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 <title>Web pages about &quot;Trials And Legal Systems&quot;</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems</link>
 <description>The taxonomy view with a depth of 0.</description>
 <language>fr</language>
<item>
 <title>Il faut instaurer la justice dans toute l’ex-Yougoslavie</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/good-news/the-need-for-comprehensive-justice-across-the-former-yugoslavia-20080829</link>
 <description>&lt;em&gt;&amp;Eacute;crit par Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale d&#039;Amnesty International&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Avec la reprise du proc&amp;egrave;s de Radovan Karadzic devant le Tribunal p&amp;eacute;nal international pour l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie &amp;agrave; La Haye, la justice pour les dizaines de milliers de victimes de Bosnie-Herz&amp;eacute;govine fait de toute &amp;eacute;vidence un grand bond en avant. Cependant, quelques proc&amp;egrave;s tr&amp;egrave;s m&amp;eacute;diatis&amp;eacute;s &amp;agrave; La Haye peuvent-ils suffire &amp;agrave; soigner les traumatismes provoqu&amp;eacute;s par les violations des droits humains effroyables qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; commises par toutes les parties au conflit&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a soulign&amp;eacute; &amp;agrave; maintes reprises &amp;agrave; quel point il &amp;eacute;tait important que viennent s&amp;rsquo;ajouter aux interventions du Tribunal des initiatives concert&amp;eacute;es des pays de cette r&amp;eacute;gion du monde, pour enqu&amp;ecirc;ter sur les dizaines de milliers d&amp;rsquo;autres crimes qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; commis et en juger les auteurs pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s, notamment les suspects de moins haut rang contre lesquels le Tribunal ne peut engager de poursuites, par manque de moyens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La reprise du proc&amp;egrave;s de Radovan Karadzic a l&amp;rsquo;avantage de braquer de nouveau les projecteurs sur le tribunal de La Haye, dont la cl&amp;ocirc;ture des travaux a &amp;eacute;t&amp;eacute; fix&amp;eacute;e arbitrairement &amp;agrave; l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2010 par le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des Nations unies. Nous nous demandons cependant avec inqui&amp;eacute;tude si ce qui est fait pour que les appareils judiciaires locaux soient en mesure de rendre la justice dans la r&amp;eacute;gion est suffisant. Des crimes tels que des meurtres, des viols et des d&amp;eacute;placements forc&amp;eacute;s n&amp;rsquo;ont toujours pas &amp;eacute;t&amp;eacute; jug&amp;eacute;s treize ans apr&amp;egrave;s la fin de la guerre, et un grand nombre de victimes continuent de souffrir sans que la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; n&amp;rsquo;ait &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;tablie ni que des r&amp;eacute;parations n&amp;rsquo;aient &amp;eacute;t&amp;eacute; attribu&amp;eacute;es. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ne sommes pas en train de dire que rien n&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; fait au niveau national pour enqu&amp;ecirc;ter sur les crimes commis pendant le conflit des ann&amp;eacute;es 1990 et poursuivre les responsables de ces agissements. Mais ces initiatives ont p&amp;acirc;ti des r&amp;eacute;percussions d&amp;rsquo;une volont&amp;eacute; politique chancelante associ&amp;eacute;e aux moyens limit&amp;eacute;s des appareils judiciaires et &amp;agrave; l&amp;rsquo;absence de coop&amp;eacute;ration entre les diff&amp;eacute;rents pays pour la mise en commun des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de preuve ainsi que l&amp;rsquo;arrestation et l&amp;rsquo;extradition des accus&amp;eacute;s. Seuls un petit nombre de suspects sont jug&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Croatie, Amnesty International a critiqu&amp;eacute; l&#039;absence d&#039;enqu&amp;ecirc;tes et de poursuites pour les crimes commis par l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e et les forces de police croates, y compris le meurtre et la &amp;laquo;&amp;nbsp;disparition&amp;nbsp;&amp;raquo; de plus de 100&amp;nbsp;Serbo-croates dans la r&amp;eacute;gion de Sisak pendant la guerre de 1991-1995. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les affaires mont&amp;eacute;n&amp;eacute;grines ont fait l&amp;rsquo;objet de man&amp;oelig;uvres politiques d&amp;rsquo;obstruction, et l&amp;rsquo;efficacit&amp;eacute; des proc&amp;eacute;dures nationales suscite des inqui&amp;eacute;tudes. Les poursuites dans l&#039;affaire de la &amp;laquo;&amp;nbsp;disparition&amp;nbsp;&amp;raquo; de 83&amp;nbsp;Bosniaques n&amp;rsquo;ont pas progress&amp;eacute;, tandis que les plaintes d&amp;eacute;pos&amp;eacute;es au civil par les familles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; rejet&amp;eacute;es par la Cour d&amp;rsquo;appel nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Serbie, les enqu&amp;ecirc;tes progressent au ralenti et l&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance de la justice est sujette &amp;agrave; caution. Seize ans apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;exode forc&amp;eacute; de centaines de Croates de Vo&amp;iuml;vodine, qui a fait 14&amp;nbsp;morts, aucune investigation n&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; men&amp;eacute;e. Par ailleurs, lorsque des poursuites ont &amp;eacute;t&amp;eacute; engag&amp;eacute;es, les procureurs concern&amp;eacute;s par ces affaires ont fait r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement l&amp;rsquo;objet de menaces, et l&amp;rsquo;efficacit&amp;eacute; des programmes nationaux de protection des t&amp;eacute;moins est contestable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Kosovo, il y a un manque d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;tes et de poursuites, en particulier pour les crimes de violence sexuelle&amp;nbsp;; les t&amp;eacute;moins ne sont pas prot&amp;eacute;g&amp;eacute;s et les juges et procureurs internationaux sont de moins en moins nombreux. L&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; reste de mise dans plus de 3&amp;nbsp;000&amp;nbsp;affaires de disparition forc&amp;eacute;e et d&amp;rsquo;enl&amp;egrave;vement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une chambre charg&amp;eacute;e des crimes de guerre a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;tablie en Bosnie-Herz&amp;eacute;govine avec le soutien de la communaut&amp;eacute; internationale, mais Amnesty International craint que le retrait pr&amp;eacute;vu du personnel international porte un coup &amp;agrave; l&amp;rsquo;efficacit&amp;eacute; de cette structure, &amp;agrave; moins que des ressources et des programmes de formation suffisants ne soient fournis au personnel, aux juges et aux procureurs locaux. Si certaines affaires ont &amp;eacute;t&amp;eacute; jug&amp;eacute;es par des tribunaux de canton et de district, de s&amp;eacute;rieux doutes demeurent quant &amp;agrave; la capacit&amp;eacute; de ces instances &amp;agrave; g&amp;eacute;rer des affaires aussi complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment o&amp;ugrave; les pressions se font de plus en plus fortes pour obtenir la fermeture du Tribunal p&amp;eacute;nal international pour l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie, il faut redoubler d&amp;rsquo;efforts pour renforcer les syst&amp;egrave;mes judiciaires nationaux p&amp;eacute;rennes. De m&amp;ecirc;me, la surveillance internationale des proc&amp;egrave;s pour crimes de guerre doit se poursuivre jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; ce qu&amp;rsquo;un v&amp;eacute;ritable engagement politique et une r&amp;eacute;forme globale permettent aux tribunaux d&amp;rsquo;exercer la justice. La communaut&amp;eacute; internationale devrait user de l&#039;influence qu&#039;elle peut avoir dans ses relations avec ces pays pour exiger qu&#039;il soit mis fin &amp;agrave; l&#039;impunit&amp;eacute; dans toutes les affaires de g&amp;eacute;nocide, de crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; et de crimes de guerre. Ce faisant, nous devons nous assurer qu&amp;rsquo;un soutien suffisant est apport&amp;eacute; aux appareils judiciaires des diff&amp;eacute;rents pays de la r&amp;eacute;gion pour qu&amp;rsquo;ils soient en mesure de former du personnel local, de renforcer leurs moyens et de mettre en place des programmes de protection des t&amp;eacute;moins et des m&amp;eacute;canismes d&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissement des faits et de r&amp;eacute;paration qui soient r&amp;eacute;ellement efficaces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S&amp;rsquo;il y a de fortes chances que le proc&amp;egrave;s de Radovan Karadzic soit termin&amp;eacute; avant la fermeture du Tribunal, il n&amp;rsquo;en reste pas moins que les proc&amp;egrave;s devant cette instance sont insuffisants pour l&amp;rsquo;ensemble des victimes du conflit des Balkans. Il est de notre devoir de faire le n&amp;eacute;cessaire pour que leur droit &amp;agrave; la justice et &amp;agrave; la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; et leur droit &amp;agrave; r&amp;eacute;paration soient respect&amp;eacute;s. Sinon, le r&amp;eacute;tablissement de la justice dans toute l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie restera une t&amp;acirc;che inachev&amp;eacute;e. Et ce sont les milliers de victimes de crimes qui en paieront le prix.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/balkans/bosnia-herzegovina">Bosnie-Herzégovine</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/international-justice">Justice internationale</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <pubDate>Fri, 29 Aug 2008 14:30:46 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5866 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Des centaines de personnes détenues sans inculpation au Soudan après l’attaque du 10 mai</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/sudan-holds-hundreds-without-charge-after-10-may-attack-20080820</link>
