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 <title>Web pages about &quot;International Justice&quot;</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/issue/international-justice</link>
 <description>The taxonomy view with a depth of 0.</description>
 <language>fr</language>
<item>
 <title>Il faut instaurer la justice dans toute l’ex-Yougoslavie</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/good-news/the-need-for-comprehensive-justice-across-the-former-yugoslavia-20080829</link>
 <description>&lt;em&gt;&amp;Eacute;crit par Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale d&#039;Amnesty International&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Avec la reprise du proc&amp;egrave;s de Radovan Karadzic devant le Tribunal p&amp;eacute;nal international pour l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie &amp;agrave; La Haye, la justice pour les dizaines de milliers de victimes de Bosnie-Herz&amp;eacute;govine fait de toute &amp;eacute;vidence un grand bond en avant. Cependant, quelques proc&amp;egrave;s tr&amp;egrave;s m&amp;eacute;diatis&amp;eacute;s &amp;agrave; La Haye peuvent-ils suffire &amp;agrave; soigner les traumatismes provoqu&amp;eacute;s par les violations des droits humains effroyables qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; commises par toutes les parties au conflit&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a soulign&amp;eacute; &amp;agrave; maintes reprises &amp;agrave; quel point il &amp;eacute;tait important que viennent s&amp;rsquo;ajouter aux interventions du Tribunal des initiatives concert&amp;eacute;es des pays de cette r&amp;eacute;gion du monde, pour enqu&amp;ecirc;ter sur les dizaines de milliers d&amp;rsquo;autres crimes qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; commis et en juger les auteurs pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s, notamment les suspects de moins haut rang contre lesquels le Tribunal ne peut engager de poursuites, par manque de moyens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La reprise du proc&amp;egrave;s de Radovan Karadzic a l&amp;rsquo;avantage de braquer de nouveau les projecteurs sur le tribunal de La Haye, dont la cl&amp;ocirc;ture des travaux a &amp;eacute;t&amp;eacute; fix&amp;eacute;e arbitrairement &amp;agrave; l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2010 par le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des Nations unies. Nous nous demandons cependant avec inqui&amp;eacute;tude si ce qui est fait pour que les appareils judiciaires locaux soient en mesure de rendre la justice dans la r&amp;eacute;gion est suffisant. Des crimes tels que des meurtres, des viols et des d&amp;eacute;placements forc&amp;eacute;s n&amp;rsquo;ont toujours pas &amp;eacute;t&amp;eacute; jug&amp;eacute;s treize ans apr&amp;egrave;s la fin de la guerre, et un grand nombre de victimes continuent de souffrir sans que la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; n&amp;rsquo;ait &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;tablie ni que des r&amp;eacute;parations n&amp;rsquo;aient &amp;eacute;t&amp;eacute; attribu&amp;eacute;es. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ne sommes pas en train de dire que rien n&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; fait au niveau national pour enqu&amp;ecirc;ter sur les crimes commis pendant le conflit des ann&amp;eacute;es 1990 et poursuivre les responsables de ces agissements. Mais ces initiatives ont p&amp;acirc;ti des r&amp;eacute;percussions d&amp;rsquo;une volont&amp;eacute; politique chancelante associ&amp;eacute;e aux moyens limit&amp;eacute;s des appareils judiciaires et &amp;agrave; l&amp;rsquo;absence de coop&amp;eacute;ration entre les diff&amp;eacute;rents pays pour la mise en commun des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de preuve ainsi que l&amp;rsquo;arrestation et l&amp;rsquo;extradition des accus&amp;eacute;s. Seuls un petit nombre de suspects sont jug&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Croatie, Amnesty International a critiqu&amp;eacute; l&#039;absence d&#039;enqu&amp;ecirc;tes et de poursuites pour les crimes commis par l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e et les forces de police croates, y compris le meurtre et la &amp;laquo;&amp;nbsp;disparition&amp;nbsp;&amp;raquo; de plus de 100&amp;nbsp;Serbo-croates dans la r&amp;eacute;gion de Sisak pendant la guerre de 1991-1995. