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 <title>Web pages about &quot;Armed Conflict&quot;</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/armedconflict</link>
 <description>The taxonomy view with a depth of 0.</description>
 <language>fr</language>
<item>
 <title>La crise du Darfour gagne la capitale soudanaise</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/darfur-crisis-reaches-sudanese-capital-20080523</link>
 <description>Amnesty International s&#039;inqui&amp;egrave;te vivement de la r&amp;eacute;pression men&amp;eacute;e par les forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; soudanaises apr&amp;egrave;s l&#039;incursion d&#039;un groupe arm&amp;eacute; dans Khartoum. Cette vague de r&amp;eacute;pression se traduit par de graves atteintes aux droits humains&amp;nbsp;; des centaines d&#039;arrestations arbitraires ont notamment &amp;eacute;t&amp;eacute; signal&amp;eacute;es, ainsi que des mauvais traitements et des ex&amp;eacute;cutions extrajudiciaires. Ce sont essentiellement des Darfouriens qui en sont la cible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le samedi 10&amp;nbsp;mai&amp;nbsp;2008, le Mouvement pour la justice et l&#039;&amp;eacute;galit&amp;eacute; (MJE), un groupe arm&amp;eacute; d&#039;opposition bas&amp;eacute; au Darfour, a lanc&amp;eacute; une attaque militaire contre la banlieue de Khartoum. L&#039;attaque signe le d&amp;eacute;but d&#039;une nouvelle phase du conflit au Darfour&amp;nbsp;; c&#039;est la premi&amp;egrave;re fois depuis le d&amp;eacute;but du conflit en 2003 qu&#039;un groupe arm&amp;eacute; d&#039;opposition frappe jusque dans les faubourgs de la capitale. De nombreux membres du MJE auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s au cours de l&#039;attaque et de nombreux autres arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En r&amp;eacute;action &amp;agrave; cette attaque militaire, le gouvernement a proc&amp;eacute;d&amp;eacute; &amp;agrave; des centaines d&#039;arrestations arbitraires et &amp;agrave; plusieurs ex&amp;eacute;cutions extrajudiciaires. La police soudanaise et les Services de la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale et du renseignement (NISS) ont men&amp;eacute; les op&amp;eacute;rations, ciblant les Darfouriens, notamment de la tribu des Zaghawas. Depuis que les forces soudanaises ont repouss&amp;eacute; l&#039;attaque, un couvre-feu a &amp;eacute;t&amp;eacute; instaur&amp;eacute; &amp;agrave; Omdurman et des points de contr&amp;ocirc;le ont &amp;eacute;t&amp;eacute; install&amp;eacute;s dans les rues de la capitale, permettant l&#039;interpellation et la mise en d&amp;eacute;tention de personnes voyageant en bus ou en voiture, tandis que le NISS et la police fouillent les maisons des Darfouriens et de leurs proches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Des civils, essentiellement des jeunes, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; brutalement arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s dans les rues, dans leurs maisons et emmen&amp;eacute;s dans des lieux de d&amp;eacute;tention inconnus. Les arrestations dans les lieux publics ont &amp;eacute;t&amp;eacute; faites essentiellement en fonction de l&#039;apparence physique des personnes, de leur &amp;acirc;ge, de leur accent et de la couleur de leur peau.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; C&#039;est par ces mots qu&#039;un important avocat soudanais a fait part de ses pr&amp;eacute;occupations &amp;agrave; Amnesty International &amp;agrave; propos de la nature arbitraire des arrestations &amp;ndash;&amp;nbsp;certaines personnes &amp;eacute;tant arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es en fonction de leur appartenance ethnique et de leur &amp;acirc;ge&amp;nbsp;&amp;ndash;, des mauvais traitements accompagnant ces interpellations et du manque d&#039;information sur les lieux de d&amp;eacute;tention. Il a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International que les jeunes hommes, les mineurs notamment, couraient plus de risques, le MJE &amp;eacute;tant connu du gouvernement pour s&amp;rsquo;appuyer en partie sur de jeunes recrues. Selon des t&amp;eacute;moins oculaires, les interpell&amp;eacute;s seraient test&amp;eacute;s sur leur prononciation de certains mots afin de d&amp;eacute;terminer s&#039;ils sont ou non darfouriens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a parmi les personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es des hommes et des femmes darfouriens mais aussi des familles enti&amp;egrave;res. Amnesty International a re&amp;ccedil;u d&amp;rsquo;autres informations faisant &amp;eacute;tat de l&#039;arrestation d&#039;avocats, de journalistes et d&#039;au moins un militant des droits humains au cours de la semaine pass&amp;eacute;e.&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; la date du 21&amp;nbsp;mai 2008, cinq membres du Parti du Congr&amp;egrave;s populaire (PCP), un parti politique d&#039;opposition, &amp;eacute;taient toujours en d&amp;eacute;tention tandis que Hassan al Tourabi, le chef de ce parti et d&#039;autres membres du PCP avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; lib&amp;eacute;r&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International condamne l&#039;arrestation arbitraire de centaines de personnes et demande instamment au gouvernement soudanais de lib&amp;eacute;rer imm&amp;eacute;diatement et sans condition toutes les personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es uniquement en raison de leur appartenance ethnique ou pour avoir exprim&amp;eacute; pacifiquement leur opinion. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;organisation exhorte &amp;eacute;galement le gouvernement &amp;agrave; inculper tous les autres d&amp;eacute;tenus d&#039;une infraction d&amp;ucirc;ment reconnue par la loi ou &amp;agrave; les lib&amp;eacute;rer imm&amp;eacute;diatement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des t&amp;eacute;moins oculaires ont parl&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International des mauvais traitements subis au moment de leur arrestation par plusieurs personnes interpell&amp;eacute;es par la police et le NISS. Un avocat,&amp;nbsp;lib&amp;eacute;r&amp;eacute; deux jours apr&amp;egrave;s son arrestation, a d&amp;eacute;crit comment lui et sa famille avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; tra&amp;icirc;n&amp;eacute;s hors de leur domicile. Il a aussi d&amp;eacute;clar&amp;eacute; avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; battu &amp;agrave; coups de crosse de fusil sur la t&amp;ecirc;te et les jambes, ce qui lui a occasionn&amp;eacute; des blessures graves. D&#039;autres t&amp;eacute;moins ont signal&amp;eacute; l&#039;ex&amp;eacute;cution extrajudiciaire d&#039;hommes et d&#039;au moins une femme en public &amp;agrave; Omdurman. Selon diff&amp;eacute;rentes sources, la femme aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; abattue le 11&amp;nbsp;mai par le NISS dans le quartier d&#039;Umbada, &amp;agrave; Omdurman, pour avoir protest&amp;eacute; contre l&#039;arrestation de son jeune fr&amp;egrave;re. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des informations communiqu&amp;eacute;es par sa famille, un homme de trente et un ans originaire de l&#039;&amp;Eacute;tat du Nil blanc a &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; par le NISS le 16 ou le 17&amp;nbsp;mai et emmen&amp;eacute; dans un centre de d&amp;eacute;tention du NISS. Il avait d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; et rel&amp;acirc;ch&amp;eacute; un jour plus t&amp;ocirc;t, apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; accus&amp;eacute; d&#039;avoir h&amp;eacute;berg&amp;eacute; des membres du MJE dans l&#039;une de ses maisons. Le 19&amp;nbsp;mai, lorsqu&amp;rsquo;un proche est venu demander o&amp;ugrave; le jeune homme &amp;eacute;tait d&amp;eacute;tenu, le NISS lui a r&amp;eacute;pondu que ce dernier &amp;eacute;tait d&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute; d&#039;insuffisance r&amp;eacute;nale au cours de sa d&amp;eacute;tention. Selon le NISS, le probl&amp;egrave;me est apparu le premier jour de la d&amp;eacute;tention et le d&amp;eacute;tenu a &amp;eacute;t&amp;eacute; envoy&amp;eacute; dans un h&amp;ocirc;pital du NISS, o&amp;ugrave; il est d&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute;&amp;nbsp;; il a ensuite &amp;eacute;t&amp;eacute; transf&amp;eacute;r&amp;eacute; &amp;agrave; la morgue. Le 19&amp;nbsp;mai, la famille a demand&amp;eacute; au m&amp;eacute;decin de la morgue de proc&amp;eacute;der &amp;agrave; une autopsie avant de leur remettre le corps. L&#039;autopsie a r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute; que l&#039;homme &amp;eacute;tait mort des suites d&#039;une h&amp;eacute;morragie interne due &amp;agrave; des blessures graves et &amp;agrave; des contusions sur diverses parties du corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International appelle le gouvernement soudanais &amp;agrave; condamner de tels actes et &amp;agrave; enqu&amp;ecirc;ter sur toutes les all&amp;eacute;gations de mauvais traitements et de torture ainsi que sur toutes les ex&amp;eacute;cutions extrajudiciaires qui ont eu lieu apr&amp;egrave;s l&#039;attaque du MJE. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les informations disponibles, un certain nombre de d&amp;eacute;tenus se trouveraient dans la prison de Kober &amp;agrave; Khartoum, mais le sort de la plupart des personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es reste incertain. En ce qui concerne les personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es dans la rue, on ne sait pas non plus de quelle autorit&amp;eacute; elles d&amp;eacute;pendent. Leurs proches les consid&amp;egrave;rent comme port&amp;eacute;es disparues. Amnesty International craint que beaucoup n&#039;aient fait l&#039;objet de disparitions forc&amp;eacute;es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nombre de personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es et les circonstances de leur interpellation, l&#039;incertitude concernant leur sort et les mauvais traitements signal&amp;eacute;s au moment des arrestations sont autant d&#039;objets d&#039;inqui&amp;eacute;tude. Amnesty International craint que les personnes d&amp;eacute;tenues au secret, peut-&amp;ecirc;tre dans des centres de d&amp;eacute;tention non reconnus, sans contact possible avec un avocat ou avec leurs proches, ne courent des risques accrus de torture ou d&#039;ex&amp;eacute;cution extrajudiciaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International s&#039;inqui&amp;egrave;te en outre pour les personnes sans document d&#039;identit&amp;eacute; vivant dans la capitale. De nombreuses arrestations ont lieu dans toute la ville et dans les transports publics, faisant courir un risque plus grand aux personnes ne pouvant fournir une preuve de leur identit&amp;eacute;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a re&amp;ccedil;u un certain nombre d&#039;informations non confirm&amp;eacute;es faisant &amp;eacute;tat de fosses communes d&amp;eacute;couvertes apr&amp;egrave;s l&#039;attaque du MJE le 10&amp;nbsp;mai, dont une qui serait situ&amp;eacute;e dans la partie ouest d&amp;rsquo;Omdurman. Amnesty International demande instamment que ces sites soient identifi&amp;eacute;s et qu&#039;un p&amp;eacute;rim&amp;egrave;tre de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; soit &amp;eacute;tabli afin que des enqu&amp;ecirc;teurs ind&amp;eacute;pendants disposant des comp&amp;eacute;tences requises puissent les examiner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International demande en outre instamment aux autorit&amp;eacute;s d&#039;abroger l&#039;article&amp;nbsp;31 de la Loi relative aux forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, qui autorise jusqu&#039;&amp;agrave; neuf mois de d&amp;eacute;tention, sans possibilit&amp;eacute; pour l&amp;rsquo;int&amp;eacute;ress&amp;eacute; de faire contr&amp;ocirc;ler la l&amp;eacute;galit&amp;eacute; de sa d&amp;eacute;tention par une autorit&amp;eacute; judiciaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International rappelle au gouvernement soudanais qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;est engag&amp;eacute; &amp;agrave; accorder aux observateurs de la Mission des Nations unies au Soudan l&#039;acc&amp;egrave;s aux lieux de d&amp;eacute;tention. L&#039;organisation demande instamment aux autorit&amp;eacute;s soudanaises de communiquer dans les plus brefs d&amp;eacute;lais des informations concernant le sort de toutes les personnes d&amp;eacute;tenues et d&#039;autoriser les observateurs des droits humains, les familles, les avocats et les m&amp;eacute;decins &amp;agrave; se rendre dans les lieux de d&amp;eacute;tention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/sudan">Soudan</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <pubDate>Fri, 23 May 2008 14:53:54 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5025 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Appel à la retenue à la suite des affrontements au Liban</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/restraint-urged-following-lebanon-clashes-20080513</link>
 <description>Au moins 62&amp;nbsp;personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;es et 198&amp;nbsp;bless&amp;eacute;es dans les affrontements arm&amp;eacute;s qui ont eu lieu au Liban entre des groupes d&amp;rsquo;opposition dirig&amp;eacute;s par le Hezbollah et des forces soutenant le gouvernement, d&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s des sources officielles. Les combats ont &amp;eacute;clat&amp;eacute; &amp;agrave; Beyrouth, la capitale, mercredi 7&amp;nbsp;mai et se sont peu &amp;agrave; peu propag&amp;eacute;s dans d&#039;autres r&amp;eacute;gions du pays. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a appel&amp;eacute; les dirigeants politiques au Liban &amp;agrave; ordonner clairement &amp;agrave; leurs sympathisants de respecter pleinement les droits humains et de ne pas mener dans des secteurs dens&amp;eacute;ment peupl&amp;eacute;s des attaques inconsid&amp;eacute;r&amp;eacute;es mettant en danger des civils non impliqu&amp;eacute;s dans les affrontements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Ils doivent &amp;eacute;galement veiller &amp;agrave; ce que toute personne plac&amp;eacute;e en d&amp;eacute;tention sous leur responsabilit&amp;eacute; soit trait&amp;eacute;e humainement et ne soit pas soumise &amp;agrave; des actes de torture ou &amp;agrave; d&amp;rsquo;autres mauvais traitements&amp;nbsp;&amp;raquo;, &lt;/em&gt;a ajout&amp;eacute; l&amp;rsquo;organisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les affrontements ont commenc&amp;eacute; apr&amp;egrave;s que le gouvernement eut d&amp;eacute;cid&amp;eacute; de fermer le r&amp;eacute;seau de t&amp;eacute;l&amp;eacute;communications du Hezbollah et de d&amp;eacute;mettre de ses fonctions le chef de la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;a&amp;eacute;roport de Beyrouth, sympathisant de ce mouvement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une femme de soixante ans et son fils de trente-trois ans ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s vendredi alors qu&amp;rsquo;ils tentaient de fuir le quartier de Ras al Naba, &amp;agrave; Beyrouth. Leur voiture a &amp;eacute;t&amp;eacute; touch&amp;eacute;e par une grenade autopropuls&amp;eacute;e puis par les tirs en rafale d&amp;rsquo;hommes arm&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le m&amp;ecirc;me jour, dans le quartier al Nwairi de Beyrouth, deux autres fils de cette femme ont &amp;eacute;t&amp;eacute; gri&amp;egrave;vement bless&amp;eacute;s par un groupe d&amp;rsquo;hommes arm&amp;eacute;s qui leur ont tir&amp;eacute; dans le dos. Ils &amp;eacute;taient en route pour tenter de savoir ce qui &amp;eacute;tait arriv&amp;eacute; &amp;agrave; leur m&amp;egrave;re et &amp;agrave; leur fr&amp;egrave;re.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des informations diffus&amp;eacute;es par les m&amp;eacute;dias, le 10&amp;nbsp;mai, dans le secteur de Tariq al Jdide, &amp;agrave; Beyrouth, deux civils ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s lors des fun&amp;eacute;railles d&amp;rsquo;un partisan du gouvernement assassin&amp;eacute;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Hezbollah a annonc&amp;eacute; dimanche que trois de ses membres avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; enlev&amp;eacute;s &amp;agrave; Aley, pr&amp;egrave;s de Beyrouth, par des membres du Parti socialiste progressiste (PSP) pro-gouvernemental, et que les corps de deux des hommes avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; retrouv&amp;eacute;s. Walid Joumblatt, le dirigeant du PSP, a reconnu que trois hommes du Hezbollah avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s, et a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que si les informations selon lesquelles les hommes avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; tortur&amp;eacute;s avant d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre abattus se r&amp;eacute;v&amp;eacute;laient exactes, il en assumerait la responsabilit&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une d&amp;eacute;claration rendue publique mardi, Amnesty International a appel&amp;eacute; les autorit&amp;eacute;s libanaises &amp;agrave; veiller &amp;agrave; ce que des enqu&amp;ecirc;tes en bonne et due forme soient men&amp;eacute;es sur les homicides et toutes les autres violences perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;s contre des personnes non impliqu&amp;eacute;es dans les affrontements arm&amp;eacute;s. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Les dirigeants politiques doivent veiller &amp;agrave; ce que tous ceux qui, dans leurs rangs, sont soup&amp;ccedil;onn&amp;eacute;s d&amp;rsquo;avoir commis des atteintes aux droits humains soient remis aux autorit&amp;eacute;s judiciaires comp&amp;eacute;tentes afin qu&amp;rsquo;une enqu&amp;ecirc;te soit men&amp;eacute;e et qu&amp;rsquo;ils soient jug&amp;eacute;s dans le cadre de proc&amp;egrave;s pleinement conformes aux normes internationales relatives aux droits humains&amp;nbsp;&amp;raquo;, &lt;/em&gt;a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; l&amp;rsquo;organisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a &amp;eacute;galement exhort&amp;eacute; les repr&amp;eacute;sentants des &amp;Eacute;tats arabes, qui doivent se r&amp;eacute;unir &amp;agrave; Beyrouth ce mercredi afin de discuter de la situation, &amp;agrave; faire pression sur toutes les parties impliqu&amp;eacute;es pour qu&amp;rsquo;elles mettent fin aux atteintes aux droits humains et fassent en sorte que la population civile soit &amp;eacute;pargn&amp;eacute;e.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/middle-east-and-north-africa/east-mediterranean/lebanon">Liban</category>
 <pubDate>Tue, 13 May 2008 17:33:02 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">4887 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Soudan : demandez l’arrestation de criminels de guerre présumés</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/call-arrest-suspected-sudanese-war-criminals</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/AFR/sudan-warcriminal-65x65.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;Plus de 2,3&amp;nbsp;millions de personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es dans le cadre du conflit au Darfour. On estime que plus de 90&amp;nbsp;000&amp;nbsp;autres ont trouv&amp;eacute; la mort dans les violences et que quelque 200 000 autres seraient mortes des suites indirectes du conflit. Par ailleurs, des milliers de femmes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; viol&amp;eacute;es depuis le d&amp;eacute;but des violences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 27&amp;nbsp;avril 2007, la Cour p&amp;eacute;nale internationale (CPI) a &amp;eacute;mis des mandats d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t contre le ministre soudanais Ahmad Harun et le dirigeant janjawid Ali Kushayb. Tous deux sont soup&amp;ccedil;onn&amp;eacute;s d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre responsables de crimes contre l&#039;humanit&amp;eacute; et de crimes de guerre commis au Darfour, notamment de meurtres, de viols et de tortures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autorit&amp;eacute;s soudanaises s&#039;opposent pour l&#039;instant &amp;agrave; ce qu&#039;ils soient jug&amp;eacute;s par la CPI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/call-sudan-arrest-suspected-war-criminals&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/AI/take-action-button-fr.gif&quot; title=&quot;Passez à l&amp;#039;action&quot; alt=&quot;Passez à l&amp;#039;action&quot; height=&quot;73&quot; width=&quot;114&quot; class=&quot;asset-align-right&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
Mobilisez-vous pour que les personnes accus&amp;eacute;es des pires atteintes aux droits humains soient traduites en justice.
&lt;p&gt;
&amp;nbsp;
&lt;/p&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/international-justice">Justice internationale</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/sudan">Soudan</category>
 <pubDate>Tue, 13 May 2008 17:48:03 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">4941 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Les homicides de civils sont courants en Somalie</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/routine-killings-civilians-somalia-20080506</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/AFR/somalia-tfg-560x400.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;Amnesty International vient de publier un important rapport sur la crise humanitaire et la dramatique situation des droits humains auxquelles est confront&amp;eacute;e la population somalienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport contient de tr&amp;egrave;s nombreux t&amp;eacute;moignages de victimes traumatis&amp;eacute;es par le conflit et d&amp;eacute;nonce les atteintes aux droits humains qui leur ont &amp;eacute;t&amp;eacute; inflig&amp;eacute;es, notamment par des militaires &amp;eacute;thiopiens et des soldats des forces du gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition somalien, d&amp;rsquo;une part, et des membres de groupes arm&amp;eacute;s, d&amp;rsquo;autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Des Somaliens sont tu&amp;eacute;s, viol&amp;eacute;s, tortur&amp;eacute;s, &lt;/em&gt;a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Michelle Kagari, directrice adjointe du programme Afrique d&amp;rsquo;Amnesty International. &lt;em&gt;Les pillages se multiplient et des quartiers entiers sont d&amp;eacute;truits.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des t&amp;eacute;moins ont racont&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International que les soldats &amp;eacute;thiopiens avaient de plus en plus souvent recours &amp;agrave; la m&amp;eacute;thode de l&amp;rsquo;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;abattage&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; pour tuer des personnes&amp;nbsp;: les victimes sont &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;tu&amp;eacute;es comme des ch&amp;egrave;vres&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire &amp;eacute;gorg&amp;eacute;es. Elles sont bien souvent abandonn&amp;eacute;es dans leur sang en pleine rue, jusqu&#039;&amp;agrave; ce que les tireurs embusqu&amp;eacute;s et les autres combattants arm&amp;eacute;s quittent les lieux, laissant ainsi la possibilit&amp;eacute; aux proches d&amp;rsquo;emporter les cadavres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Les t&amp;eacute;moignages que nous avons recueillis donnent fortement &amp;agrave; penser que des crimes de guerre, voire des crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute;, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; et sont commis par toutes les parties au conflit en Somalie, et ce en toute impunit&amp;eacute;,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Michelle Kagari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;La situation humanitaire et des droits humains empire de jour en jour dans le pays. Ce rapport porte la voix des citoyens ordinaires de Somalie, qui demandent &amp;agrave; la communaut&amp;eacute; internationale de se mobiliser pour mettre un terme aux attaques dont ils sont victimes, notamment celles commises par l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e &amp;eacute;thiopienne et les forces du gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition, soutenues &amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;tranger.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux quartiers de Mogadiscio sont livr&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;ins&amp;eacute;curit&amp;eacute; et tous les habitants de la capitale sont marqu&amp;eacute;s par les tr&amp;egrave;s graves atteintes aux droits humains et violations du droit international humanitaire qu&amp;rsquo;ils ont subies ou dont ils ont &amp;eacute;t&amp;eacute; t&amp;eacute;moins. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;O&amp;ugrave; qu&amp;rsquo;ils aillent, les civils sont en danger. Ceux qui fuient la violence &amp;agrave; Mogadiscio sont attaqu&amp;eacute;s sur les routes, ceux qui ont la chance de parvenir jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; un camp ou un campement sont confront&amp;eacute;s &amp;agrave; d&amp;rsquo;autres violences et vivent dans des conditions &amp;eacute;pouvantables.