 <description>Le gouvernement soudanais d&amp;eacute;tient plusieurs centaines de personnes sans inculpation et sans possibilit&amp;eacute; de consulter un avocat, apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;attaque arm&amp;eacute;e contre Khartoum perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;e le 10&amp;nbsp;mai par le Mouvement pour la justice et l&amp;rsquo;&amp;eacute;galit&amp;eacute; (MJE). Les autorit&amp;eacute;s se pr&amp;eacute;parent par ailleurs &amp;agrave; juger 109&amp;nbsp;autres personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es dans le cadre de cette attaque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sort de la plupart des personnes qui restent plac&amp;eacute;es en d&amp;eacute;tention demeure inconnu. Celles qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; lib&amp;eacute;r&amp;eacute;es ont &amp;eacute;voqu&amp;eacute; des torture et d&amp;rsquo;autres mauvais traitements. Amnesty International craint que les personnes encore d&amp;eacute;tenues ne soient en grand danger d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre tortur&amp;eacute;es. Selon les informations re&amp;ccedil;ues par l&amp;rsquo;organisation, des femmes et un b&amp;eacute;b&amp;eacute; de neuf mois&amp;nbsp;figurent parmi les d&amp;eacute;tenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces craintes font suite &amp;agrave; la condamnation &amp;agrave; mort par pendaison de huit membres pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s du MJE, le 17&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, par les tribunaux d&amp;rsquo;exception soudanais charg&amp;eacute;s des affaires antiterroristes. L&amp;rsquo;un des huit condamn&amp;eacute;s est un haut responsable du MJE. Douze autres membres pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s du groupe se sont vu infliger la m&amp;ecirc;me peine le 20&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t 2008. Ce dernier jugement porte &amp;agrave; 50 le nombre de personnes condamn&amp;eacute;es &amp;agrave; mort en lien avec l&amp;rsquo;attaque du 10&amp;nbsp;mai.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Les tribunaux d&amp;rsquo;exception soudanais charg&amp;eacute;s des affaires antiterroristes ne sont qu&amp;rsquo;une parodie de justice, &lt;/em&gt;a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Tawanda Hondora, directeur adjoint du programme Afrique d&amp;rsquo;Amnesty International. &lt;em&gt;Certaines des personnes condamn&amp;eacute;es ont rencontr&amp;eacute; leurs avocats pour la premi&amp;egrave;re fois au moment du proc&amp;egrave;s, tandis que plusieurs ont affirm&amp;eacute; avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; tortur&amp;eacute;es pendant leur d&amp;eacute;tention au secret et avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; contraintes de faire des &amp;quot;aveux&amp;quot;.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Ces proc&amp;egrave;s ont &amp;eacute;t&amp;eacute; clairement in&amp;eacute;quitables et le Soudan se pr&amp;eacute;pare maintenant &amp;agrave; juger d&amp;rsquo;autres personnes avec le m&amp;ecirc;me syst&amp;egrave;me. Comment peut-on parler de justice&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;un des avocats des condamn&amp;eacute;s du 17&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International que sa demande d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te sur les all&amp;eacute;gations de torture et de mauvais traitements formul&amp;eacute;es par son client avait &amp;eacute;t&amp;eacute; rejet&amp;eacute;e par le tribunal, qui a par la m&amp;ecirc;me occasion &amp;eacute;cart&amp;eacute; une demande d&amp;rsquo;examen m&amp;eacute;dical, alors que les marques de mauvais traitements &amp;eacute;taient encore clairement visibles sur les corps des accus&amp;eacute;s au moment de leur comparution devant le juge, selon l&amp;rsquo;avocat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La d&amp;eacute;fense a fait appel des 38&amp;nbsp;condamnations dans le court d&amp;eacute;lai accord&amp;eacute; par les tribunaux d&amp;rsquo;exception. La d&amp;eacute;cision finale &amp;ndash;&amp;nbsp;attendue dans les prochaines semaines&amp;nbsp;&amp;ndash; doit &amp;ecirc;tre rendue par la Cour d&amp;rsquo;appel d&amp;rsquo;exception. Elle devra ensuite &amp;ecirc;tre sign&amp;eacute;e par le pr&amp;eacute;sident soudanais pour que les ex&amp;eacute;cutions aient lieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Le gouvernement soudanais a le devoir d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;ter sur les crimes et de traduire en justice les auteurs pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s de tels faits mais il doit le faire en respectant le droit international et sa propre Constitution, qui garantit l&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute; des proc&amp;egrave;s,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Tawanda Hondora.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Nous demandons instamment aux autorit&amp;eacute;s soudanaises de ne pas ex&amp;eacute;cuter ces hommes et de proc&amp;eacute;der imm&amp;eacute;diatement au r&amp;eacute;examen de leurs dossiers.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a &amp;eacute;galement exhort&amp;eacute; les autorit&amp;eacute;s soudanaises &amp;agrave; donner des informations concernant le sort de toutes les personnes d&amp;eacute;tenues dans le cadre de l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te sur l&amp;rsquo;attaque du 10&amp;nbsp;mai, et &amp;agrave; inculper rapidement ces personnes ou &amp;agrave; les lib&amp;eacute;rer imm&amp;eacute;diatement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;organisation a aussi demand&amp;eacute; que tous les d&amp;eacute;tenus puissent contacter et consulter r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement leur avocat et leur famille et obtenir les soins m&amp;eacute;dicaux que n&amp;eacute;cessite leur &amp;eacute;tat.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;
Compl&amp;eacute;ment d&amp;rsquo;information&lt;/h3&gt;
Le 10&amp;nbsp;mai,&amp;nbsp;pour la premi&amp;egrave;re fois depuis le d&amp;eacute;but du conflit en 2003, un groupe d&amp;rsquo;opposition arm&amp;eacute; bas&amp;eacute; au Darfour a atteint la capitale soudanaise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les semaines qui ont suivi cette attaque, des centaines de personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es par la police et les forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; soudanaises. La plupart &amp;eacute;taient originaires du Darfour. Selon les informations dont dispose Amnesty International, des ex&amp;eacute;cutions extrajudiciaires ont eu lieu lors de cette vague d&amp;rsquo;arrestations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En juillet, le chef de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat soudanais, Omar Hassan Ahmad el B&amp;eacute;chir, a annonc&amp;eacute; la lib&amp;eacute;ration de 87&amp;nbsp;enfants soldats pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s, accus&amp;eacute;s d&amp;rsquo;avoir pris part &amp;agrave; l&amp;rsquo;attaque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; la fin du m&amp;ecirc;me mois, les tribunaux d&#039;exception ont condamn&amp;eacute; &amp;agrave; la peine capitale 30&amp;nbsp;personnes reconnues coupables d&amp;rsquo;infractions p&amp;eacute;nales li&amp;eacute;es &amp;agrave; l&amp;rsquo;attaque du 10&amp;nbsp;mai. Ces juridictions charg&amp;eacute;es des affaires antiterroristes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; mises en place le 29&amp;nbsp;mai pour juger les personnes accus&amp;eacute;es d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre impliqu&amp;eacute;es dans cette attaque. Les int&amp;eacute;ress&amp;eacute;s ont &amp;eacute;t&amp;eacute; inculp&amp;eacute;s et condamn&amp;eacute;s sur la base d&amp;rsquo;articles du Code p&amp;eacute;nal de 1991, de la Loi antiterroriste de 2001 et de l&amp;rsquo;Ordonnance de 1993 sur les armes et munitions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jugement rendu le 17&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t est le quatri&amp;egrave;me prononc&amp;eacute; par ces tribunaux d&amp;rsquo;exception.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/death-penalty">Peine de mort </category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/detention">Détention</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/sudan">Soudan</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <pubDate>Wed, 20 Aug 2008 17:41:31 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5811 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>La suspension des lapidations est une bonne décision mais elle devra être respectée</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/suspension-stoning-executions-welcome-step-if-carried-out-20080815</link>