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les affaires mont&amp;eacute;n&amp;eacute;grines ont fait l&amp;rsquo;objet de man&amp;oelig;uvres politiques d&amp;rsquo;obstruction, et l&amp;rsquo;efficacit&amp;eacute; des proc&amp;eacute;dures nationales suscite des inqui&amp;eacute;tudes. Les poursuites dans l&#039;affaire de la &amp;laquo;&amp;nbsp;disparition&amp;nbsp;&amp;raquo; de 83&amp;nbsp;Bosniaques n&amp;rsquo;ont pas progress&amp;eacute;, tandis que les plaintes d&amp;eacute;pos&amp;eacute;es au civil par les familles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; rejet&amp;eacute;es par la Cour d&amp;rsquo;appel nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Serbie, les enqu&amp;ecirc;tes progressent au ralenti et l&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance de la justice est sujette &amp;agrave; caution. Seize ans apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;exode forc&amp;eacute; de centaines de Croates de Vo&amp;iuml;vodine, qui a fait 14&amp;nbsp;morts, aucune investigation n&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; men&amp;eacute;e. Par ailleurs, lorsque des poursuites ont &amp;eacute;t&amp;eacute; engag&amp;eacute;es, les procureurs concern&amp;eacute;s par ces affaires ont fait r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement l&amp;rsquo;objet de menaces, et l&amp;rsquo;efficacit&amp;eacute; des programmes nationaux de protection des t&amp;eacute;moins est contestable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Kosovo, il y a un manque d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;tes et de poursuites, en particulier pour les crimes de violence sexuelle&amp;nbsp;; les t&amp;eacute;moins ne sont pas prot&amp;eacute;g&amp;eacute;s et les juges et procureurs internationaux sont de moins en moins nombreux. L&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; reste de mise dans plus de 3&amp;nbsp;000&amp;nbsp;affaires de disparition forc&amp;eacute;e et d&amp;rsquo;enl&amp;egrave;vement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une chambre charg&amp;eacute;e des crimes de guerre a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;tablie en Bosnie-Herz&amp;eacute;govine avec le soutien de la communaut&amp;eacute; internationale, mais Amnesty International craint que le retrait pr&amp;eacute;vu du personnel international porte un coup &amp;agrave; l&amp;rsquo;efficacit&amp;eacute; de cette structure, &amp;agrave; moins que des ressources et des programmes de formation suffisants ne soient fournis au personnel, aux juges et aux procureurs locaux. Si certaines affaires ont &amp;eacute;t&amp;eacute; jug&amp;eacute;es par des tribunaux de canton et de district, de s&amp;eacute;rieux doutes demeurent quant &amp;agrave; la capacit&amp;eacute; de ces instances &amp;agrave; g&amp;eacute;rer des affaires aussi complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment o&amp;ugrave; les pressions se font de plus en plus fortes pour obtenir la fermeture du Tribunal p&amp;eacute;nal international pour l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie, il faut redoubler d&amp;rsquo;efforts pour renforcer les syst&amp;egrave;mes judiciaires nationaux p&amp;eacute;rennes. De m&amp;ecirc;me, la surveillance internationale des proc&amp;egrave;s pour crimes de guerre doit se poursuivre jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; ce qu&amp;rsquo;un v&amp;eacute;ritable engagement politique et une r&amp;eacute;forme globale permettent aux tribunaux d&amp;rsquo;exercer la justice. La communaut&amp;eacute; internationale devrait user de l&#039;influence qu&#039;elle peut avoir dans ses relations avec ces pays pour exiger qu&#039;il soit mis fin &amp;agrave; l&#039;impunit&amp;eacute; dans toutes les affaires de g&amp;eacute;nocide, de crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; et de crimes de guerre. Ce faisant, nous devons nous assurer qu&amp;rsquo;un soutien suffisant est apport&amp;eacute; aux appareils judiciaires des diff&amp;eacute;rents pays de la r&amp;eacute;gion pour qu&amp;rsquo;ils soient en mesure de former du personnel local, de renforcer leurs moyens et de mettre en place des programmes de protection des t&amp;eacute;moins et des m&amp;eacute;canismes d&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissement des faits et de r&amp;eacute;paration qui soient r&amp;eacute;ellement efficaces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S&amp;rsquo;il y a de fortes chances que le proc&amp;egrave;s de Radovan Karadzic soit termin&amp;eacute; avant la fermeture du Tribunal, il n&amp;rsquo;en reste pas moins que les proc&amp;egrave;s devant cette instance sont insuffisants pour l&amp;rsquo;ensemble des victimes du conflit des Balkans. Il est de notre devoir de faire le n&amp;eacute;cessaire pour que leur droit &amp;agrave; la justice et &amp;agrave; la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; et leur droit &amp;agrave; r&amp;eacute;paration soient respect&amp;eacute;s. Sinon, le r&amp;eacute;tablissement de la justice dans toute l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie restera une t&amp;acirc;che inachev&amp;eacute;e. Et ce sont les milliers de victimes de crimes qui en paieront le prix.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/balkans/bosnia-herzegovina">Bosnie-Herzégovine</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/international-justice">Justice internationale</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <pubDate>Fri, 29 Aug 2008 14:30:46 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5866 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Le président du Soudan pourrait être arrêté pour crimes de guerre au Darfour</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/president-sudan-could-face-arrest-over-darfur-war-crimes-20080718</link>