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&amp;rsquo;est au gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition (le gouvernement reconnu de la Somalie) qu&amp;rsquo;incombe en premier lieu la responsabilit&amp;eacute; de prot&amp;eacute;ger les droits fondamentaux de la population. Mais l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e &amp;eacute;thiopienne, qui apporte un soutien important &amp;agrave; ce gouvernement, a elle aussi des responsabilit&amp;eacute;s &amp;agrave; assumer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Il faut que cessent imm&amp;eacute;diatement les attaques perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;es par toutes les parties contre les civils. La communaut&amp;eacute; internationale a par ailleurs elle aussi sa part de responsabilit&amp;eacute;, pour n&#039;avoir pas exerc&amp;eacute; sans rel&amp;acirc;che des pressions sur le gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition et sur le gouvernement &amp;eacute;thiopien afin qu&amp;rsquo;ils emp&amp;ecirc;chent leurs forces arm&amp;eacute;es de commettre de tr&amp;egrave;s graves violations des droits humains.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a appel&amp;eacute; au renforcement du Bureau politique des Nations unies pour la Somalie. L&amp;rsquo;organisation a en outre demand&amp;eacute; que la Mission de l&amp;rsquo;Union africaine en Somalie (AMISOM), ainsi que toute mission de maintien de la paix des Nations unies qui pourrait lui succ&amp;eacute;der, re&amp;ccedil;oive pour mandat de prot&amp;eacute;ger les civils et soit dot&amp;eacute;e d&amp;rsquo;une composante droits humains forte, qui l&amp;rsquo;habilite &amp;agrave; enqu&amp;ecirc;ter sur les violations des droits humains. Amnesty International a &amp;eacute;galement demand&amp;eacute; que l&amp;rsquo;embargo sur les armes impos&amp;eacute; par les Nations unies &amp;agrave; la Somalie soit renforc&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/ethiopia">Éthiopie</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/somalia">Somalie</category>
 <pubDate>Tue, 06 May 2008 16:44:30 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">4828 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Les atteintes aux droits humains se multiplient à Sri Lanka sous le voile du secret</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/human-rights-abuses-sri-lanka-flourish-under-veil-secrecy-20080502</link>
 <description>La question du respect des droits humains &amp;agrave; travers le monde est souvent li&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;impartialit&amp;eacute; et &amp;agrave; la rigueur du travail effectu&amp;eacute; par les m&amp;eacute;dias. Lorsque les atteintes aux droits humains ne sont pas d&amp;eacute;nonc&amp;eacute;es et que l&amp;rsquo;opinion publique n&amp;rsquo;est pas vigilante, les agissements illicites peuvent se multiplier dans le secret et le mensonge. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne dira jamais assez &amp;agrave; quel point les m&amp;eacute;dias jouent un r&amp;ocirc;le important dans les situations de conflit&amp;nbsp;: sans leurs reportages, leurs photos et leurs images des combats et de la violence, personne ne pourrait faire pression sur les protagonistes pour les inciter &amp;agrave; respecter les droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce besoin est particuli&amp;egrave;rement fort &amp;agrave; Sri Lanka, o&amp;ugrave; le nombre de victimes dans chaque camp est apparemment tr&amp;egrave;s &amp;eacute;lev&amp;eacute;, beaucoup de civils &amp;eacute;tant pris en tenaille. Toutes les parties au conflit se sont rendues coupables de graves atteintes aux droits humains et de violations du droit international humanitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Comit&amp;eacute; international de la Croix-Rouge (CICR) s&amp;rsquo;est dit pr&amp;eacute;occup&amp;eacute; par l&amp;rsquo;augmentation des pertes civiles depuis le d&amp;eacute;but de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e du fait de l&amp;rsquo;accroissement du nombre d&amp;rsquo;attaques men&amp;eacute;es sans discrimination dans le nord, l&amp;rsquo;est et le sud du pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgr&amp;eacute; le co&amp;ucirc;t humain de la guerre, les journalistes qui couvrent le conflit sri-lankais sont confront&amp;eacute;s &amp;agrave; des restrictions injustifi&amp;eacute;es et il existe par cons&amp;eacute;quent tr&amp;egrave;s peu de faits &amp;eacute;tablis. &amp;Agrave; vrai dire, les deux camps ne cessent de se contredire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le conflit qui frappe Sri Lanka oppose les forces gouvernementales, les Tigres lib&amp;eacute;rateurs de l&#039;Eelam tamoul (LTTE) et des groupes arm&amp;eacute;s tamouls apparemment align&amp;eacute;s sur le gouvernement. Comme l&amp;rsquo;indiquait Amnesty International en f&amp;eacute;vrier dans son rapport &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/library/info/ASA37/001/2008/en&quot; title=&quot; Silencing Dissent&quot;&gt;&lt;em&gt;Sri Lanka: Silencing Dissent&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, les m&amp;eacute;dias qui couvrent la guerre dans ce pays sont r&amp;eacute;duits au silence dans la pratique &amp;ndash;&amp;nbsp;par les menaces, les restrictions et les violences. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le conflit dans le nord et l&amp;rsquo;est de Sri Lanka s&amp;rsquo;est encore aggrav&amp;eacute; depuis la fin de l&amp;rsquo;accord de cessez-le-feu, le 16&amp;nbsp;janvier 2008. La Mission de surveillance &amp;agrave; Sri Lanka, qui &amp;eacute;tait charg&amp;eacute;e de surveiller l&amp;rsquo;application de l&amp;rsquo;accord de cessez-le-feu de 2002, s&amp;rsquo;&amp;eacute;tant retir&amp;eacute;e, il y a maintenant un vide pour ce qui est de rendre compte de mani&amp;egrave;re ind&amp;eacute;pendante des violations des droits humains. Il est par cons&amp;eacute;quent d&amp;rsquo;autant plus urgent que les journalistes soient autoris&amp;eacute;s &amp;agrave; faire leur travail sans &amp;ecirc;tre l&amp;rsquo;objet de restrictions abusives et &amp;agrave; r&amp;eacute;unir des informations sur les atteintes aux droits humains sur le terrain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, les journalistes se voient souvent interdire l&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s aux zones de conflit &amp;agrave; Sri Lanka. Les LTTE n&amp;rsquo;autorisent pas de reportages ind&amp;eacute;pendants dans les zones plac&amp;eacute;es sous leur contr&amp;ocirc;le, tandis que le gouvernement cache le co&amp;ucirc;t de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Free Media Movement (FMM), une organisation bas&amp;eacute;e &amp;agrave; Colombo qui surveille la situation en mati&amp;egrave;re de libert&amp;eacute; des m&amp;eacute;dias, des fonctionnaires du gouvernement ont interdit &amp;agrave; des photographes, la semaine derni&amp;egrave;re, de p&amp;eacute;n&amp;eacute;trer dans des h&amp;ocirc;pitaux de Colombo o&amp;ugrave; &amp;eacute;taient soign&amp;eacute;s des soldats de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e sri-lankaise bless&amp;eacute;s au combat fin avril.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la F&amp;eacute;d&amp;eacute;ration internationale des journalistes (FIJ), 25&amp;nbsp;journalistes appartenant &amp;agrave; la minorit&amp;eacute; tamoule ont fui la p&amp;eacute;ninsule de Jaffna, o&amp;ugrave; les forces gouvernementales combattent des rebelles des Tigres tamouls.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux ans, le 2&amp;nbsp;mai 2006, Suresh Kumar et Rajiv Kumar, deux membres du personnel de soutien du journal &lt;em&gt;Uthayan&lt;/em&gt;, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s par balle dans les locaux de ce quotidien bas&amp;eacute; &amp;agrave; Jaffna, qui est la cible de vives critiques car il est consid&amp;eacute;r&amp;eacute; comme favorable aux nationalistes tamouls. Sept personnes travaillant pour les m&amp;eacute;dias, dont quatre employ&amp;eacute;s d&amp;rsquo;&lt;em&gt;Uthayan&lt;/em&gt;, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;es &amp;agrave; Jaffna depuis d&amp;eacute;but mai 2006.