 <description>Amnesty International a salu&amp;eacute; l&amp;rsquo;annonce faite la semaine derni&amp;egrave;re par le porte-parole du pouvoir judiciaire iranien, qui a indiqu&amp;eacute; que les ex&amp;eacute;cutions par lapidation &amp;eacute;taient suspendues et que plusieurs femmes condamn&amp;eacute;es &amp;agrave; ce ch&amp;acirc;timent &amp;ndash;&amp;nbsp;et dont le nom n&amp;rsquo;a pas &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;ndash; avaient b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute; d&amp;rsquo;une commutation de peine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;La lapidation est une pratique odieuse, destin&amp;eacute;e &amp;agrave; accro&amp;icirc;tre la souffrance de la personne ex&amp;eacute;cut&amp;eacute;e. Elle n&amp;rsquo;a pas sa place dans le monde moderne,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Amnesty International. &lt;em&gt;Nous comptons sur les autorit&amp;eacute;s iraniennes pour que ce ch&amp;acirc;timent affreux ne soit plus jamais appliqu&amp;eacute;.&amp;nbsp;&amp;raquo; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La majorit&amp;eacute; des personnes condamn&amp;eacute;es &amp;agrave; mort par lapidation sont des femmes. Celles-ci ne sont pas trait&amp;eacute;es sur un pied d&amp;rsquo;&amp;eacute;galit&amp;eacute; avec les hommes dans la l&amp;eacute;gislation iranienne et devant les tribunaux nationaux. De plus, le taux d&amp;rsquo;analphab&amp;eacute;tisme &amp;eacute;tant plus &amp;eacute;lev&amp;eacute; chez les femmes, elles risquent davantage de signer des &amp;laquo;&amp;nbsp;aveux&amp;nbsp;&amp;raquo; pour des crimes qu&amp;rsquo;elles n&amp;rsquo;ont pas commis et d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre jug&amp;eacute;es de mani&amp;egrave;re in&amp;eacute;quitable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;La suspension de la lapidation est une bonne chose, que l&amp;rsquo;on attendait depuis longtemps. Elle vient couronner les efforts courageux des d&amp;eacute;fenseurs iraniens des droits humains&lt;/em&gt;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Drewery Dyke, du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d&amp;rsquo;Amnesty International. &lt;em&gt;N&amp;eacute;anmoins, par le pass&amp;eacute;, un pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent moratoire sur les ex&amp;eacute;cutions par lapidation avait &amp;eacute;t&amp;eacute; enfreint, si bien que nous suivrons de pr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de la situation pour voir si cela ne se reproduit pas.&amp;nbsp;&amp;raquo; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2002, le responsable du pouvoir judiciaire iranien avait en effet annonc&amp;eacute; que le recours &amp;agrave; la lapidation comme m&amp;eacute;thode d&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cution &amp;eacute;tait suspendu. Mais en mai 2006 une femme et un homme auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; lapid&amp;eacute;s &amp;agrave; Mashad. Une autre ex&amp;eacute;cution par lapidation a eu lieu le 5&amp;nbsp;juillet 2007&amp;nbsp;: Jafar Kiani, un homme reconnu coupable d&amp;rsquo;adult&amp;egrave;re, a &amp;eacute;t&amp;eacute; ex&amp;eacute;cut&amp;eacute; dans la province de Qazvin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;C&amp;rsquo;est vraiment au Parlement &lt;/em&gt;[qui examine actuellement un nouveau projet de loi p&amp;eacute;nale] &lt;em&gt;qu&amp;rsquo;il appartient de r&amp;eacute;viser la l&amp;eacute;gislation et de veiller &amp;agrave; ce que les ex&amp;eacute;cutions par lapidation ne soient plus jamais autoris&amp;eacute;es&amp;nbsp;&amp;raquo;, &lt;/em&gt;a ajout&amp;eacute; Drewery Dyke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;annonce de la suspension des lapidations fait suite &amp;agrave; l&amp;rsquo;action concert&amp;eacute;e des d&amp;eacute;fenseurs iraniens des droits humains, qui ont lanc&amp;eacute; une campagne contre cette pratique en octobre 2006 &lt;em&gt;(Stop Stoning Forever)&lt;/em&gt;. Leurs efforts, conjugu&amp;eacute;s aux &amp;eacute;chos donn&amp;eacute;s par les m&amp;eacute;dias locaux et internationaux et au soutien d&amp;rsquo;Amnesty International et d&amp;rsquo;autres organisations, semblent avoir contribu&amp;eacute; &amp;agrave; sauver au moins cinq personnes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout en se r&amp;eacute;jouissant de l&amp;rsquo;annonce concernant les lapidations, Amnesty International continue d&amp;rsquo;appeler les autorit&amp;eacute;s iraniennes &amp;agrave; mettre fin aux autres peines cruelles et inhumaines comme la flagellation, &amp;agrave; abroger les dispositions qui, bien que rarement mises en &amp;oelig;uvre, pr&amp;eacute;voient l&amp;rsquo;amputation de membres, et &amp;agrave; prendre d&amp;rsquo;autres mesures pour r&amp;eacute;duire le recours &amp;agrave; la peine de mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En vertu de l&amp;rsquo;actuel Code p&amp;eacute;nal iranien, l&#039;adult&amp;egrave;re entre personnes mari&amp;eacute;es est puni de mort par lapidation. Il est m&amp;ecirc;me prescrit que les pierres utilis&amp;eacute;es doivent &amp;ecirc;tre assez grosses pour causer de la souffrance, mais pas au point de tuer la victime imm&amp;eacute;diatement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les d&amp;eacute;fenseurs iraniens des droits humains restent expos&amp;eacute;s &amp;agrave; des arrestations, &amp;agrave; des actes de harc&amp;egrave;lement et &amp;agrave; des man&amp;oelig;uvres d&amp;rsquo;intimidation de la part des autorit&amp;eacute;s. Trente-trois femmes, dont des membres de la campagne Stop Stoning Forever, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es en mars 2007 alors qu&#039;elles manifestaient contre le proc&amp;egrave;s de cinq militantes des droits des femmes &amp;agrave; T&amp;eacute;h&amp;eacute;ran.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/death-penalty">Peine de mort </category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/middle-east-and-north-africa/east-gulf/iran">Iran</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/law-enforcement">Application des lois</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/campaigns/current-campaigns/stop-violence-against-women">Halte à la violence contre les femmes</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/women">Femmes</category>
 <pubDate>Fri, 15 Aug 2008 14:38:04 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5798 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Solidarité avec le Zimbabwe à l’approche de la réunion de la SADC</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/solidarity-zimbabwe-ahead-sadc-meeting-20080815</link>
 <description>Pr&amp;egrave;s de 80&amp;nbsp;organisations, dont plusieurs sections africaines d&amp;rsquo;Amnesty International, ont manifest&amp;eacute; conjointement leur solidarit&amp;eacute; avec le peuple du Zimbabwe. Dans une d&amp;eacute;claration &amp;agrave; la Communaut&amp;eacute; de d&amp;eacute;veloppement de l&#039;Afrique australe (SADC), qui se r&amp;eacute;unit ce week-end en Afrique du Sud, elles ont fait part de leurs pr&amp;eacute;occupations devant les atteintes aux droits fondamentaux dont les Zimbabw&amp;eacute;ens continuent &amp;agrave; &amp;ecirc;tre victimes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles ont d&amp;eacute;clar&amp;eacute; &amp;ecirc;tre conscientes que les partis politiques zimbabw&amp;eacute;ens, la SADC, l&amp;rsquo;Union africaine et les Nations unies tentent de trouver une solution &amp;agrave; la situation politique et &amp;eacute;conomique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces organisations, parmi lesquelles figurent le r&amp;eacute;seau d&amp;rsquo;information sur les droits de la personne HURINET (Ouganda), la branche tanzanienne de SAHRiNGON, r&amp;eacute;seau d&amp;rsquo;ONG militant en faveur des droits humains en Afrique australe, et le Centre d&amp;rsquo;assistance juridique (LAC) de Namibie, ont mis l&amp;rsquo;accent sur les atteintes aux droits humains qui se sont poursuivies apr&amp;egrave;s la signature du protocole d&#039;accord par les partis politiques, le 21&amp;nbsp;juillet. Elles ont soulign&amp;eacute; que des actes de torture et autres mauvais traitements ainsi que des man&amp;oelig;uvres de harc&amp;egrave;lement et d&amp;rsquo;intimidation ont continu&amp;eacute; &amp;agrave; &amp;ecirc;tre inflig&amp;eacute;s aux militants politiques et aux d&amp;eacute;fenseurs des droits humains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Nous nous inqui&amp;eacute;tons &amp;eacute;galement du fait que d&#039;importantes questions relatives &amp;agrave; la justice et &amp;agrave; l&#039;impunit&amp;eacute; n&#039;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; abord&amp;eacute;es de mani&amp;egrave;re explicite dans ce protocole d&#039;accord, ce qui laisse &amp;agrave; penser qu&amp;rsquo;elles ne seront pas examin&amp;eacute;es au cours des discussions entre partis,&lt;/em&gt; dit la d&amp;eacute;claration commune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Nous ajoutons nos voix &amp;agrave; celles des dirigeants civils et politiques, des militants et des citoyens ordinaires qui, en nombre croissant, condamnent les &amp;eacute;v&amp;eacute;nements du Zimbabwe qui ont d&amp;eacute;j&amp;agrave; valu au peuple de ce pays des souffrances incalculables. La perp&amp;eacute;tuation des violences politiques, la suppression des droits humains essentiels et le manque de gouvernance, qui a directement contribu&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;appauvrissement du peuple du Zimbabwe, doivent &amp;ecirc;tre combattus imm&amp;eacute;diatement. &lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Avec un m&amp;eacute;pris cynique pour les droits inscrits dans la Charte africaine des droits de l&amp;rsquo;homme et des peuples, le gouvernement actuel a brutalement r&amp;eacute;prim&amp;eacute; toute opposition d&amp;eacute;mocratique et pers&amp;eacute;cut&amp;eacute; militants politiques et d&amp;eacute;fenseurs des droits humains.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;