 <description>Lundi 14&amp;nbsp;juillet, le procureur de la Cour p&amp;eacute;nale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a soumis &amp;agrave; la Chambre pr&amp;eacute;liminaire de la CPI une requ&amp;ecirc;te en vue de faire d&amp;eacute;livrer un mandat d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t contre le chef de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat soudanais, Omar el B&amp;eacute;chir, pour 10&amp;nbsp;chefs d&amp;rsquo;accusation de g&amp;eacute;nocide, crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; et crimes de guerre.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Amnesty International, cette nouvelle constitue &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;une &amp;eacute;tape importante vers la mise en &amp;oelig;uvre de l&amp;rsquo;obligation de rendre des comptes au sujet des violations des droits humains commises au Soudan&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;organisation a appel&amp;eacute; le gouvernement du Soudan &amp;agrave; veiller &amp;agrave; ce que sa r&amp;eacute;action &amp;agrave; la requ&amp;ecirc;te du procureur n&amp;rsquo;affecte pas le d&amp;eacute;ploiement et les op&amp;eacute;rations de la Mission des Nations unies et de l&amp;rsquo;Union africaine au Darfour (MINUAD).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a insist&amp;eacute; sur le r&amp;ocirc;le du gouvernement soudanais, qui doit consister &amp;agrave; prot&amp;eacute;ger les civils et non &amp;agrave; entraver de quelque mani&amp;egrave;re que ce soit la fourniture d&amp;rsquo;aide humanitaire au Darfour. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les juges de la Chambre pr&amp;eacute;liminaire vont examiner la requ&amp;ecirc;te du procureur. Ils devront dire s&amp;rsquo;il y a &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;des motifs raisonnables de croire&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; que le pr&amp;eacute;sident soudanais a commis des actes de g&amp;eacute;nocide, des crimes de guerre ou des crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si son arrestation appara&amp;icirc;t n&amp;eacute;cessaire pour garantir qu&amp;rsquo;il compara&amp;icirc;tra en justice, qu&amp;rsquo;il ne fera pas obstacle &amp;agrave; l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te ou qu&amp;rsquo;il ne commettra pas d&amp;rsquo;autres crimes, la CPI pourra d&amp;eacute;livrer un mandat d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t international &amp;agrave; son encontre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans des affaires pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dentes, les juges ont pris leur d&amp;eacute;cision dans un d&amp;eacute;lai d&amp;rsquo;un &amp;agrave; trois mois. Lorsqu&amp;rsquo;un mandat est d&amp;eacute;livr&amp;eacute;, le Soudan a l&amp;rsquo;obligation juridique d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;ter et de remettre &amp;agrave; la CPI toute personne d&amp;eacute;sign&amp;eacute;e dans ce document.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;ONU a impos&amp;eacute; au gouvernement du Soudan et &amp;agrave; toutes les autres parties au conflit du Darfour l&amp;rsquo;obligation de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;coop&amp;eacute;rer pleinement avec la Cour et le Procureur et [de] leur apporter toute l&amp;rsquo;assistance n&amp;eacute;cessaire&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; (r&amp;eacute;solution&amp;nbsp;1593 du 31&amp;nbsp;mars 2005). R&amp;eacute;cemment, le pr&amp;eacute;sident du Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; a exhort&amp;eacute; le gouvernement soudanais et toutes les autres parties au conflit du Darfour &amp;agrave; coop&amp;eacute;rer pleinement avec la Cour &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;afin de mettre un terme &amp;agrave; l&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; des crimes commis au Darfour&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; (d&amp;eacute;claration du pr&amp;eacute;sident du Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; du 16&amp;nbsp;juin 2008). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans sa r&amp;eacute;solution&amp;nbsp;1593, le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; a par ailleurs demand&amp;eacute; instamment &amp;agrave; tous les &amp;Eacute;tats et &amp;agrave; toutes les organisations r&amp;eacute;gionales et internationales concern&amp;eacute;es de coop&amp;eacute;rer pleinement avec la CPI. En outre, les &amp;Eacute;tats ayant ratifi&amp;eacute; le Statut de Rome de la CPI ont l&amp;rsquo;obligation d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;ter et de remettre &amp;agrave; la Cour tout suspect cit&amp;eacute; dans un mandat d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;