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de Suresh Kumar et de Rajiv Kumar, des hommes arm&amp;eacute;s circulant &amp;agrave; moto ont attaqu&amp;eacute; les locaux du journal. Ils &amp;eacute;taient apparemment &amp;agrave; la recherche de certains journalistes, mais ceux-ci n&amp;rsquo;&amp;eacute;tant pas pr&amp;eacute;sents les agresseurs ont tu&amp;eacute; Suresh Kumar et Rajiv Kumar. Ils sont toujours en libert&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Publier notre quotidien &amp;agrave; Jaffna constitue une t&amp;acirc;che de plus en plus dangereuse et digne des travaux d&amp;rsquo;Hercule. Des hommes arm&amp;eacute;s menacent en permanence notre travail et notre vie&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, explique le r&amp;eacute;dacteur en chef d&amp;rsquo;&lt;em&gt;Uthayan&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l&amp;rsquo;instant, &amp;agrave; la connaissance d&amp;rsquo;Amnesty International, aucune enqu&amp;ecirc;te n&amp;rsquo;a permis d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;ter et de juger les meurtriers pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s de journalistes et d&amp;rsquo;autres professionnels des m&amp;eacute;dias.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une autre affaire, le journaliste Jayaprakash Sittampalam Tissainayagam, qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; le 7&amp;nbsp;mars, se trouve toujours dans le centre de d&amp;eacute;tention du Service d&#039;enqu&amp;ecirc;te sur le terrorisme, &amp;agrave; Colombo. Les autorit&amp;eacute;s disent qu&amp;rsquo;elles le soup&amp;ccedil;onnent d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre li&amp;eacute; aux LTTE, mais il n&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; inculp&amp;eacute; d&amp;rsquo;aucune infraction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a qualifi&amp;eacute; sa d&amp;eacute;tention d&amp;rsquo;arbitraire. Jayaprakash Sittampalam Tissainayagam risque de perdre la vue s&#039;il ne re&amp;ccedil;oit pas le traitement sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute; dont il a besoin pour soigner ses graves troubles oculaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tout, au moins 10&amp;nbsp;professionnels des m&amp;eacute;dias ont &amp;eacute;t&amp;eacute; victimes d&amp;rsquo;un homicide ill&amp;eacute;gal &amp;agrave; Sri Lanka depuis le d&amp;eacute;but de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2006. D&amp;rsquo;autres ont &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s arbitrairement, tortur&amp;eacute;s et auraient disparu pendant leur d&amp;eacute;tention par les forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Journ&amp;eacute;e de la libert&amp;eacute; de la presse 2008, Amnesty International a appel&amp;eacute; le gouvernement sri-lankais &amp;agrave; prot&amp;eacute;ger les professionnels des m&amp;eacute;dias et leurs droits &amp;agrave; la vie, &amp;agrave; la libert&amp;eacute; et &amp;agrave; la s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, conform&amp;eacute;ment aux obligations de Sri Lanka au regard du droit international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;organisation a &amp;eacute;galement exhort&amp;eacute; le gouvernement &amp;agrave; respecter les professionnels des m&amp;eacute;dias et &amp;agrave; d&amp;eacute;clarer publiquement que les homicides, les menaces et les autres attaques ne seront pas tol&amp;eacute;r&amp;eacute;es. Les autorit&amp;eacute;s sri-lankaises doivent mener dans les meilleurs d&amp;eacute;lais des enqu&amp;ecirc;tes ind&amp;eacute;pendantes, impartiales et s&amp;eacute;rieuses sur la totalit&amp;eacute; des agressions, disparitions et homicides qui ont vis&amp;eacute; des professionnels des m&amp;eacute;dias, quelle que soit l&amp;rsquo;identit&amp;eacute; des auteurs et des victimes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International demande aussi aux LTTE d&amp;rsquo;ordonner &amp;agrave; tous leurs membres de mettre fin aux homicides, aux menaces et aux autres attaques contre des professionnels des m&amp;eacute;dias. Toutes les parties au conflit doivent cesser de s&amp;rsquo;en prendre &amp;agrave; des journalistes.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/freedom-expression">Liberté d’expression</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/prisoners-conscience">Prisonniers d&amp;#039;opinion</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asiaandpacific/southasia/srilanka">Sri Lanka</category>
 <pubDate>Fri, 02 May 2008 18:22:04 +0100</pubDate>
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</item>
<item>
 <title>Somalie/Éthiopie. L’homicide délibéré de civils est un crime de guerre</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/somaliaethiopia-deliberate-killing-civilians-war-crime-20080425</link>
 <description>&lt;p&gt;Amnesty International r&amp;eacute;fute les d&amp;eacute;clarations faites par le gouvernement &amp;eacute;thiopien &amp;agrave; propos des informations donn&amp;eacute;es par l&amp;rsquo;organisation sur le raid de la mosqu&amp;eacute;e Al Hidaya &amp;agrave; Mogadiscio le 19&amp;nbsp;avril&amp;nbsp;2008. Au cours de l&amp;rsquo;attaque, des soldats &amp;eacute;thiopiens ont tu&amp;eacute; au moins 21&amp;nbsp;personnes, parmi lesquelles 11&amp;nbsp;civils non arm&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;rieur de la mosqu&amp;eacute;e et ont fait prisonniers une quarantaine de jeunes et d&amp;rsquo;enfants &amp;acirc;g&amp;eacute;s de neuf &amp;agrave; dix-huit ans. Dix autres personnes au moins ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;es par les forces &amp;eacute;thiopiennes au voisinage de la mosqu&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les informations donn&amp;eacute;es par l&amp;rsquo;organisation ont &amp;eacute;t&amp;eacute; recoup&amp;eacute;es plusieurs fois et s&amp;rsquo;appuient sur des sources ind&amp;eacute;pendantes, telles que les membres des familles des victimes, des t&amp;eacute;moignages recueillis sur place, notamment de personnes pr&amp;eacute;sentes dans la mosqu&amp;eacute;e au moment des homicides et des contacts locaux d&amp;rsquo;Amnesty International.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;L&amp;rsquo;homicide d&amp;eacute;lib&amp;eacute;r&amp;eacute; de civils est un crime de guerre, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Amnesty International. Nous appelons le gouvernement &amp;eacute;thiopien &amp;agrave; faire en sorte qu&amp;rsquo;une enqu&amp;ecirc;te ind&amp;eacute;pendante soit men&amp;eacute;e sur le raid de la mosqu&amp;eacute;e et sur le traitement qu&amp;rsquo;auront subi les personnes d&amp;eacute;tenues par ses forces.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sept des 21&amp;nbsp;personnes tu&amp;eacute;es dans la mosqu&amp;eacute;e auraient eu la gorge tranch&amp;eacute;e, une forme d&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cution extrajudiciaire pratiqu&amp;eacute;e par les troupes &amp;eacute;thiopiennes en Somalie. Amnesty International a recueilli des t&amp;eacute;moignages faisant &amp;eacute;tat d&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cutions similaires, souvent lors d&amp;rsquo;op&amp;eacute;rations de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; apr&amp;egrave;s des attaques ayant vis&amp;eacute; les forces &amp;eacute;thiopiennes en Somalie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les informations diffus&amp;eacute;es par les m&amp;eacute;dias somaliens le 25&amp;nbsp;avril, les forces du gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition (TFG) de Somalie ont emmen&amp;eacute; en d&amp;eacute;tention au d&amp;eacute;partement des enqu&amp;ecirc;tes criminelles de la police somalienne dix-huit jeunes et enfants faits prisonniers par les forces &amp;eacute;thiopiennes &amp;agrave; la mosqu&amp;eacute;e d&amp;rsquo;Al Hidaya. Trente-deux autres enfants et adolescents ont &amp;eacute;t&amp;eacute; remis en libert&amp;eacute;, selon un porte-parole du TFG. Selon les normes internationales relatives aux droits de l&amp;rsquo;enfant, la d&amp;eacute;tention d&amp;rsquo;un enfant doit n&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre qu&amp;rsquo;une mesure de dernier ressort et &amp;ecirc;tre d&amp;rsquo;une dur&amp;eacute;e aussi br&amp;egrave;ve que possible. Amnesty International lance un appel pour que les 18 jeunes toujours d&amp;eacute;tenus soient inculp&amp;eacute;s d&amp;rsquo;une infraction d&amp;ucirc;ment reconnue par la loi et jug&amp;eacute;s, ou qu&amp;rsquo;ils soient lib&amp;eacute;r&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amnesty International appelle une nouvelle fois le gouvernement &amp;eacute;thiopien &amp;agrave; s&amp;rsquo;engager &amp;agrave; mener une enqu&amp;ecirc;te ind&amp;eacute;pendante sur les homicides perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;s pendant et apr&amp;egrave;s le raid sur la mosqu&amp;eacute;e Al Hidaya. Lorsque cette enqu&amp;ecirc;te aura eu lieu, ses conclusions devront &amp;ecirc;tre rendues publiques et les soldats &amp;eacute;thiopiens impliqu&amp;eacute;s au cours de l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te devront &amp;ecirc;tre jug&amp;eacute;s lors de proc&amp;egrave;s r&amp;eacute;pondant aux normes internationales d&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute; des proc&amp;egrave;s.&lt;/p&gt;