Les auteurs de la d&amp;eacute;claration demandent aux dirigeants africains &amp;agrave; tous les niveaux &amp;ndash;&amp;nbsp;panafricain, r&amp;eacute;gional et national&amp;nbsp;&amp;ndash; ainsi qu&amp;rsquo;aux institutions africaines d&amp;rsquo;exhorter le gouvernement du Zimbabwe &amp;agrave; mettre fin sans tarder aux graves violations des droits humains commises dans ce pays, &amp;agrave; d&amp;eacute;noncer publiquement toute violence politique et &amp;agrave; demander qu&amp;rsquo;il y soit mis fin.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/freedom-expression">Liberté d’expression</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/southern-africa/south-africa">Afrique du Sud</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/southern-africa/zimbabwe">Zimbabwe</category>
 <pubDate>Fri, 15 Aug 2008 15:03:15 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5786 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>L’enquête de l’armée sur l’homicide d’un caméraman à Gaza : un &quot;scandale&quot;</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/armys-so-called-inquiry-cameramans-killing-gaza-scandal-20080815</link>
 <description>Amnesty International a qualifi&amp;eacute; de scandaleux les propos de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e isra&amp;eacute;lienne, qui a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que le tir d&amp;rsquo;obus ayant caus&amp;eacute; la mort de Fadel Shana, un cam&amp;eacute;raman de l&amp;rsquo;agence Reuters, constituait une d&amp;eacute;cision &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;raisonnable&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;. L&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e est parvenue &amp;agrave; cette conclusion apr&amp;egrave;s avoir men&amp;eacute; une &amp;laquo;&amp;nbsp;enqu&amp;ecirc;te&amp;nbsp;&amp;raquo; sur l&amp;rsquo;homicide de ce journaliste et de trois autres civils non arm&amp;eacute;s, dont deux enfants, le 16&amp;nbsp;avril 2008. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette investigation &amp;eacute;tait manifestement biais&amp;eacute;e, et Amnesty International a exig&amp;eacute; l&amp;rsquo;ouverture d&amp;rsquo;une enqu&amp;ecirc;te ind&amp;eacute;pendante et impartiale sur ces homicides. L&amp;rsquo;organisation estime que les conclusions de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e ne peuvent que renforcer la culture d&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; qui a entra&amp;icirc;n&amp;eacute; un si grand nombre d&#039;homicides injustifi&amp;eacute;s d&#039;enfants et de civils non arm&amp;eacute;s imputables aux forces isra&amp;eacute;liennes &amp;agrave; Gaza.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fadel Shana travaillait pour l&amp;rsquo;agence de presse Reuters. Il se trouvait dans un v&amp;eacute;hicule portant un marquage &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Presse&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; clairement visible. Lui et son coll&amp;egrave;gue sont sortis du v&amp;eacute;hicule. Tous deux portaient des v&amp;ecirc;tements qui les identifiaient comme des journalistes. Fadel Shana a &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute; par le char d&#039;assaut qu&#039;il filmait. L&#039;obus que le char a tir&amp;eacute; contre Fadel Shana a &amp;eacute;galement touch&amp;eacute; des civils, notamment des enfants, qui se trouvaient pr&amp;egrave;s de lui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le journaliste et deux enfaxnts, Ahmad Farajallah et Ghassan Khaled Abu Ataiwi, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s par des fl&amp;eacute;chettes. Amnesty International a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que les obus &amp;agrave; fl&amp;eacute;chettes, dont le manque de pr&amp;eacute;cision est notoire, ne doivent jamais &amp;ecirc;tre utilis&amp;eacute;s dans ou pr&amp;egrave;s des zones habit&amp;eacute;es. Ces projectiles contiennent pr&amp;egrave;s de 5&amp;nbsp;000&amp;nbsp;dards m&amp;eacute;talliques, ou fl&amp;eacute;chettes, de cinq&amp;nbsp;centim&amp;egrave;tres de long. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la lettre envoy&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;agence Reuters par l&amp;rsquo;avocat g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e isra&amp;eacute;lienne, l&amp;rsquo;&amp;eacute;quipage du char n&amp;rsquo;avait pas vu de signe distinctif sur le v&amp;eacute;hicule, et pensait que Fadel Shana &amp;eacute;tait un activiste qui les visait avec un lance-roquettes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Les deux chars isra&amp;eacute;liens &amp;eacute;taient dot&amp;eacute;s de syst&amp;egrave;mes optiques tr&amp;egrave;s perfectionn&amp;eacute;s et se trouvaient &amp;agrave; moins d&amp;rsquo;un kilom&amp;egrave;tre de leur cible. La zone &amp;eacute;tait d&amp;eacute;gag&amp;eacute;e, en plein jour, et la visibilit&amp;eacute; &amp;eacute;tait tr&amp;egrave;s bonne. Il est donc particuli&amp;egrave;rement difficile de croire que les soldats n&amp;rsquo;ont pas vu le marquage &lt;/em&gt;&amp;quot;TV-Presse&amp;quot;&lt;em&gt; sur le gilet de Fadel Shana et sur le camion Mitsubishi de l&amp;rsquo;agence Reuters&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; un repr&amp;eacute;sentant d&amp;rsquo;Amnesty International. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n&amp;rsquo;y a pratiquement jamais d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;tes ind&amp;eacute;pendantes sur les homicides de civils non arm&amp;eacute;s commis par les forces isra&amp;eacute;liennes. M&amp;ecirc;me lorsqu&amp;rsquo;une r&amp;eacute;action internationale contraint l&amp;rsquo;avocat g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral des forces arm&amp;eacute;es &amp;agrave; se pencher sur ces affaires, la proc&amp;eacute;dure reste limit&amp;eacute;e et manque d&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance et d&amp;rsquo;impartialit&amp;eacute;. Dans cette affaire, comme dans presque toutes les autres, les t&amp;eacute;moins n&amp;rsquo;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; interrog&amp;eacute;s. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aucune enqu&amp;ecirc;te digne de ce nom n&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; men&amp;eacute;e sur la mort de 13&amp;nbsp;autres civils non arm&amp;eacute;s, dont huit enfants, tu&amp;eacute;s le m&amp;ecirc;me jour apr&amp;egrave;s que des Palestiniens eurent pris en embuscade et abattu trois soldats isra&amp;eacute;liens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque les responsables d&amp;rsquo;homicides ill&amp;eacute;gaux n&amp;rsquo;ont pas &amp;agrave; rendre de comptes, ni &amp;agrave; redouter une enqu&amp;ecirc;te, les victimes subissent un d&amp;eacute;ni de justice et d&amp;rsquo;autres abus peuvent survenir plus facilement. Par ailleurs, une telle situation r&amp;eacute;duit les perspectives de r&amp;eacute;solution pacifique du conflit, car les Palestiniens peuvent en conclure qu&#039;il n&#039;y a pas de justice pour eux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Il est &amp;eacute;vident qu&amp;rsquo;une enqu&amp;ecirc;te ind&amp;eacute;pendante et impartiale sur cet homicide s&amp;rsquo;impose&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; le repr&amp;eacute;sentant d&amp;rsquo;Amnesty International. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a, &amp;agrave; maintes reprises, condamn&amp;eacute; les attaques, notamment les attaques &amp;agrave; la roquette, lanc&amp;eacute;es contre des civils isra&amp;eacute;liens par des groupes arm&amp;eacute;s palestiniens, et demand&amp;eacute; qu&amp;rsquo;il y soit mis fin et que les auteurs de ces agissements soient d&amp;eacute;f&amp;eacute;r&amp;eacute;s &amp;agrave; la justice. Toutefois, l&amp;rsquo;organisation a aussi indiqu&amp;eacute; que les attaques des groupes arm&amp;eacute;s ne justifiaient pas la culture d&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; qui entoure les homicides de civils palestiniens par l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e isra&amp;eacute;lienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant les six premiers mois de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e&amp;nbsp;2008, l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e isra&amp;eacute;lienne a tu&amp;eacute; environ 400&amp;nbsp;Palestiniens, dont plus de 50&amp;nbsp;enfants. La plupart ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s &amp;agrave; Gaza, et au moins la moiti&amp;eacute; d&amp;rsquo;entre eux &amp;eacute;taient des civils non arm&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode, 25&amp;nbsp;Isra&amp;eacute;liens, dont 17&amp;nbsp;civils, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s par des groupes arm&amp;eacute;s palestiniens.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/freedom-expression">Liberté d’expression</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/region/middle-east-and-north-africa/east-mediterranean/israel-and-occupied-territories">Israël et territoires palestiniens occupés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/military-security-and-police-equipment">Équipement militaire, de sécurité et de police</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/middle-east-and-north-africa/east-mediterranean/palestinian-authority">Autorité palestinienne</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <pubDate>Fri, 15 Aug 2008 18:31:53 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5795 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Salim Hamdan condamné par une commission militaire</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/hamdan-sentenced-military-commission-20080808</link>
