L'Assemblée générale des Nations unies

L'Assemblée générale est le principal organe de délibération de l'ONU. Les 192 États membres des Nations unies y participent tous. Chaque État dispose d'une voix. Bien qu'elles ne soient pas considérées comme juridiquement contraignantes, les décisions de l'Assemblée générale reflètent la position de principe de la communauté mondiale et ont à ce titre une autorité morale. L'Assemblée générale tient chaque année une session ordinaire, de septembre à décembre, puis elle se réunit ensuite selon les besoins. Une grande partie du travail mené par l'ONU découle des résolutions thématiques ou relatives à des pays qui sont adoptées par l'Assemblée générale. Amnesty International encourage en conséquence les membres de cette instance à adopter des normes et résolutions très fermes afin de garantir la protection, la réalisation et le respect pleins et entiers de tous les droits humains.

Les priorités d'Amnesty International dans son action auprès du Conseil des droits de l'homme comprennent :

L'abolition de la peine de mort. Amnesty International s'oppose à la peine capitale dans le monde entier car ce châtiment constitue une violation de plusieurs droits humains, notamment du droit à la vie. La tendance mondiale est actuellement à l'abolition de la peine capitale et l'Assemblée générale a adopté en 2007 une résolution historique appelant tous les États à « instituer un moratoire sur les exécutions en vue de l'abolition de la peine de mort ». Amnesty International milite pour l'application intégrale et pour le renforcement de cette résolution dans la perspective d'une abolition totale de la peine capitale dans tous les pays du monde. En savoir plus sur cette question.

La lutte contre la pauvreté. Être pauvre, c'est ne pas avoir accès aux ressources, aux compétences, à la sécurité et au pouvoir d'agir qui sont nécessaires pour exercer son droit de vivre dans la dignité. Amnesty International appelle les États membres à veiller à ce que les mesures prises pour réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement s'attaquent aussi aux violations des droits humains qui sont à l'origine même de la pauvreté, en particulier la violence contre les femmes ainsi que la discrimination raciale et les autres formes de discrimination. Amnesty International œuvre également pour que soit ratifié dans les plus brefs délais le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels afin que ce texte entre en vigueur et que les victimes de violations de ces droits puissent réclamer justice au niveau international lorsque cette possibilité leur est refusée au niveau national. En savoir plus sur la campagne pour la dignité menée par Amnesty International.
 
Réagir en cas de situation grave dans des pays. Amnesty International soutient les résolutions portant spécifiquement sur des pays adoptées par l'Assemblée générale car elles constituent un important moyen de lutte contre les violations des droits humains graves et chroniques qui réclament l'attention de tous les pays membres de l'ONU. Amnesty International est opposée par principe aux procédures telles que les « motions de non-action » utilisées par certains États membres pour empêcher que de telles situations ne soient examinées sur le fond.

Le projet de traité sur le commerce des armes. Amnesty International et ses partenaires de la campagne Contrôlez les armes, Oxfam et le RAIAL, réclament l'adoption d'un traité international efficace et juridiquement contraignant qui permettra d'obliger les marchands d'armes irresponsables à répondre de leurs actes. L'adoption par l'Assemblée générale, à une écrasante majorité, de la Résolution 61/89 (2006) a marqué le début du processus de consultation des Nations unies en vue de l'élaboration d'un traité sur le commerce des armes. Amnesty International s'efforce d'obtenir l'intégration dans le traité de la « règle d'or » qui consiste à empêcher les transfert internationaux d'armes ou de munitions lorsqu'il existe un risque important que ce matériel soit utilisé pour faciliter de graves violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains. En savoir plus sur cette campagne.

Mettre fin aux disparitions forcées, à la torture et aux autres formes de mauvais traitements. L'interdiction absolue de la torture et des autres formes de mauvais traitements a été remise en question dans le contexte de la « guerre contre le terrorisme ». Amnesty International mène des actions en vue de renforcer les résolutions annuelles de l'Assemblée générale sur la torture et les autres formes de mauvais traitements, et sur la protection des droits humains dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Elle s'efforce également d'obtenir la ratification par les États de la Convention contre la torture et de son Protocole facultatif, ainsi que de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

Mettre un terme à la violence contre les femmes. Amnesty International exhorte l'Assemblée générale à assurer la mise en œuvre des obligations et engagements existants visant à protéger les femmes et les filles contre la violence souscrits par les États, avec l'ensemble du système des Nations unies. Amnesty International travaille en étroite collaboration avec des partenaires non gouvernementaux afin d'obtenir que l'Assemblée générale crée d'urgence, au sein de l'ONU, un nouvel organisme chargé des droits des femmes doté d'une réelle autorité et de larges pouvoirs au niveau des pays, en vue de renforcer la protection et la promotion de ces droits, notamment la protection contre la violence. Campagne d'Amnesty International contre la violence à l'égard des femmes