</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/ethiopia">Éthiopie</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/somalia">Somalie</category>
 <pubDate>Fri, 25 Apr 2008 17:24:13 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">4727 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>L’Éthiopie doit libérer les enfants capturés durant l’attaque d’une mosquée</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/ethiopia-must-release-children-captured-mosque-attack-20080424</link>
 <description>Les forces &amp;eacute;thiopiennes et celles du gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition somalien sont accus&amp;eacute;es d&amp;rsquo;avoir pris pour cibles des civils lors d&amp;rsquo;une attaque contre une mosqu&amp;eacute;e de Mogadiscio, samedi 19&amp;nbsp;avril. Vingt et une personnes sont mortes durant cette attaque qui, selon Amnesty International, pourrait constituer un crime de guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Onze d&amp;rsquo;entre elles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;es &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;rieur de la mosqu&amp;eacute;e, notamment l&amp;rsquo;imam Sheik Saiid Yahya, Sheik Abdullah Mohamud et plusieurs oul&amp;eacute;mas du mouvement Tabligh. Dix autres personnes au moins ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;es dans les environs de la mosqu&amp;eacute;e. Des habitants du secteur ont par la suite d&amp;eacute;pos&amp;eacute; leurs corps dans l&amp;rsquo;&amp;eacute;difice religieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sept des 21&amp;nbsp;victimes auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;gorg&amp;eacute;es. Cette forme d&#039;ex&amp;eacute;cution extrajudiciaire est pratiqu&amp;eacute;e par les forces &amp;eacute;thiopiennes en Somalie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mosqu&amp;eacute;e a &amp;eacute;t&amp;eacute; attaqu&amp;eacute;e pendant d&#039;importants affrontements dans le nord-est de Mogadiscio, au cours desquels un certain nombre de soldats &amp;eacute;thiopiens ont, semble-t-il, &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s. D&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s des t&amp;eacute;moins, les onze personnes tu&amp;eacute;es dans la mosqu&amp;eacute;e &amp;eacute;taient des civils non arm&amp;eacute;s qui ne participaient pas aux hostilit&amp;eacute;s. Un porte-parole du gouvernement &amp;eacute;thiopien a d&amp;eacute;menti l&amp;rsquo;implication de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e &amp;eacute;thiopienne dans ces homicides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International est en outre pr&amp;eacute;occup&amp;eacute;e par le fait que 41&amp;nbsp;enfants qui seraient &amp;acirc;g&amp;eacute;s de neuf &amp;agrave; dix-huit ans et qui suivaient un enseignement religieux dans la mosqu&amp;eacute;e Al Hidaya ont &amp;eacute;t&amp;eacute; enlev&amp;eacute;s par des soldats &amp;eacute;thiopiens. Ces enfants seraient d&amp;eacute;tenus sur une base militaire &amp;eacute;thiopienne situ&amp;eacute;e non loin d&amp;rsquo;une usine de p&amp;acirc;tes alimentaires &amp;agrave; Mogadiscio. Les enfants plus jeunes n&#039;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; captur&amp;eacute;s. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des t&amp;eacute;moignages recueillis par Amnesty International, les forces &amp;eacute;thiopiennes ont dit que les enfants seraient rel&amp;acirc;ch&amp;eacute;s &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;apr&amp;egrave;s enqu&amp;ecirc;te&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;s&amp;rsquo;ils &lt;/em&gt;[n&amp;rsquo;&amp;eacute;taient] &lt;em&gt;pas des terroristes&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e &amp;eacute;thiopienne et les forces du gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition somalien se battent contre des groupes arm&amp;eacute;s depuis deux jours. Selon l&amp;rsquo;organisation de d&amp;eacute;fense des droits humains Elman, les affrontements auraient fait 81&amp;nbsp;morts et plus d&amp;rsquo;une centaine de bless&amp;eacute;s. On ignore combien de civils figurent parmi les victimes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette attaque a fait suite aux offensives de plus en plus nombreuses men&amp;eacute;es par des groupes arm&amp;eacute;s oppos&amp;eacute;s au gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition dans des localit&amp;eacute;s du centre et du sud de la Somalie. Des habitants de la ville de Beledweyne ont signal&amp;eacute; que des membres de la milice Al Shabab avaient tu&amp;eacute; quatre enseignants lors d&amp;rsquo;une attaque qui a eu lieu le 13&amp;nbsp;avril. Un dirigeant de cette milice a affirm&amp;eacute; que ces enseignants avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; pris dans des feux crois&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait de prendre pour cibles de civils constitue un crime de guerre. Amnesty International a demand&amp;eacute; que des mesures soient prises au niveau international pour mettre fin &amp;agrave; l&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; dont b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficient les responsables de tels crimes, perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;s dans de nombreuses r&amp;eacute;gions de la Somalie. L&amp;rsquo;organisation a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que le gouvernement &amp;eacute;thiopien et le gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition somalien devaient veiller &amp;agrave; ce qu&amp;rsquo;une enqu&amp;ecirc;te ind&amp;eacute;pendante soit men&amp;eacute;e sur ces homicides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;laquo;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Des poursuites judiciaires doivent &amp;ecirc;tre engag&amp;eacute;es contre tout soldat &amp;eacute;thiopien pr&amp;eacute;sum&amp;eacute; responsable, dans le respect des normes internationales d&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute; des proc&amp;egrave;s et sans recours &amp;agrave; la peine de mort&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a ajout&amp;eacute; Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;organisation appelle &amp;eacute;galement le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des Nations unies &amp;agrave; prendre des mesures pour mettre fin &amp;agrave; l&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; dans toute la Somalie, notamment en mettant en place une commission d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te internationale, ou un semblable m&amp;eacute;canisme, ayant pour mission de mener des investigations sur les graves atteintes aux droits humains et les graves violations de ces droits commises dans le pays dans le cadre du conflit arm&amp;eacute;.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/children">Enfants</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/ethiopia">Éthiopie</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/somalia">Somalie</category>
 <pubDate>Thu, 24 Apr 2008 15:11:14 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">4734 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Somalie/Éthiopie. Les enfants capturés au cours du raid sur la mosquée Al Hidaya doivent être libérés</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/somaliaethiopia-release-children-held-raid-al-hidya</link>