 <description>Salim Hamdan a &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute; le 7&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t &amp;agrave; cinq ans et demi de prison au terme du premier proc&amp;egrave;s organis&amp;eacute; par une commission militaire am&amp;eacute;ricaine &amp;agrave; Guant&amp;aacute;namo. L&amp;rsquo;accusation avait requis une peine de pas moins de trente ans d&amp;rsquo;emprisonnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La veille, un jury compos&amp;eacute; de six militaires am&amp;eacute;ricains avait reconnu Salim Hamdan coupable de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;soutien mat&amp;eacute;riel au terrorisme&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;. Il l&amp;rsquo;avait en revanche innocent&amp;eacute; du chef d&amp;rsquo;inculpation de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;complot&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peine d&amp;rsquo;emprisonnement inclut les soixante et un mois et huit jours que Salim Hamdan a d&amp;eacute;j&amp;agrave; pass&amp;eacute;s en d&amp;eacute;tention &amp;agrave; Guant&amp;aacute;namo depuis qu&amp;rsquo;il a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;clar&amp;eacute; apte &amp;agrave; &amp;ecirc;tre jug&amp;eacute; en 2003. Le pr&amp;eacute;sident des &amp;Eacute;tats-Unis avait dans un premier temps autoris&amp;eacute; par d&amp;eacute;cret que le d&amp;eacute;tenu soit jug&amp;eacute; dans le cadre du pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent syst&amp;egrave;me de commissions militaires, mais la Cour supr&amp;ecirc;me avait ensuite estim&amp;eacute; en 2006 qu&amp;rsquo;un tel proc&amp;egrave;s serait ill&amp;eacute;gal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un syst&amp;egrave;me judiciaire ordinaire, Salim Hamdan retrouverait la libert&amp;eacute; dans moins de cinq mois. Mais le 5&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, le Pentagone a laiss&amp;eacute; entendre que, quel que soit le verdict, Salim Hamdan resterait en d&amp;eacute;tention pour une dur&amp;eacute;e illimit&amp;eacute;e du fait de son statut de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;combattant ennemi&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Matt Pollard, conseiller juridique d&amp;rsquo;Amnesty International, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que Salim Hamdan avait &amp;eacute;t&amp;eacute; reconnu coupable au terme d&amp;rsquo;une proc&amp;eacute;dure n&amp;rsquo;ayant absolument pas respect&amp;eacute; les normes internationales en mati&amp;egrave;re d&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Prononcer une peine dans le cadre d&amp;rsquo;une telle proc&amp;eacute;dure ne peut qu&amp;rsquo;aggraver l&amp;rsquo;injustice du proc&amp;egrave;s et des autres violations des droits humains commises au cours des nombreuses ann&amp;eacute;es de d&amp;eacute;tention ill&amp;eacute;gale&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a-t-il ajout&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les lois et r&amp;egrave;glements qui r&amp;eacute;gissent le fonctionnement des commissions militaires vont totalement &amp;agrave; l&amp;rsquo;encontre du droit international et ont fait l&amp;rsquo;objet de critiques &amp;agrave; travers le monde. Il semble cependant que les autorit&amp;eacute;s am&amp;eacute;ricaines aient l&amp;rsquo;intention de poursuivre sur leur lanc&amp;eacute;e, soumettant ainsi de nombreux autres d&amp;eacute;tenus de Guant&amp;aacute;namo &amp;agrave; ces proc&amp;eacute;dures ill&amp;eacute;gales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International consid&amp;egrave;re que le syst&amp;egrave;me des commissions militaires est fondamentalement vici&amp;eacute; et qu&amp;rsquo;il doit &amp;ecirc;tre abandonn&amp;eacute;. L&amp;rsquo;organisation de d&amp;eacute;fense des droits humains continue de faire campagne pour que les proc&amp;egrave;s des d&amp;eacute;tenus de Guant&amp;aacute;namo se d&amp;eacute;roulent devant des tribunaux civils ordinaires sur le territoire des &amp;Eacute;tats-Unis, qu&amp;rsquo;ils ne donnent pas lieu &amp;agrave; des condamnations &amp;agrave; mort et que le centre de d&amp;eacute;tention de Guant&amp;aacute;namo soit ferm&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/campaigns/current-campaigns/counter-terror-justice">Contre le terrorisme: la justice</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/detention">Détention</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/americas/north-america/usa">États-Unis d&amp;#039;Amérique</category>
 <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 15:06:31 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5717 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Le Myanmar ne doit pas revenir en arrière</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/feature-stories/no-moving-backwards-myanmar-20080808</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ASA/myanmar-aungsansuukyi-100x100.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
&lt;em&gt;par Benjamin Zawacki, responsable des recherches sur le Myanmar &amp;agrave; Amnesty International&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Nous devons aller de l&amp;rsquo;avant, vraiment de l&amp;rsquo;avant, au Myanmar. Nous ne pouvons pas revenir en arri&amp;egrave;re.&amp;nbsp;&amp;raquo; &lt;/em&gt;Voil&amp;agrave; ce que m&amp;rsquo;a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; une personne qui a particip&amp;eacute; au &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;soul&amp;egrave;vement du 8888&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; au Myanmar et qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; oblig&amp;eacute;e de s&amp;rsquo;enfuir de son pays. Vingt ann&amp;eacute;es se sont &amp;eacute;coul&amp;eacute;es depuis ce bref &amp;eacute;pisode de soul&amp;egrave;vement populaire et la situation ne s&amp;rsquo;est gu&amp;egrave;re am&amp;eacute;lior&amp;eacute;e pour les millions de personnes qui continuent de souffrir sous le joug d&amp;rsquo;un pouvoir r&amp;eacute;pressif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que la population puisse conna&amp;icirc;tre un avenir meilleur, le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; de l&#039;ONU et les pays asiatiques voisins du Myanmar doivent cesser de fermer les yeux sur les violations des droits humains qui sont commises et prendre enfin des mesures &amp;eacute;nergiques et efficaces pour y mettre fin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 8&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t 1988, des &amp;eacute;tudiants sont descendus dans les rues de Yangon (alors encore appel&amp;eacute;e Rangoon) pour demander &amp;agrave; leur gouvernement la d&amp;eacute;mocratie et le respect des dfroits humains. Au cours des six semaines qui ont suivi, le mouvement de protestation recueillant un soutien populaire croissant, les manifestations se sont multipli&amp;eacute;es et ofnt gagn&amp;eacute; tous le pays. Jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; ce que les forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; interviennent et r&amp;eacute;priment violemment le soul&amp;egrave;vement&amp;nbsp;: plus de 3&amp;nbsp;000&amp;nbsp;personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;es et un nombre ind&amp;eacute;termin&amp;eacute; ont &amp;eacute;t&amp;eacute; victimes d&#039;une disparition forc&amp;eacute;e. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette terrible r&amp;eacute;pression a choqu&amp;eacute; le monde et eu un tel impact sur les esprits, tant dans le pays qu&amp;rsquo;&amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tranger, que l&amp;rsquo;on a cru qu&amp;rsquo;elle marquait &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;la fin&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; du Myanmar&amp;nbsp;: la communaut&amp;eacute; internationale n&amp;rsquo;allait plus pouvoir tol&amp;eacute;rer des violations des droits humains d&amp;rsquo;une telle ampleur. Malheureusement pour la population birmane, il n&amp;rsquo;en a pas &amp;eacute;t&amp;eacute; ainsi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Daw Aung San Suu Kyi, la dirigeante du principal parti d&amp;rsquo;opposition, laur&amp;eacute;ate du prix Nobel de la paix, et symbole du mouvement birman pour la d&amp;eacute;fense des droits humains, a &amp;eacute;t&amp;eacute; soumise &amp;agrave; une forme ou une autre de d&amp;eacute;tention durant environ treize des dix-neuf derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es. U Win Tin, un haut responsable de son parti &amp;acirc;g&amp;eacute; de soixante-dix-huit ans, a &amp;eacute;t&amp;eacute; emprisonn&amp;eacute; pendant ces dix-neuf ann&amp;eacute;es. Il est le plus ancien prisonnier d&#039;opinion du Myanmar. Des milliers d&amp;rsquo;autres prisonniers politiques ont &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s depuis 1988&amp;nbsp;; 137 sont morts en d&amp;eacute;tention, certains des suites d&#039;actes de torture ou d&#039;un d&amp;eacute;faut de soins m&amp;eacute;dicaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus de 2&amp;nbsp;000&amp;nbsp;personnes sont aujourd&amp;rsquo;hui derri&amp;egrave;re les barreaux, soit plus du tiers de ceux que le gouvernement a plac&amp;eacute;s en d&amp;eacute;tention au cours de la violente r&amp;eacute;pression des manifestations men&amp;eacute;es par des moines &amp;agrave; l&amp;rsquo;automne dernier &amp;ndash;&amp;nbsp; il s&amp;rsquo;agissait du troisi&amp;egrave;me plus important mouvement de protestation que les Birmans aient lanc&amp;eacute; depuis le 8888 pour tenter d&amp;rsquo;obtenir, malgr&amp;eacute; de terribles obstacles et la r&amp;eacute;action impitoyable des autorit&amp;eacute;s, le respect de leurs droits. Quelques jours seulement apr&amp;egrave;s la r&amp;eacute;pression, &amp;agrave; la fronti&amp;egrave;re tha&amp;iuml;landaise, des moines et des dissidents m&amp;rsquo;ont fait le r&amp;eacute;cit d&amp;eacute;chirant des violences qui venaient d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre commises et de leur fuite, de justesse, du pays. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Loin des villes, et loin de l&amp;rsquo;attention internationale, l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e du Myanmar a continu&amp;eacute; au cours des vingt derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es de faire la guerre contre les minorit&amp;eacute;s ethniques du pays, notamment contre les Karen. Depuis le d&amp;eacute;but des ann&amp;eacute;es 1990, des offensives incessantes sont men&amp;eacute;es contre l&amp;rsquo;Arm&amp;eacute;e de lib&amp;eacute;ration nationale karen (KNLA). Il y a trois ans, l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e a lanc&amp;eacute; contre les Karen une autre offensive de grande ampleur, qui se poursuit toujours. Cette fois, elle &amp;eacute;vite soigneusement la KNLA et s&amp;rsquo;en prend aux villageois sans d&amp;eacute;fense. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e commet de fa&amp;ccedil;on syst&amp;eacute;matique contre les Karen toute une s&amp;eacute;rie de graves violations des droits humains&amp;nbsp;: actes de torture, ex&amp;eacute;cutions extrajudiciaires, disparitions forc&amp;eacute;es, arrestations arbitraires, travail forc&amp;eacute;, destruction et confiscation de r&amp;eacute;coltes, entraves &amp;agrave; la libert&amp;eacute; de circulation, imp&amp;ocirc;ts et amendes arbitraires, pose de mines terrestres anti-personnel, entre autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; la suite du soul&amp;egrave;vement du 8888 et en raison des pers&amp;eacute;cutions exerc&amp;eacute;es contre des minorit&amp;eacute;s ethniques, au cours des deux derni&amp;egrave;res d&amp;eacute;cennies des centaines de milliers de personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; contraintes de fuir de chez elles et de trouver refuge ailleurs au Myanmar o&amp;ugrave; dans un pays voisin. Dans ce pays dont la population avoisine les 51&amp;nbsp;millions d&amp;rsquo;habitants, on compte pas moins d&amp;rsquo;un demi-million de personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es. Comme j&amp;rsquo;ai pu le constater de mes yeux, la plupart vivent dans des conditions d&amp;eacute;plorables et dans un &amp;eacute;tat de peur constante&amp;nbsp;; elles ne savent pas si le monde est seulement inform&amp;eacute; de leur existence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu moins de la moiti&amp;eacute; de ce chiffre ont ofbtenu officiellement le statut de r&amp;eacute;fugi&amp;eacute; dans de proches pays, mais d&amp;rsquo;innombrables autres n&#039;ont pas ce statut et ont en cons&amp;eacute;quence des droits encore plus restreints. De nombreux r&amp;eacute;fugi&amp;eacute;s figurent parmi les militants des droits humains les plus engag&amp;eacute;s et courageux au monde &amp;ndash;&amp;nbsp;des membres de la &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration 88&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; du Myanmar&amp;nbsp;&amp;ndash; et une g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration enti&amp;egrave;re est n&amp;eacute;e en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a trois mois de cela, le gouvernement a d&amp;eacute;lib&amp;eacute;r&amp;eacute;ment n&amp;eacute;glig&amp;eacute; de secourir sa population quand le cyclone Nargis a frapp&amp;eacute; le Myanmar. Des travailleurs humanitaires, des diplomates, des journalistes et des victimes birmanes horrifi&amp;eacute;s et abasourdis m&#039;ont racont&amp;eacute; encore et encore que le gouvernement avait massivement viol&amp;eacute; les droits fondamentaux &amp;agrave; la nourriture, &amp;agrave; un abri, &amp;agrave; la sant&amp;eacute;, et m&amp;ecirc;me &amp;agrave; la vie, de ses propres citoyens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouvernement a refus&amp;eacute; de d&amp;eacute;ployer son arm&amp;eacute;e forte de 400&amp;nbsp;000&amp;nbsp;soldats, dont il fait si grand cas, dans les zones touch&amp;eacute;es par le cyclone et il a rejet&amp;eacute; les offres d&amp;rsquo;aide internationale. Les autorit&amp;eacute;s ont estim&amp;eacute; pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rable d&amp;rsquo;envoyer de force des gens traumatis&amp;eacute;s, affam&amp;eacute;s et endeuill&amp;eacute;s aux urnes pour un r&amp;eacute;f&amp;eacute;rendum portant sur l&amp;rsquo;adoption d&amp;rsquo;une nouvelle constitution qui ne prot&amp;egrave;ge pas les droits humains et qui en outre garantit l&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; pour les fonctionnaires qui violent ces droits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;exode de ceux qui fuient le Myanmar pour trouver refuge &amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;tranger et la r&amp;eacute;action du gouvernement face aux effets d&amp;eacute;vastateurs du cyclone g&amp;eacute;n&amp;egrave;rent des formes de souffrance auxquelles le syst&amp;egrave;me des Nations unies est normalement charg&amp;eacute; de r&amp;eacute;pondre. L&amp;rsquo;ONU a envoy&amp;eacute; de nombreuses missions officielles et non officielles au Myanmar depuis 1988 &amp;ndash; dont deux ce mois-ci &amp;ndash; et elle y assure maintenant une importante pr&amp;eacute;sence humanitaire. Mais cela n&amp;rsquo;a gu&amp;egrave;re d&amp;rsquo;effet sur la situation des droits humains dans le pays. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul organe des Nations unies disposant d&amp;rsquo;un vrai pouvoir, le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, n&amp;rsquo;a pas pu ou n&amp;rsquo;a pas voulu prendre des mesures efficaces. Il ne s&#039;est pas rendu au Myanmar pour obtenir des informations de premi&amp;egrave;re main sur la situation sur le terrain, et n&amp;rsquo;a pas non plus impos&amp;eacute; au pays un embargo sur les armes de grande ampleur et obligatoire. La seule r&amp;eacute;solution condamnant le bilan du Myanmar en mati&amp;egrave;re de droits humains a &amp;eacute;t&amp;eacute; bloqu&amp;eacute;e en janvier 2007 par le veto de la Chine et de la Russie, membres permanents&amp;nbsp;; l&amp;rsquo;Indon&amp;eacute;sie, qui occupait &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque un si&amp;egrave;ge non permanent, s&amp;rsquo;est abstenue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis, le pr&amp;eacute;sident du Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; n&amp;rsquo;a produit que deux d&amp;eacute;clarations sur le Myanmar&amp;nbsp;: une, en octobre 2007, qui &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;d&amp;eacute;plore vivement&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; la r&amp;eacute;pression de l&amp;rsquo;automne dernier, et une autre, en mai 2008, dans laquelle il &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;souligne qu&amp;rsquo;il faut que le gouvernement du Myanmar &amp;eacute;tablisse des conditions et cr&amp;eacute;e une atmosph&amp;egrave;re favorables &amp;agrave; une consultation sans exclusive et cr&amp;eacute;dible&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; concernant la tenue ce mois-l&amp;agrave; du r&amp;eacute;f&amp;eacute;rendum sur le projet de constitution. La Chine, l&amp;rsquo;Indon&amp;eacute;sie et le Vi&amp;ecirc;t-Nam, entre autres, se sont oppos&amp;eacute;s &amp;agrave; une plus grande fermet&amp;eacute; de langage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;Association des nations de l&#039;Asie du Sud-Est (ANASE) a certes fait des d&amp;eacute;clarations critiquant la r&amp;eacute;pression de l&#039;automne dernier et le maintien en d&amp;eacute;tention de Daw Aung San Suu Kyi, ce dont on ne peut que se