre des conflits armés et est spécialisée dans les méthodes de recherche qualitative. En outre, elle a participé à plusieurs projets de recherche et publications portant directement sur la question de la démocratie et des droits humains au Pérou. Pour cela, elle s’est rendue sur le terrain et a recueilli des données dans plusieurs régions du Pérou, travaillant dans des espaces interculturels et parfois dans des zones dangereuses. Fabiola Gutiérrez Arce a coordonné une équipe de militant·e·s, a dirigé la Commission de formation à la gouvernance d’Amnesty International Pérou et a participé activement aux commissions Environnement et Droits humains, et Affaires juridiques.

Elle est titulaire d’un master en études culturelles. Elle a également été membre du bureau exécutif de la section péruvienne pour deux mandats consécutifs et elle a fait partie du Réseau international droits humains des femmes d’Amnesty. Fabiola Gutiérrez Arce a été élue au Bureau exécutif international d’Amnesty International en août 2017.

Greg Marsh

Greg Marsh

Greg Marsh est un entrepreneur et un chef d’entreprise expérimenté. Après avoir occupé des postes à responsabilités dans le secteur privé, il a créé Onefinestay, entreprise pionnière dans le secteur de l’hôtellerie de luxe, dont il a été PDG jusqu’à ce que l’entreprise soit rachetée par Accor Hotels en 2016. Greg Marsh a rejoint la faculté de la Harvard Business School, où il a enseigné le cours obligatoire de première année de master sur l’entrepreneuriat. Il est l’un des auteurs de l’examen Taylor des méthodes de travail modernes de 2017, commandé par la Première ministre britannique. Il enseigne également à l’Imperial College Business School en tant que professeur invité, est président de Lyvly, une société spécialisée dans la colocation, et est directeur exécutif d’APCOA, le plus grand gestionnaire européen de parcs de stationnement.

Il a un master en philosophie obtenu au Christ’s College, à Cambridge, et a bénéficié d’une bourse Fulbright pour aller à la Harvard Business School, où il a obtenu son master en gestion avec mention honorifique et où il a deux fois été nommé boursier de la Fondation Ford en arrivant premier de sa classe. Il a été élu au Bureau exécutif international d’Amnesty International en août 2017, après avoir été membre pendant 10 ans du Comité financier et d’audit.

Lulú V. Barrera  

Lulú V. Barrera

Lulú Barrera est une militante féministe et défenseure des droits humains basée à Mexico. Elle a fondé et dirige actuellement l’ONG féministe Luchadoras, qui étudie les liens entre le genre, les technologies et les droits humains et œuvre en faveur d’un Internet sans violence contre les femmes. Elle fait partie du Réseau national des femmes défenseures des droits humains du Mexique et du Réseau pour l’innovation politique en Amérique latine (Red de Innovación Politica en América Latina). Elle dispose d’une expérience professionnelle dans le domaine de l’anthropologie et des études sur le genre et l’Amérique latine, et a élaboré des politiques, cadres et actions en matière de genre en collaboration avec l’établissement mexicain d'enseignement supérieur et de recherche Colegio de Mexico, Article 19, le groupe de réflexion mexicain FUNDAR, ONU Femmes, l’Institut national de santé publique du Mexique et l’Association pour le progrès des communications, entre autres.

Lulú Barrera a rejoint Amnesty International en tant que militante en 2005. Elle a dirigé le Conseil de coordination international jeune de 2008 à 2010 et a ensuite été élue présidente d’Amnesty International Mexique. Elle s’est vu attribuer le prix Hermila Galindo par la Commission des droits humains de Mexico et le prix Womanity pour son travail de promotion des droits des femmes et de lutte contre la violence en ligne.

Peter Fa’afiu

Peter Fa'afiu

Peter Fa’afiu est l’un des propriétaires de Navigator Limited, une entreprise spécialisée en conseil de gestion qui agit en qualité d’intermédiaire pour des projets en faveur de populations locales en Nouvelle-Zélande et dans la région du Pacifique. Il a été diplomate et négociateur commercial pour le ministère néo-zélandais des Affaires étrangères et a passé quatre ans à Djakarta, en Indonésie, où il a travaillé sur des questions liées à la politique, aux droits humains et à la sécurité. En Nouvelle-Zélande, il a été directeur général d’une société gouvernementale, et a occupé différents postes de gouvernance dans le domaine du logement, du développement économique, des infrastructures, de l’éducation, des médias et de la radiodiffusion. Il a été membre du Conseil des médias de Nouvelle-Zélande (un organisme de surveillance).

Peter Fa’afiu a été président d’Amnesty International Aotearoa-Nouvelle-Zélande de 2016 à 2019. Ce Néo-zélandais d’origine samoane porte le titre de Tiumalu. Il est titulaire d’un diplôme de droit et sciences politiques de l’université d’Auckland et a suivi un cursus de formation des cadres à l’université de Melbourne (Mt Eliza Business School).

Ritz Lee Santos III

Ritz Lee Santos III

Ritz Lee Santos III est un militant des droits sociaux et un défenseur des droits humains. Il est actuellement directeur de Balay Alternative Legal Advocates for Development in Mindanaw, Inc. (BALAOD Mindanaw), une ONG basée à Cagayan de Oro (île de Mindanao) proposant des ressources juridiques et travaillant avec des populations pauvres et marginalisées, des personnes d'identités variées et des communautés locales sur l’île de Mindanao. Il est également président du conseil d’administration d’Alternative Law Groups, Inc. (ALG), une coalition de 23 ONG fournissant des ressources sur les droits juridiques et adhérant aux principes et valeurs des droits humains, des modes alternatifs de règlement des conflits et du droit en matière de développement. Ritz Lee Santos III participe toujours activement aux travaux de réforme des politiques en matière de législation relative à la justice sociale et aux droits humains, et aux travaux de réforme du système judiciaire en vue d’améliorer l’accès à la justice pour les personnes défavorisées, par sa participation active et son leadership au sein de groupes travaillant sur les droits humains et les modes alternatifs de règlement des conflits.

Ritz Lee Santos III est membre d’Amnesty International Philippines depuis 1999. Il a occupé plusieurs postes et a notamment été le premier jeune membre du bureau exécutif d'AI Philippines. Il a été président de la section pendant six ans. Il gère un groupe local à Cagayan de Oro, sur l’île de Mindanao, qui est considéré comme l’un des centres du militantisme en faveur des droits humains aux Philippines.