 <description>&lt;p&gt;Amnesty International a appel&amp;eacute; ce mercredi 23&amp;nbsp;avril les soldats &amp;eacute;thiopiens &amp;agrave; lib&amp;eacute;rer 41 enfants retenus prisonniers apr&amp;egrave;s un raid sur la mosqu&amp;eacute;e Al Hidaya &amp;agrave; Mogadiscio, le 19&amp;nbsp;avril&amp;nbsp;2008, qui a fait 21&amp;nbsp;morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;La s&amp;eacute;curit&amp;eacute; et le bien-&amp;ecirc;tre de ces enfants, dont certains sont &amp;acirc;g&amp;eacute;s d&amp;rsquo;&amp;agrave; peine neuf ans, doivent &amp;ecirc;tre la pr&amp;eacute;occupation premi&amp;egrave;re de toutes les parties &amp;raquo;,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Amnesty International.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des t&amp;eacute;moins ont d&amp;eacute;clar&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International que les forces &amp;eacute;thiopiennes ne laisseraient partir les enfants de la base militaire o&amp;ugrave; ils sont retenus dans le nord de Mogadiscio &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;qu&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s enqu&amp;ecirc;te&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; et s&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;av&amp;egrave;re &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;qu&amp;rsquo;ils ne sont pas des terroristes&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;. Selon des informations re&amp;ccedil;ues par Amnesty International, quelques enfants auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; lib&amp;eacute;r&amp;eacute;s le 22&amp;nbsp;avril mais la majorit&amp;eacute; d&amp;rsquo;entre eux serait toujours d&amp;eacute;tenue par les forces &amp;eacute;thiopiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amnesty International condamne fermement les assassinats cibl&amp;eacute;s de civils au cours du raid. Onze des 21&amp;nbsp;personnes tu&amp;eacute;es l&amp;rsquo;ont &amp;eacute;t&amp;eacute; dans la mosqu&amp;eacute;e. Parmi elles se trouvaient l&amp;rsquo;imam Sheik Saiid Yahya, Sheik Abdullah Mohamud et plusieurs oul&amp;eacute;mas du mouvement mod&amp;eacute;r&amp;eacute; Tabligh. Des t&amp;eacute;moins oculaires d&amp;eacute;clarent que ceux qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;rieur de la mosqu&amp;eacute;e &amp;eacute;taient des civils non arm&amp;eacute;s ne prenant aucune part active aux hostilit&amp;eacute;s. Sept des 21&amp;nbsp;victimes auraient p&amp;eacute;ri apr&amp;egrave;s avoir eu la gorge tranch&amp;eacute;e &amp;ndash;&amp;nbsp;une forme d&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cution extrajudiciaire pratiqu&amp;eacute;e par les forces &amp;eacute;thiopiennes en Somalie. Un porte-parole du gouvernement &amp;eacute;thiopien a d&amp;eacute;menti l&amp;rsquo;implication de troupes &amp;eacute;thiopiennes dans ces homicides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Le Conseil de S&amp;eacute;curit&amp;eacute; des Nations unies doit prendre des mesures pour mettre fin &amp;agrave; l&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; r&amp;eacute;gnant en Somalie en &amp;eacute;tablissant une commission internationale d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te, ou un m&amp;eacute;canisme similaire, pour enqu&amp;ecirc;ter sur les violations des droits humains perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;es au cours du conflit arm&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Amnesty International.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour leur part, le gouvernement &amp;eacute;thiopien et le gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition (TFG) de Somalie doivent veiller &amp;agrave; ce qu&amp;rsquo;une enqu&amp;ecirc;te ind&amp;eacute;pendante soit men&amp;eacute;e sur ces homicides&amp;nbsp;; les soldats &amp;eacute;thiopiens reconnus responsables devront &amp;ecirc;tre poursuivis et jug&amp;eacute;s lors de proc&amp;egrave;s r&amp;eacute;pondant aux normes internationales d&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute; des proc&amp;egrave;s et excluant le recours &amp;agrave; la peine capitale. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Compl&amp;eacute;ment d&amp;rsquo;information&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;attaque contre la mosqu&amp;eacute;e Al Hidaya s&amp;rsquo;est produite au cours de deux journ&amp;eacute;es de combat entre soldats &amp;eacute;thiopiens et du TFG contre des groupes arm&amp;eacute;s qui s&amp;rsquo;opposent &amp;agrave; eux&amp;nbsp;; selon l&amp;rsquo;organisation de d&amp;eacute;fense des droits humains Elman, les affrontements auraient fait 81&amp;nbsp;morts et plus d&amp;rsquo;une centaine de bless&amp;eacute;s. On ne sait pas combien de civils figurent parmi les victimes. Cette attaque fait suite aux attaques de plus en plus nombreuses men&amp;eacute;es par des groupes arm&amp;eacute;s oppos&amp;eacute;s au TFG dans des localit&amp;eacute;s du centre et du sud de la Somalie&amp;nbsp;; une attaque a notamment &amp;eacute;t&amp;eacute; perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;e le 13&amp;nbsp;avril &amp;agrave; Beledweyne par la milice Al Chabaab, au cours de laquelle des miliciens auraient tu&amp;eacute;s quatre enseignants, selon les habitants. Un dirigeant d&amp;rsquo;Al Chabaab a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que les enseignants avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s par des tirs crois&amp;eacute;s lors d&amp;rsquo;un &amp;eacute;change de coups de feu.&lt;/p&gt;
</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/ethiopia">Éthiopie</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/somalia">Somalie</category>
 <pubDate>Wed, 23 Apr 2008 14:40:47 +0100</pubDate>
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</item>
<item>
 <title>Des centaines de personnes enlevées en Afrique centrale</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/hundreds-abducted-central-africa-20080422</link>
 <description>Amnesty International a appel&amp;eacute; les dirigeants de pays d&amp;rsquo;Afrique centrale et les Nations unies &amp;agrave; prendre imm&amp;eacute;diatement des mesures pour obtenir la lib&amp;eacute;ration des plus de 350&amp;nbsp;hommes, femmes et enfants qui auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; enlev&amp;eacute;s par l&amp;rsquo;Arm&amp;eacute;e de r&amp;eacute;sistance du Seigneur (LRA) au cours des derni&amp;egrave;res semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces enl&amp;egrave;vements ont eu lieu en R&amp;eacute;publique centrafricaine, en R&amp;eacute;publique d&amp;eacute;mocratique du Congo (RDC) et dans le sud du Soudan, alors que la LRA se pr&amp;eacute;parait officiellement &amp;agrave; signer un accord de paix avec le gouvernement ougandais. Cet accord devait mettre fin &amp;agrave; plus de vingt ans d&amp;rsquo;une guerre civile caract&amp;eacute;ris&amp;eacute;e par des crimes de guerre, notamment des enl&amp;egrave;vements, des ex&amp;eacute;cutions ill&amp;eacute;gales g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralis&amp;eacute;es et des mutilations inflig&amp;eacute;es &amp;agrave; des non-combattants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Alors que, comme en Ouganda, ces personnes &amp;ndash;&amp;nbsp;parmi lesquelles beaucoup de femmes et d&amp;rsquo;enfants&amp;nbsp;&amp;ndash; sont probablement destin&amp;eacute;es &amp;agrave; devenir des enfants soldats et des esclaves sexuels, aucun des gouvernements de la r&amp;eacute;gion n&amp;rsquo;a entrepris quoi que ce soit pour obtenir leur lib&amp;eacute;ration, &lt;/em&gt;a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Les gouvernements du Soudan, de la R&amp;eacute;publique centrafricaine et de la RDC, avec l&amp;rsquo;aide des Nations unies, doivent joindre leurs forces pour assurer la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; et obtenir la lib&amp;eacute;ration imm&amp;eacute;diate des personnes enlev&amp;eacute;es, et d&amp;eacute;f&amp;eacute;rer les responsables de ces enl&amp;egrave;vements &amp;agrave; la justice.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les femmes et les jeunes filles enlev&amp;eacute;es par la LRA ont dans le pass&amp;eacute; &amp;eacute;t&amp;eacute; utilis&amp;eacute;es comme esclaves sexuelles, tandis que les jeunes gar&amp;ccedil;ons et les hommes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; forc&amp;eacute;s &amp;agrave; combattre et &amp;agrave; commettre des atrocit&amp;eacute;s, ou ont &amp;eacute;t&amp;eacute; utilis&amp;eacute;s pour transporter les biens pill&amp;eacute;s. Les enl&amp;egrave;vements les plus r&amp;eacute;cents se sont produits pr&amp;egrave;s d&amp;rsquo;Obo, une localit&amp;eacute; situ&amp;eacute;e dans sud-est de la R&amp;eacute;publique centrafricaine, &amp;agrave; la fronti&amp;egrave;re avec la RDC et le Soudan. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la LRA ait d&amp;eacute;plac&amp;eacute; ses op&amp;eacute;rations vers le sud de la R&amp;eacute;publique centrafricaine pour tenter d&amp;rsquo;&amp;eacute;viter que ses dirigeants ne soient arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s et transf&amp;eacute;r&amp;eacute;s &amp;agrave; la Cour p&amp;eacute;nale internationale (CPI) &amp;agrave; La Haye, qui les recherche pour crimes de guerre et crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute;. Selon des informations r&amp;eacute;centes, les combattants auraient depuis travers&amp;eacute; la fronti&amp;egrave;re avec la RDC en emmenant avec eux les personnes enlev&amp;eacute;es. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs dirigeants de la LRA ont &amp;eacute;t&amp;eacute; inculp&amp;eacute;s par la Cour p&amp;eacute;nale internationale, en 2005, d&#039;enl&amp;egrave;vements massifs et d&#039;autres crimes contre l&#039;humanit&amp;eacute; et crimes de guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cinq forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; sont actuellement en op&amp;eacute;ration en R&amp;eacute;publique centrafricaine&amp;nbsp;: l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e centrafricaine, la Force de l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne (EUFOR), la Mission des Nations unies en R&amp;eacute;publique centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), la Force multinationale en Centrafrique (FOMUC) et les forces du gouvernement fran&amp;ccedil;ais. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International appelle les forces des Nations unies et les autres forces op&amp;eacute;rant dans cette r&amp;eacute;gion &amp;ndash;&amp;nbsp;notamment la Mission des Nations unies au Soudan (MINUS) et la Mission des Nations unies en RDC (MONUC)&amp;nbsp;&amp;ndash; &amp;agrave; aider les gouvernements de la r&amp;eacute;gion &amp;agrave; obtenir la lib&amp;eacute;ration des personnes enlev&amp;eacute;es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;organisation a &amp;eacute;galement exhort&amp;eacute; les forces internationales de maintien de la paix et les forces gouvernementales dans la r&amp;eacute;gion &amp;agrave; coop&amp;eacute;rer en vue de l&amp;rsquo;arrestation et du transfert de toutes les personnes faisant l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;un mandat d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t de la Cour p&amp;eacute;nale internationale, y compris des dirigeants de la LRA.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/centralafrica/centralafricanrepublic">République centrafricaine</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/disappearances-and-abductions">Disparitions et enlèvements</category>
 <pubDate>Tue, 22 Apr 2008 14:09:43 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">4706 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Des milliers de cadavres retrouvés dans des charniers au Cachemire</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/thousands-lost-kashmir-mass-graves</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ASA/india-kash-65x65.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;Des centaines de tombes clandestines &amp;ndash;&amp;nbsp;contenant, pense-t-on, les corps de victimes d&amp;rsquo;homicide ill&amp;eacute;gal, de disparition forc&amp;eacute;e, de torture et d&amp;rsquo;autres graves violences&amp;nbsp;&amp;ndash; ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;couvertes dans l&#039;&amp;Eacute;tat de Jammu-et-Cachemire, en Inde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a exhort&amp;eacute; le gouvernement indien &amp;agrave; ouvrir d&amp;rsquo;urgence des enqu&amp;ecirc;tes sur ces charniers qui, pense-t-on, contiennent les restes de victimes d&#039;atteintes aux droits humains commises dans le cadre du conflit arm&amp;eacute; qui d&amp;eacute;chire la r&amp;eacute;gion depuis 1989.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&amp;rsquo;est dans son rapport intitul&amp;eacute; Facts under Ground, publi&amp;eacute;e le 29&amp;nbsp;mars, que l&amp;rsquo;Association des parents de &amp;laquo;&amp;nbsp;disparus&amp;nbsp;&amp;raquo;, bas&amp;eacute;e &amp;agrave; Srinagar, a fait &amp;eacute;tat de ces d&amp;eacute;couvertes. Elle y fournit des informations d&amp;eacute;taill&amp;eacute;es sur ces tr&amp;egrave;s nombreuses tombes auxquelles il impossible d&amp;rsquo;acc&amp;eacute;der sans une autorisation sp&amp;eacute;cifique des forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, car elles sont situ&amp;eacute;es &amp;agrave; proximit&amp;eacute; de secteurs contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;s par le Pakistan. Selon les informations re&amp;ccedil;ues, depuis 2006 au moins 940&amp;nbsp;corps ont &amp;eacute;t&amp;eacute; retrouv&amp;eacute;s dans de telles tombes dans 18&amp;nbsp;villages du seul district d&#039;Uri.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e indienne a affirm&amp;eacute; qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agissait de rebelles arm&amp;eacute;s et de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;militants &amp;eacute;trangers&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; tu&amp;eacute;s de mani&amp;egrave;re l&amp;eacute;gale lors d&amp;rsquo;affrontements arm&amp;eacute;s avec les forces militaires. Or, le rapport indique que des villageois ont d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que la plupart des personnes enterr&amp;eacute;es dans ces tombes &amp;eacute;taient des gens de la r&amp;eacute;gion, originaires de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le rapport, plus de 8&amp;nbsp;000&amp;nbsp;personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; port&amp;eacute;es disparues dans l&#039;&amp;Eacute;tat de Jammu-et-Cachemire depuis 1989. Les autorit&amp;eacute;s indiennes ram&amp;egrave;nent ce chiffre &amp;agrave; 4&amp;nbsp;000, affirmant que la plupart de ces personnes sont parties au Pakistan pour rejoindre des groupes d&amp;rsquo;opposition arm&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2006, un rapport &amp;eacute;tabli par la police de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat a confirm&amp;eacute; la mort en d&amp;eacute;tention de 331&amp;nbsp;personnes ainsi que la disparition forc&amp;eacute;e de 111&amp;nbsp;autres apr&amp;egrave;s leur arrestation, depuis 1989.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les homicides ill&amp;eacute;gaux, les disparitions forc&amp;eacute;es et la torture violent les dispositions du droit international relatif aux droits humains et du droit international humanitaire inscrites dans des trait&amp;eacute;s auxquels l&amp;rsquo;Inde est partie. Ces actes constituent par ailleurs des crimes internationaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a appel&amp;eacute; le gouvernement indien &amp;agrave; condamner sans &amp;eacute;quivoque les disparitions forc&amp;eacute;es commises dans l&#039;&amp;Eacute;tat de Jammu-et-Cachemire, et &amp;agrave; veiller &amp;agrave; ce que des enqu&amp;ecirc;tes exhaustives, ind&amp;eacute;pendantes et impartiales soient men&amp;eacute;es sans d&amp;eacute;lai par des experts m&amp;eacute;dicol&amp;eacute;gaux et conform&amp;eacute;ment au protocole type de l&amp;rsquo;ONU appropri&amp;eacute;, dans tous les sites de la r&amp;eacute;gion o&amp;ugrave; des charniers ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;couverts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/call-india-investigate-enforced-disappearances-and-mass-graves-kashmir-and-jam&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/AI/take-action-button-fr.gif&quot; title=&quot;Passez à l&amp;#039;action&quot; alt=&quot;Passez à l&amp;#039;action&quot; height=&quot;73&quot; width=&quot;114&quot; class=&quot;asset-align-right&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Toutes les all&amp;eacute;gations pass&amp;eacute;es et actuelles de disparition forc&amp;eacute;e doivent faire l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;une enqu&amp;ecirc;te et, lorsque qu&amp;rsquo;il existe des preuves suffisantes, toutes les personnes soup&amp;ccedil;onn&amp;eacute;es d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre responsables de tels crimes doivent &amp;ecirc;tre poursuivies en justice dans le respect des normes d&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute; des proc&amp;egrave;s, et toutes les victimes doivent pleinement obtenir r&amp;eacute;paration.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/disappearances-and-abductions">Disparitions et enlèvements</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asia-and-pacific/south-asia/india">Inde</category>
 <pubDate>Fri, 18 Apr 2008 12:28:23 +0100</pubDate>
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