f&amp;eacute;liciter, mais cette organisation et ses pays membres se sont, de mani&amp;egrave;re inexcusable, montr&amp;eacute;s indulgents vis-&amp;agrave;-vis du bilan en mati&amp;egrave;re de droits humains du Myanmar durant ces vingt derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es. L&amp;rsquo;Inde, pays voisin du Myanmar, qui est pourtant une grande puissance et la plus grande d&amp;eacute;mocratie du monde, a &amp;eacute;galement fait preuve d&amp;rsquo;une complaisance pr&amp;eacute;occupante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme lors du soul&amp;egrave;vement du 8888, de nombreuses personnes esp&amp;egrave;rent que la mani&amp;egrave;re dont le gouvernement a r&amp;eacute;agi apr&amp;egrave;s le passage du cyclone Nargis annonce &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;la fin&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; des terribles violations des droits humains perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;es dans le pays. La fa&amp;ccedil;on dont l&amp;rsquo;avenir va se dessiner cette fois ne d&amp;eacute;pend pas seulement de la population birmane &amp;ndash;&amp;nbsp;dont la &amp;laquo;&amp;nbsp;g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration 88&amp;nbsp;&amp;raquo; continue courageusement de montrer la voie&amp;nbsp;&amp;ndash;&amp;nbsp;: elle d&amp;eacute;pend aussi de la volont&amp;eacute; politique du Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;ONU et des voisins asiatiques du Myanmar. Vingt ans d&amp;rsquo;attente, c&amp;rsquo;est long, mais il n&amp;rsquo;est pas trop tard. &lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
&lt;em&gt;Cet article est paru le 8 ao&amp;ucirc;t 2008 en anglais&amp;nbsp;dans le quotidien tha&amp;iuml;landais &lt;a href=&quot;http://www.bangkokpost.com/&quot;&gt;Bangkok Post&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/editorial/feature-story">Article principal</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/detention">Détention</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/freedom-expression">Liberté d’expression</category>
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 <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 13:08:22 +0100</pubDate>
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</item>
<item>
 <title>La CPI en difficulté dix ans après l’adoption du Statut de Rome</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/feature-stories/icc-difficulty-ten-years-after-rome-statute-20080717</link>
 <description>Le jeudi 17&amp;nbsp;juillet a marqu&amp;eacute; le dixi&amp;egrave;me anniversaire du Statut de Rome, le trait&amp;eacute; qui a conduit &amp;agrave; la naissance de la Cour p&amp;eacute;nale internationale (CPI).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cr&amp;eacute;&amp;eacute; en 2002, ce tribunal international est charg&amp;eacute; d&amp;rsquo;engager des enqu&amp;ecirc;tes et des poursuites sur les crimes de g&amp;eacute;nocide, les crimes contre l&#039;humanit&amp;eacute; et les crimes de guerre lorsque les autorit&amp;eacute;s nationales ne peuvent pas ou ne veulent pas le faire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Salu&amp;eacute;e par la communaut&amp;eacute; internationale comme l&amp;rsquo;une des entreprises les plus ambitieuses de ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es, la CPI a enregistr&amp;eacute; des avanc&amp;eacute;es notables dans ses enqu&amp;ecirc;tes, mais son travail est g&amp;ecirc;n&amp;eacute; par d&amp;rsquo;importantes difficult&amp;eacute;s &amp;agrave; la fois internes et externes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premi&amp;egrave;res investigations de la Cour, qui portent sur la R&amp;eacute;publique centrafricaine, la R&amp;eacute;publique d&amp;eacute;mocratique du Congo, la r&amp;eacute;gion soudanaise du Darfour et le nord de l&amp;rsquo;Ouganda, concernent quelques-unes des situations les plus pr&amp;eacute;occupantes de la plan&amp;egrave;te sur le plan des droits humains. La CPI se penche &amp;eacute;galement sur l&amp;rsquo;Afghanistan et la Colombie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La difficult&amp;eacute; majeure r&amp;eacute;side dans les poursuites. Jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; pr&amp;eacute;sent, la Cour a d&amp;eacute;livr&amp;eacute; 12&amp;nbsp;mandats d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t, et un 13e&amp;nbsp;a &amp;eacute;t&amp;eacute; demand&amp;eacute; par le procureur le 14&amp;nbsp;juillet 2008. Seules quatre personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es et remises &amp;agrave; la Cour pour &amp;ecirc;tre jug&amp;eacute;es. La premi&amp;egrave;re affaire a &amp;eacute;t&amp;eacute; suspendue et l&amp;rsquo;accus&amp;eacute; pourrait &amp;ecirc;tre remis en libert&amp;eacute; pour une question d&amp;rsquo;iniquit&amp;eacute; de la proc&amp;eacute;dure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La CPI ne poss&amp;eacute;dant pas sa propre force de police, elle est tributaire des &amp;Eacute;tats, qui doivent manifester la volont&amp;eacute; d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;ter et de lui remettre les inculp&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pensait que dans le cas o&amp;ugrave; un &amp;Eacute;tat s&amp;rsquo;abstiendrait ou refuserait d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;ter et de remettre des individus &amp;agrave; la Cour, les autres &amp;Eacute;tats et les organisations intergouvernementales exerceraient des pressions &amp;agrave; son encontre pour qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cute. Mais dans la pratique les choses ne se passent pas ainsi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apr&amp;egrave;s que le gouvernement soudanais eut refus&amp;eacute; d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;ter et de remettre &amp;agrave; la CPI l&amp;rsquo;ancien ministre des Affaires humanitaires Ahmad Harun et le responsable janjawid Ali Kushayb, le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;ONU a publi&amp;eacute; une d&amp;eacute;claration pr&amp;eacute;sidentielle en juin 2008 pour engager le Soudan &amp;agrave; coop&amp;eacute;rer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais cet &amp;Eacute;tat persiste dans son refus d&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cuter les mandats d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t. Quatre hauts responsables de l&amp;rsquo;Arm&amp;eacute;e de r&amp;eacute;sistance du Seigneur (LRA) accus&amp;eacute;s de crimes contre l&#039;humanit&amp;eacute; et de crimes de guerre dans le nord de l&amp;rsquo;Ouganda se trouvent eux aussi toujours en libert&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En juin 2008, avant le d&amp;eacute;but du premier proc&amp;egrave;s devant la Cour, la CPI a d&amp;ucirc; faire face &amp;agrave; un obstacle. La proc&amp;eacute;dure contre Thomas Lubanga Dyilo a &amp;eacute;t&amp;eacute; suspendue par la Chambre de premi&amp;egrave;re instance afin de prot&amp;eacute;ger le droit de l&amp;rsquo;accus&amp;eacute; &amp;agrave; un proc&amp;egrave;s &amp;eacute;quitable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette d&amp;eacute;cision s&amp;rsquo;explique par le fait que le procureur n&amp;rsquo;a pu communiquer &amp;agrave; la d&amp;eacute;fense des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de preuve tendant &amp;agrave; disculper l&amp;rsquo;accus&amp;eacute; ou &amp;agrave; att&amp;eacute;nuer sa culpabilit&amp;eacute; et ayant &amp;eacute;t&amp;eacute; fournis &amp;agrave; titre confidentiel par l&amp;rsquo;ONU et d&amp;rsquo;autres organisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Statut de Rome pr&amp;eacute;voit la possibilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;accords de confidentialit&amp;eacute;, mais seulement dans des circonstances exceptionnelles et aux fins d&amp;rsquo;obtenir de nouveaux &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de preuve. Il a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;cid&amp;eacute; de remettre l&amp;rsquo;accus&amp;eacute; en libert&amp;eacute;. Les deux d&amp;eacute;cisions font l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;un recours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;&amp;eacute;ventualit&amp;eacute; de voir la premi&amp;egrave;re affaire prise en charge par la Cour se solder par un &amp;eacute;chec pour des motifs d&amp;rsquo;iniquit&amp;eacute; de la proc&amp;eacute;dure est extr&amp;ecirc;mement pr&amp;eacute;occupante. Notamment, les victimes des agissements poursuivis n&amp;rsquo;auront pas la possibilit&amp;eacute; de participer &amp;agrave; la proc&amp;eacute;dure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la d&amp;eacute;cision de la Chambre de premi&amp;egrave;re instance visant &amp;agrave; garantir le respect du droit qu&amp;rsquo;ont les accus&amp;eacute;s d&amp;rsquo;avoir acc&amp;egrave;s &amp;agrave; toutes les informations qui pourraient prouver leur innocence montre que cette juridiction est d&amp;eacute;termin&amp;eacute;e &amp;agrave; se conformer aux normes les plus strictes en mati&amp;egrave;re de justice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l&amp;rsquo;heure, 107&amp;nbsp;&amp;Eacute;tats, soit plus de la moiti&amp;eacute; de la communaut&amp;eacute; internationale, ont ratifi&amp;eacute; le Statut de Rome. De nombreux autres, y compris des &amp;Eacute;tats qui s&amp;rsquo;&amp;eacute;taient dans un premier temps