Informations g&amp;eacute;n&amp;eacute;rales &lt;/h3&gt;
On estime que plus de 200&amp;nbsp;000&amp;nbsp;personnes sont mortes au Darfour depuis le d&amp;eacute;but du conflit en 2003. Plus de 2,3&amp;nbsp;millions sont d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es sur le territoire darfouri.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31&amp;nbsp;mars&amp;nbsp;2005, le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des Nations unies a consid&amp;eacute;r&amp;eacute; que la situation au Soudan constituait une menace pour la paix et la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; internationales et il a saisi la CPI. Le 1er&amp;nbsp;juin&amp;nbsp;de la m&amp;ecirc;me ann&amp;eacute;e, le procureur de la CPI a ouvert une enqu&amp;ecirc;te sur la situation au Darfour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International fait d&amp;eacute;j&amp;agrave; campagne en faveur de l&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cution d&amp;rsquo;autres mandats d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t d&amp;eacute;livr&amp;eacute;s par la CPI. L&amp;rsquo;organisation de d&amp;eacute;fense des droits humains demande que le ministre soudanais Ahmad Harun et le responsable janjawid Ali Kushayb, tous deux soup&amp;ccedil;onn&amp;eacute;s de crimes de guerre et de crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; au Darfour, soient arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s et remis &amp;agrave; la Cour, qui a &amp;eacute;mis des mandats d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t &amp;agrave; leur encontre en avril 2007.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d&amp;eacute;cembre 2007, le procureur de la CPI a inform&amp;eacute; le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;ONU que son Bureau &amp;eacute;tait en train de r&amp;eacute;unir des informations sur les attaques ayant vis&amp;eacute; des travailleurs humanitaires et des membres des forces de maintien de la paix. La CPI enqu&amp;ecirc;te notamment sur l&amp;rsquo;attaque commise &amp;agrave; Haskanita en octobre 2007, qui a tu&amp;eacute; 10&amp;nbsp;soldats de la paix africains et qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; attribu&amp;eacute;e &amp;agrave; des groupes arm&amp;eacute;s, bien que Luis Moreno-Ocampo n&amp;rsquo;ait cit&amp;eacute; le nom d&amp;rsquo;aucun suspect. Des sources onusiennes ont indiqu&amp;eacute; en d&amp;eacute;cembre 2007 que le procureur de la CPI avait l&amp;rsquo;intention de pr&amp;eacute;senter deux nouvelles affaires li&amp;eacute;es &amp;agrave; ces attaques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/international-justice">Justice internationale</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/sudan">Soudan</category>
 <pubDate>Fri, 18 Jul 2008 14:25:36 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5543 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>La CPI en difficulté dix ans après l’adoption du Statut de Rome</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/feature-stories/icc-difficulty-ten-years-after-rome-statute-20080717</link>
 <description>Le jeudi 17&amp;nbsp;juillet a marqu&amp;eacute; le dixi&amp;egrave;me anniversaire du Statut de Rome, le trait&amp;eacute; qui a conduit &amp;agrave; la naissance de la Cour p&amp;eacute;nale internationale (CPI).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cr&amp;eacute;&amp;eacute; en 2002, ce tribunal international est charg&amp;eacute; d&amp;rsquo;engager des enqu&amp;ecirc;tes et des poursuites sur les crimes de g&amp;eacute;nocide, les crimes contre l&#039;humanit&amp;eacute; et les crimes de guerre lorsque les autorit&amp;eacute;s nationales ne peuvent pas ou ne veulent pas le faire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Salu&amp;eacute;e par la communaut&amp;eacute; internationale comme l&amp;rsquo;une des entreprises les plus ambitieuses de ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es, la CPI a enregistr&amp;eacute; des avanc&amp;eacute;es notables dans ses enqu&amp;ecirc;tes, mais son travail est g&amp;ecirc;n&amp;eacute; par d&amp;rsquo;importantes difficult&amp;eacute;s &amp;agrave; la fois internes et externes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premi&amp;egrave;res investigations de la Cour, qui portent sur la R&amp;eacute;publique centrafricaine, la R&amp;eacute;publique d&amp;eacute;mocratique du Congo, la r&amp;eacute;gion soudanaise du Darfour et le nord de l&amp;rsquo;Ouganda, concernent quelques-unes des situations les plus pr&amp;eacute;occupantes de la plan&amp;egrave;te sur le plan des droits humains. La CPI se penche &amp;eacute;galement sur l&amp;rsquo;Afghanistan et la Colombie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La difficult&amp;eacute; majeure r&amp;eacute;side dans les poursuites. Jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; pr&amp;eacute;sent, la Cour a d&amp;eacute;livr&amp;eacute; 12&amp;nbsp;mandats