Il n’y a pas de manière humaine de tuer (peintures et gravures de Robert Priseman)
© Robert Priseman
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Cette galerie en ligne présente deux séries de peintures et de gravures de Robert Priseman intitulées American Execution et Modern Means of Execution. Ces œuvres sont reproduites avec l’aimable autorisation de la Goldmark Gallery.Robert Priseman s’est ainsi exprimé à propos de cette exposition :
« J’ai réalisé en 2007 une série de 12 gravures qui rendent compte de différentes méthodes d'exécution actuellement utilisées de par le monde. Cela m’a atterré quand j’ai appris que la lapidation, la pendaison, l’électrocution, la fusillade et le gazage étaient toujours utilisés. Et j’ai aussi été consterné lorsque j’ai su que la guillotine a été utilisée pour la dernière fois en France à Marseille en 1977, et que c’est en 1974 que l’Espagne a pour la dernière fois procédé à une exécution par garrot.
« Et puis, en m’intéressant de plus près à cette question, j’ai découvert que la législation des États-Unis continuait de prévoir cinq méthodes d’exécution, et j’ai pensé que cela pouvait donner une série de toiles puissante et dérangeante.
« Ce qui m'a particulièrement frappé, c'est la terrible inventivité qui a été déployée afin de trouver des techniques pour tuer des gens, et aussi le fait que les condamnés ne meurent pas aussi vite et aussi facilement que ce qu’on voit dans les films.
« Une personne exécutée sur la chaise électrique [méthode utilisée pour la dernière fois en septembre 2007], par exemple, met quinze à vingt minutes pour mourir, et elle meurt en brûlant. Une tête tranchée reste consciente pendant environ trente seconde.
« J’ai aussi été frappé par tout le rituel qui entoure une exécution. J’ai l’impression qu’il permet à ceux qui participent à cet acte de s'en détacher mentalement afin de pouvoir y procéder, parce que je suis persuadé que tout au fond d’eux les gens savent que c’est mal.
« Je pense que cela se manifeste aussi par la présence d’un matelas sur le chariot utilisé pour l’injection létale, ou encore par le capitonnage en cuir de la chaise électrique.
« Quant à la peine de mort, c’est une autre question. J’ai toujours été opposé à la peine de mort, et ma détermination à aider ceux qui tentent d'obtenir son abolition n’a fait que s’affermir. La peine de mort n'empêche pas les crimes odieux. Elle semble n’être qu’un instrument de vengeance.
« De plus, dans la plupart des cas apparemment, les condamnés à mort sont pauvres, peu instruits et leur QI est inférieur à la moyenne. C’est un système qui est mal disposé à l’égard des personnes socialement défavorisées, et qui parfois tue des innocents.»
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