oppos&amp;eacute;s &amp;agrave; ce texte, ont pris des dispositions pour le ratifier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M&amp;ecirc;me les &amp;Eacute;tats-Unis, qui avaient lanc&amp;eacute; une campagne mondiale contre la CPI, soutiennent &amp;agrave; pr&amp;eacute;sent ses travaux au Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des Nations unies. Ce pays a en outre indiqu&amp;eacute; qu&amp;rsquo;il pourrait participer aux futures investigations de la Cour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International soutient fermement la CPI. Durant l&amp;rsquo;&amp;eacute;laboration du Statut de Rome, l&amp;rsquo;organisation a men&amp;eacute; un intense travail de pression pour que soit cr&amp;eacute;&amp;eacute;e une cour permanente juste, &amp;eacute;quitable et efficace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le succ&amp;egrave;s &amp;agrave; long terme de la Cour en tant qu&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;eacute;ment central du nouveau syst&amp;egrave;me de justice international d&amp;eacute;pendra de sa capacit&amp;eacute; &amp;agrave; mener des poursuites. Cependant, l&amp;rsquo;arrestation et le transfert des suspects sont des questions largement en dehors du contr&amp;ocirc;le de la CPI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceux qui soutiennent la Cour ont donc un r&amp;ocirc;le essentiel &amp;agrave; jouer&amp;nbsp;: ils doivent veiller &amp;agrave; ce que la coop&amp;eacute;ration soit demand&amp;eacute;e bilat&amp;eacute;ralement par les &amp;Eacute;tats et par le biais des organisations intergouvernementales. Des mesures doivent &amp;eacute;galement &amp;ecirc;tre prises pour que des missions men&amp;eacute;es par des organisations intergouvernementales soient charg&amp;eacute;es d&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cuter les mandats d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t.</description>
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 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asia-and-pacific/south-asia/afghanistan">Afghanistan</category>
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 <pubDate>Thu, 17 Jul 2008 19:27:01 +0100</pubDate>
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</item>
<item>
 <title>Soudan. L’intervention de la Cour pénale internationale constitue une étape importante</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/sudan-international-criminal-court-important-step-20080714</link>
 <description>&lt;p&gt;Amnesty International a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que l&amp;rsquo;annonce du procureur de la Cour p&amp;eacute;nale internationale (CPI), ce lundi 14&amp;nbsp;juillet, constituait une &amp;eacute;tape importante dans la responsabilisation des auteurs de violations des droits humains au Soudan. L&amp;rsquo;organisation r&amp;eacute;agissait &amp;agrave; l&amp;rsquo;annonce par le procureur de la CPI d&amp;rsquo;une demande de mandat d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t &amp;agrave; l&amp;rsquo;encontre du pr&amp;eacute;sident soudanais Omar Hassan Ahmad el B&amp;eacute;chir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amnesty International a demand&amp;eacute; &amp;agrave; maintes reprises que les responsables des crimes de droit international commis par toutes les parties au conflit du Darfour soient tenus de rendre des comptes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;organisation a appel&amp;eacute; le gouvernement du Soudan &amp;agrave; veiller &amp;agrave; ce que sa r&amp;eacute;action n&amp;rsquo;affecte pas le d&amp;eacute;ploiement de la Mission conjointe des Nations unies et de l&amp;rsquo;Union africaine au Darfour (MINUAD). Le gouvernement doit donner l&amp;rsquo;assurance que la population civile du Darfour continuera de b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier de la protection de la MINUAD et de l&amp;rsquo;aide humanitaire d&amp;rsquo;urgence.&lt;/p&gt;
</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/campaigns/current-campaigns/individuals-risk">Personnes en danger</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/sudan">Soudan</category>
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 <pubDate>Mon, 14 Jul 2008 14:35:29 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5433 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Le ministère britannique de la Défense va indemniser des Irakiens victimes de torture</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/good-news/uk-ministry-defence-agrees-compensate-iraqi-torture-victims-20080714</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/MENA/iraq-bahamousa-65x65.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;La famille d&amp;rsquo;un r&amp;eacute;ceptionniste irakien qui est mort apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; tortur&amp;eacute; pendant trente-six heures alors qu&amp;rsquo;il &amp;eacute;tait d&amp;eacute;tenu par des soldats britanniques &amp;agrave; Bassora (Irak) sera indemnis&amp;eacute;e par le minist&amp;egrave;re britannique de la D&amp;eacute;fense. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une somme de presque trois millions de livres (environ 3,5&amp;nbsp;millions d&amp;rsquo;euros) sera vers&amp;eacute;e &amp;agrave; titre de reconnaissance des graves violations des droits humains que Baha Mousa et d&amp;rsquo;autres personnes d&amp;eacute;tenues en m&amp;ecirc;me temps que lui ont subies aux mains des membres des forces arm&amp;eacute;es britanniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Baha Mousa est mort en septembre 2003. Il avait vingt-six ans et &amp;eacute;tait p&amp;egrave;re de deux enfants. Son autopsie a r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute; 93&amp;nbsp;blessures diff&amp;eacute;rentes sur son corps. Plusieurs autres Irakiens arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s &amp;agrave; peu pr&amp;egrave;s &amp;agrave; la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode ont eux aussi &amp;eacute;t&amp;eacute; tortur&amp;eacute;s et maltrait&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi 10&amp;nbsp;juillet, il a &amp;eacute;t&amp;eacute; annonc&amp;eacute; que le montant total de l&amp;rsquo;indemnisation s&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;egrave;verait &amp;agrave; 2,83&amp;nbsp;millions de livres (soit 3,5&amp;nbsp;millions d&amp;rsquo;euros), somme &amp;agrave; partager entre la famille de Baha Mousa et les neuf hommes d&amp;eacute;tenus &amp;agrave; ses c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les avocats qui ont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute; la famille dans la demande d&amp;rsquo;indemnisation, le p&amp;egrave;re de Baha Mousa, le colonel Daoud Mousa, ancien colonel des forces de police irakiennes, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute;&amp;nbsp;: &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;La mort de mon fils me poursuit chaque jour de ma vie. L&amp;rsquo;accord qui est intervenu aujourd&amp;rsquo;hui att&amp;eacute;nuera un peu cette peine et aidera dans une certaine mesure les enfants de mon fils, mes petits-enfants, &amp;agrave; reconstruire leur vie.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a indiqu&amp;eacute; qu&amp;rsquo;elle consid&amp;eacute;rait cette indemnisation comme n&amp;eacute;cessaire, bien qu&amp;rsquo;extr&amp;ecirc;mement tardive, car elle constitue une reconnaissance officielle des graves violations des droits humains subies par Baha Mousa et ses cod&amp;eacute;tenus, ainsi qu&amp;rsquo;un pas vers la r&amp;eacute;paration de ces violations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a fait campagne pour que le Royaume-Uni m&amp;egrave;ne une v&amp;eacute;ritable enqu&amp;ecirc;te, compl&amp;egrave;te, ind&amp;eacute;pendante, impartiale et approfondie, afin de faire toute la lumi&amp;egrave;re sur les circonstances qui ont entour&amp;eacute; la torture et la mort de Baha Mousa et les actes de torture contre les autres Irakiens d&amp;eacute;tenus &amp;agrave; ses c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s. &amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mai 2008, le minist&amp;egrave;re de la D&amp;eacute;fense a finalement annonc&amp;eacute; qu&amp;rsquo;une commission d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te serait mise en place. Le mandat de cette derni&amp;egrave;re n&amp;rsquo;est pas encore connu, mais il a &amp;eacute;t&amp;eacute; confirm&amp;eacute; que les investigations seraient men&amp;eacute;es dans le cadre de la loi de 2005 relative aux commissions d&#039;enqu&amp;ecirc;te. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International estime depuis longtemps que toute enqu&amp;ecirc;te men&amp;eacute;e en vertu de cette loi et portant sur une all&amp;eacute;gation de grave violation des droits humains se caract&amp;eacute;risera par un manque d&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance par rapport au gouvernement et ne pourra ainsi satisfaire aux exigences du droit international relatif aux droits humains.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/editorial/good-news">Bonnes nouvelles</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
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 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/western-europe/uk">Royaume-Uni</category>
 <pubDate>Mon, 14 Jul 2008 10:14:34 +0100</pubDate>
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