d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t, et un 13e&amp;nbsp;a &amp;eacute;t&amp;eacute; demand&amp;eacute; par le procureur le 14&amp;nbsp;juillet 2008. Seules quatre personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es et remises &amp;agrave; la Cour pour &amp;ecirc;tre jug&amp;eacute;es. La premi&amp;egrave;re affaire a &amp;eacute;t&amp;eacute; suspendue et l&amp;rsquo;accus&amp;eacute; pourrait &amp;ecirc;tre remis en libert&amp;eacute; pour une question d&amp;rsquo;iniquit&amp;eacute; de la proc&amp;eacute;dure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La CPI ne poss&amp;eacute;dant pas sa propre force de police, elle est tributaire des &amp;Eacute;tats, qui doivent manifester la volont&amp;eacute; d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;ter et de lui remettre les inculp&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pensait que dans le cas o&amp;ugrave; un &amp;Eacute;tat s&amp;rsquo;abstiendrait ou refuserait d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;ter et de remettre des individus &amp;agrave; la Cour, les autres &amp;Eacute;tats et les organisations intergouvernementales exerceraient des pressions &amp;agrave; son encontre pour qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cute. Mais dans la pratique les choses ne se passent pas ainsi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apr&amp;egrave;s que le gouvernement soudanais eut refus&amp;eacute; d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;ter et de remettre &amp;agrave; la CPI l&amp;rsquo;ancien ministre des Affaires humanitaires Ahmad Harun et le responsable janjawid Ali Kushayb, le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;ONU a publi&amp;eacute; une d&amp;eacute;claration pr&amp;eacute;sidentielle en juin 2008 pour engager le Soudan &amp;agrave; coop&amp;eacute;rer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais cet &amp;Eacute;tat persiste dans son refus d&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cuter les mandats d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t. Quatre hauts responsables de l&amp;rsquo;Arm&amp;eacute;e de r&amp;eacute;sistance du Seigneur (LRA) accus&amp;eacute;s de crimes contre l&#039;humanit&amp;eacute; et de crimes de guerre dans le nord de l&amp;rsquo;Ouganda se trouvent eux aussi toujours en libert&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En juin 2008, avant le d&amp;eacute;but du premier proc&amp;egrave;s devant la Cour, la CPI a d&amp;ucirc; faire face &amp;agrave; un obstacle. La proc&amp;eacute;dure contre Thomas Lubanga Dyilo a &amp;eacute;t&amp;eacute; suspendue par la Chambre de premi&amp;egrave;re instance afin de prot&amp;eacute;ger le droit de l&amp;rsquo;accus&amp;eacute; &amp;agrave; un proc&amp;egrave;s &amp;eacute;quitable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette d&amp;eacute;cision s&amp;rsquo;explique par le fait que le procureur n&amp;rsquo;a pu communiquer &amp;agrave; la d&amp;eacute;fense des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de preuve tendant &amp;agrave; disculper l&amp;rsquo;accus&amp;eacute; ou &amp;agrave; att&amp;eacute;nuer sa culpabilit&amp;eacute; et ayant &amp;eacute;t&amp;eacute; fournis &amp;agrave; titre confidentiel par l&amp;rsquo;ONU et d&amp;rsquo;autres organisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Statut de Rome pr&amp;eacute;voit la possibilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;accords de confidentialit&amp;eacute;, mais seulement dans des circonstances exceptionnelles et aux fins d&amp;rsquo;obtenir de nouveaux &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de preuve. Il a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;cid&amp;eacute; de remettre l&amp;rsquo;accus&amp;eacute; en libert&amp;eacute;. Les deux d&amp;eacute;cisions font l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;un recours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;&amp;eacute;ventualit&amp;eacute; de voir la premi&amp;egrave;re affaire prise en charge par la Cour se solder par un &amp;eacute;chec pour des motifs d&amp;rsquo;iniquit&amp;eacute; de la proc&amp;eacute;dure est extr&amp;ecirc;mement pr&amp;eacute;occupante. Notamment, les victimes des agissements poursuivis n&amp;rsquo;auront pas la possibilit&amp;eacute; de participer &amp;agrave; la proc&amp;eacute;dure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la d&amp;eacute;cision de la Chambre de premi&amp;egrave;re instance visant &amp;agrave; garantir le respect du droit qu&amp;rsquo;ont les accus&amp;eacute;s d&amp;rsquo;avoir acc&amp;egrave;s &amp;agrave; toutes les informations qui pourraient prouver leur innocence montre que cette juridiction est d&amp;eacute;termin&amp;eacute;e &amp;agrave; se conformer aux normes les plus strictes en mati&amp;egrave;re de justice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l&amp;rsquo;heure, 107&amp;nbsp;&amp;Eacute;tats, soit plus de la moiti&amp;eacute; de la communaut&amp;eacute; internationale, ont ratifi&amp;eacute; le