Seize jours d'action contre la violence liée au genre
La campagne Seize jours d'action contre la violence liée au genre est une campagne internationale qui démarrera le 25 novembre, Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, et se terminera le 10 décembre, Journée des droits de l'homme. Elle vise à sensibiliser les gens à la violence liée au genre en tant que problème relevant des droits humains aux niveaux local, national, régional et international.
Cette année, la campagne est axée sur le thème « contre le militarisme et la violence à l'égard des femmes ».
Durant ces 16 jours d'action, Amnesty International s'attache plus particulièrement à mettre fin aux violences contre les femmes et les jeunes filles dans les pays suivants :
Colombie
Le rapport porte sur les nombreux obstacles que rencontrent en Colombie les filles et les femmes qui tentent d'obtenir justice après avoir subi un viol ou d'autres types de violences sexuelles liées à une situation de conflit. Les autorités n'ont pas la volonté politique de prendre des mesures décisives contre la situation d'insécurité des victimes et des témoins, les insuffisances du système judiciaire et le manque de soutien médical, psychosocial et financier pour les victimes.
Faites pression sur le gouvernement colombien et sur votre pays pour qu'ils appuient l'initiative soumise au Congrès colombien en juillet 2012 visant à combattre l'impunité et à garantir l'accès à la justice pour les victimes de violences sexuelles, commises en particulier dans le contexte d'un conflit armé.
République démocratique du Congo (RDC)
Un grand nombre de femmes et de jeunes filles ont été victimes d'un viol ou d'autres types de violences sexuelles en RDC, parfois même dans des camps pour personnes déplacées et pour les réfugiés, où elles auraient pourtant dû être en sécurité. En dépit d'une forte présence dans le pays, la force de maintien de la paix de l'ONU, la MONUSCO, n'a jusqu'à présent pas réussi à protéger les civils, notamment les femmes et les enfants, qui sont la cible de violences sexuelles.
Écrivez une lettre aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) pour demander que la MONUSCO apporte une protection aux civils dans les camps pour personnes déplacées en RDC, en particulier pour les femmes et les jeunes filles, qui sont exposées à un risque accru de violences sexuelles et liées au genre.
Égypte
En Égypte, les femmes ont été en première ligne des manifestations de la « Révolution du 25 janvier » et elles continuent de manifester pour la justice, la dignité et des réformes.
Depuis le soulèvement, cependant, les femmes ont été tout spécialement prises pour cible et soumises à des violences liées au genre, notamment à des violences sexuelles, à de prétendus « tests de virginité » et à d'autres formes d'agressions, ces agissements visant à les contraindre à rester chez elles et à les dissuader de participer aux manifestations.
Écrivez au ministre de l'Intérieur pour l'exhorter à veiller à ce que toutes les allégations de violences sexuelles et liées au genre, y compris les agressions et les actes de harcèlement commis contre des hommes et des femmes placés en détention, donnent lieu à des enquêtes et à ce que les victimes reçoivent réparation pour tous les préjudices subis.
Indonésie
D'innombrables violations des droits humains ont été commises dans la province de l'Aceh entre 1989 et 1998, période durant laquelle cette province a été une zone d'opérations militaires. Les auteurs de ces violations n'ont toujours pas été traduits en justice. Rien n'a été fait pour veiller à ce que l'obligation de rendre des comptes soit respectée pour les crimes commis pendant le conflit armé, notamment les homicides illégaux, les viols et les autres violences sexuelles, les disparitions forcées et les actes de torture et autres mauvais traitements.
Demandez la mise en place en Indonésie d'une commission nationale pour la vérité afin que les victimes de viol et d'autres formes de violences sexuelles perpétrés pendant le conflit en Indonésie, notamment dans l'Aceh, puissent obtenir la vérité ainsi que justice et réparation.
Japon
De 1932 environ jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, des femmes de toute la région Asie-Pacifique ont été réduites en esclavage sexuel par l'armée impériale japonaise. Les victimes ont souffert de troubles physiques et mentaux, d'isolement, de la honte et souvent d'une extrême pauvreté. Le gouvernement japonais a fermement soutenu que tous les problèmes avaient été réglés par les accords de paix, alors même que ces traités n'abordaient pas la question de l'esclavage sexuel et n'accordaient pas de réparations.
Faxez au ministre des Affaires étrangères une lettre l'exhortant à accepter et à mettre en œuvre les recommandations formulées dans le cadre de l'Examen périodique universel portant sur le Japon visant à ce que le pays présente explicitement des excuses et octroie des réparations pour les victimes du système d'esclavage sexuel instauré par l'armée japonaise.
Amnesty International mène également un travail de campagne dans le cadre des négociations sur le traité relatif au commerce des armes afin que soit conservée et renforcée la disposition concernant la violence liée au genre.
Traité sur le commerce des armes
Dans le monde entier, d'innombrables femmes et jeunes filles ont été victimes de violences sexuelles lors de conflits armés. Elles ont été prises pour cible uniquement en raison de leur genre et ont été harcelées, frappées, violées et soumises à d'autres formes de violences sexuelles par des membres de groupes armés, de milices, de formations paramilitaires et des forces de sécurité. Les États eux-mêmes comptent souvent au nombre des responsables de ces violences.
Les transferts non réglementés d'armes, d'équipements militaires et de munitions ont favorisé ces formes de violences liées au genre dans les zones de conflit, et des millions de femmes et de jeunes filles ont ainsi perdu la vie ou leurs moyens de subsistance.
Revenez vite sur ces pages pour envoyer à votre ministre des Affaires étrangères une carte postale lui demandant de veiller à ce que la disposition sur la violence liée au genre soit renforcée dans le futur traité sur le commerce des armes.
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