Statut de Rome. De nombreux autres, y compris des &amp;Eacute;tats qui s&amp;rsquo;&amp;eacute;taient dans un premier temps oppos&amp;eacute;s &amp;agrave; ce texte, ont pris des dispositions pour le ratifier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M&amp;ecirc;me les &amp;Eacute;tats-Unis, qui avaient lanc&amp;eacute; une campagne mondiale contre la CPI, soutiennent &amp;agrave; pr&amp;eacute;sent ses travaux au Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des Nations unies. Ce pays a en outre indiqu&amp;eacute; qu&amp;rsquo;il pourrait participer aux futures investigations de la Cour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International soutient fermement la CPI. Durant l&amp;rsquo;&amp;eacute;laboration du Statut de Rome, l&amp;rsquo;organisation a men&amp;eacute; un intense travail de pression pour que soit cr&amp;eacute;&amp;eacute;e une cour permanente juste, &amp;eacute;quitable et efficace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le succ&amp;egrave;s &amp;agrave; long terme de la Cour en tant qu&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;eacute;ment central du nouveau syst&amp;egrave;me de justice international d&amp;eacute;pendra de sa capacit&amp;eacute; &amp;agrave; mener des poursuites. Cependant, l&amp;rsquo;arrestation et le transfert des suspects sont des questions largement en dehors du contr&amp;ocirc;le de la CPI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceux qui soutiennent la Cour ont donc un r&amp;ocirc;le essentiel &amp;agrave; jouer&amp;nbsp;: ils doivent veiller &amp;agrave; ce que la coop&amp;eacute;ration soit demand&amp;eacute;e bilat&amp;eacute;ralement par les &amp;Eacute;tats et par le biais des organisations intergouvernementales. Des mesures doivent &amp;eacute;galement &amp;ecirc;tre prises pour que des missions men&amp;eacute;es par des organisations intergouvernementales soient charg&amp;eacute;es d&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cuter les mandats d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/editorial/feature-story">Article principal</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asia-and-pacific/south-asia/afghanistan">Afghanistan</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/centralafrica/centralafricanrepublic">République centrafricaine</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/americas/south-america/colombia">Colombie</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/region/africa/centralafrica/democraticrepubliccongo">République démocratique du Congo</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/international-justice">Justice internationale</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/international-organizations">Organisations internationales</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/sudan">Soudan</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <pubDate>Thu, 17 Jul 2008 19:27:01 +0100</pubDate>
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</item>
<item>
 <title>Soudan : demandez l’arrestation de criminels de guerre présumés</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/call-arrest-suspected-sudanese-war-criminals</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/AFR/sudan-warcriminal-65x65.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;Plus de 2,3&amp;nbsp;millions de personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es dans le cadre du conflit au Darfour. On estime que plus de 90&amp;nbsp;000&amp;nbsp;autres ont trouv&amp;eacute; la mort dans les violences et que quelque 200 000 autres seraient mortes des suites indirectes du conflit. Par ailleurs, des milliers de femmes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; viol&amp;eacute;es depuis le d&amp;eacute;but des violences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 27&amp;nbsp;avril 2007, la Cour p&amp;eacute;nale internationale (CPI) a &amp;eacute;mis des mandats d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t contre le ministre soudanais Ahmad Harun et le dirigeant janjawid Ali Kushayb. Tous deux sont soup&amp;ccedil;onn&amp;eacute;s d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre responsables de crimes contre l&#039;humanit&amp;eacute; et de crimes de guerre commis au Darfour, notamment de meurtres, de viols et de tortures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autorit&amp;eacute;s soudanaises s&#039;opposent pour l&#039;instant &amp;agrave; ce qu&#039;ils soient jug&amp;eacute;s par la CPI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/call-sudan-arrest-suspected-war-criminals&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/AI/take-action-button-fr.gif&quot; title=&quot;Passez à l&amp;#039;action&quot; alt=&quot;Passez à l&amp;#039;action&quot; height=&quot;73&quot; width=&quot;114&quot; class=&quot;asset-align-right&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
Mobilisez-vous pour que les personnes accus&amp;eacute;es des pires atteintes aux droits humains soient traduites en justice.
&lt;p&gt;
&amp;nbsp;
&lt;/p&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/international-justice">Justice internationale</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/sudan">Soudan</category>
 <pubDate>Tue, 13 May 2008 17:48:03 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">4941 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>L’Indonésie appelée à ratifier le Statut de Rome</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/indonesia-urged-ratify-rome-statute</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ASA/indonesia-parliament-65x65.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;L&amp;rsquo;Indon&amp;eacute;sie doit respecter son engagement de ratifier le Statut de Rome de la Cour p&amp;eacute;nale internationale (CPI) en 2008, rappelle Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2004, le pr&amp;eacute;sident indon&amp;eacute;sien a adopt&amp;eacute; un Plan national d&#039;action en faveur des droits humains, qui indiquait notamment que l&amp;rsquo;Indon&amp;eacute;sie avait l&amp;rsquo;intention de ratifier le Statut de Rome au cours de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors que la fin du premier semestre 2008 approche, on ignore toujours si l&amp;rsquo;Indon&amp;eacute;sie va atteindre son objectif. Il faudrait en particulier adopter une loi nationale pr&amp;eacute;voyant une coop&amp;eacute;ration avec la CPI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a demand&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;Indon&amp;eacute;sie de prendre toutes les mesures n&amp;eacute;cessaires en vue de ratifier le Statut de Rome cette ann&amp;eacute;e et de prouver son engagement &amp;agrave; mettre fin &amp;agrave; l&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; concernant les pires violations des droits humains (g&amp;eacute;nocide, crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; et crimes de guerre).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;
Qu&amp;rsquo;est-ce que la Cour p&amp;eacute;nale internationale&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La CPI est un organe judiciaire permanent et ind&amp;eacute;pendant cr&amp;eacute;&amp;eacute; par la communaut&amp;eacute; internationale afin de poursuivre en justice les auteurs de g&amp;eacute;nocide, de crimes contre l&#039;humanit&amp;eacute; et de crimes de guerre. Son fonctionnement repose sur le principe de compl&amp;eacute;mentarit&amp;eacute;, c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire que la CPI n&amp;rsquo;intervient que lorsque les autorit&amp;eacute;s nationales ne peuvent pas ou ne veulent pas mener d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;tes et juger les responsables pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/call-indonesia-ratify-rome-statute&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/AI/take-action-button-fr.gif&quot; title=&quot;Passez à l&amp;#039;action&quot; alt=&quot;Passez à l&amp;#039;action&quot; height=&quot;73&quot; width=&quot;114&quot; class=&quot;asset-align-right&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le Statut de Rome a &amp;eacute;t&amp;eacute; adopt&amp;eacute; lors d&amp;rsquo;une conf&amp;eacute;rence internationale &amp;agrave; Rome le 17&amp;nbsp;juillet&amp;nbsp;1998. &amp;Agrave; l&amp;rsquo;heure actuelle, 106&amp;nbsp;&amp;Eacute;tats &amp;ndash;&amp;nbsp;soit plus de la moiti&amp;eacute; des pays du monde&amp;nbsp;&amp;ndash; l&amp;rsquo;ont ratifi&amp;eacute;. La CPI, qui est devenue op&amp;eacute;rationnelle le 1er&amp;nbsp;juillet 2002, a ouvert quatre enqu&amp;ecirc;tes sur des crimes commis en R&amp;eacute;publique centrafricaine, en R&amp;eacute;publique d&amp;eacute;mocratique du Congo, au Darfour (Soudan) et en Ouganda. Le premier proc&amp;egrave;s devant la CPI devrait s&amp;rsquo;ouvrir cette ann&amp;eacute;e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asia-and-pacific/south-east-asia/indonesia">Indonésie</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/international-justice">Justice internationale</category>
 <pubDate>Fri, 02 May 2008 16:26:36 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">4806 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Pakistan. Le nouveau gouvernement envoie un signal positif en ratifiant une convention des Nations unies sur les droits humains</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/pakistan-new-government-sends-positive-signal</link>
 <description>&lt;p&gt;Amnesty International salue la ratification par le Pakistan d&amp;rsquo;un trait&amp;eacute; cl&amp;eacute; en mati&amp;egrave;re de droits humains et la signature de deux autres textes internationaux . &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Devenir un &amp;Eacute;tat partie aux conventions des Nations unies relatives aux droits humains est une &amp;eacute;tape- cl&amp;eacute; pour assurer le respect, la protection et la r&amp;eacute;alisation des droits humains pour tous au Pakistan en s&amp;rsquo;alignant sur les normes internationales&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Amnesty International. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;organisation appelle les autorit&amp;eacute;s pakistanaises &amp;agrave; saisir cette occasion pour aborder les probl&amp;egrave;mes pressants en mati&amp;egrave;re de droits humains dans le pays. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pr&amp;eacute;sentant sa candidature aux &amp;eacute;lections au Conseil des droits de l&amp;rsquo;homme en avril&amp;nbsp;2006, le Pakistan s&amp;rsquo;&amp;eacute;tait engag&amp;eacute; &amp;agrave; ratifier au plus t&amp;ocirc;t les principaux trait&amp;eacute;s relatifs aux droits humains. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17&amp;nbsp;avril&amp;nbsp;2008, le Pakistan s&amp;rsquo;est engag&amp;eacute; dans cette direction en ratifiant le Pacte international relatif aux droits &amp;eacute;conomiques, sociaux et culturels (PIDESC)et en signant le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et la Convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou d&amp;eacute;gradants. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amnesty International a, &amp;agrave; de nombreuses reprises au fil des ans, exhort&amp;eacute; le Pakistan &amp;agrave; ratifier ces trait&amp;eacute;s ainsi que les autres trait&amp;eacute;s des Nations unies relatifs aux droits humains. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amnesty International appelle maintenant le gouvernement du Pakistan &amp;agrave;&amp;nbsp;: &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- ratifier dans les meilleurs d&amp;eacute;lais le PIDCP et la Convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou d&amp;eacute;gradants et adopter des lois d&amp;rsquo;application afin que ces trois trait&amp;eacute;s deviennent partie int&amp;eacute;grante du droit national pakistanais&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
- ratifier tous les autres trait&amp;eacute;s relatifs aux droits humains avec leurs protocoles facultatifs, ainsi que le Statut de Rome de la Cour p&amp;eacute;nale internationale&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
- donner plein effet aux trait&amp;eacute;s internationaux relatifs aux droits humains, en politique et en pratique&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
- lib&amp;eacute;rer, ou communiquer des informations sur le sort de toutes les victimes de disparitions forc&amp;eacute;es&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
- mettre fin aux d&amp;eacute;tentions administratives, au secret ou dans des lieux de d&amp;eacute;tention tenus secrets&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
- mettre fin aux actes de torture et autres mauvais traitements et abroger toutes les lois pr&amp;eacute;voyant des ch&amp;acirc;timents cruels, inhumains ou d&amp;eacute;gradants&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
- d&amp;eacute;cr&amp;eacute;ter un moratoire sur toutes les condamnations &amp;agrave; la peine capitale et commuer les peines de mort de plus de 7&amp;nbsp;000&amp;nbsp;personnes actuellement en attente de leur ex&amp;eacute;cution.&lt;/p&gt;
</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/international-justice">Justice internationale</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asia-and-pacific/south-asia/pakistan">Pakistan</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/united-nations">Nations unies</category>
 <pubDate>Fri, 18 Apr 2008 14:55:03 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">4641 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Le Royaume-Uni doit mener une enquête indépendante sur les «restitutions»</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/call-independent-uk-investigation-us-renditions-20080223</link>
 <description>Amnesty International a demand&amp;eacute; qu&amp;rsquo;une enqu&amp;ecirc;te exhaustive et ind&amp;eacute;pendante soit men&amp;eacute;e sur toute nouvelle implication du Royaume-Uni dans des &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;restitutions&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; pratiqu&amp;eacute;es par les &amp;Eacute;tats-Unis, apr&amp;egrave;s que les gouvernements am&amp;eacute;ricain et britannique eurent reconnu que deux avions utilis&amp;eacute;s dans le cadre du programme de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;restitutions&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; avaient atterri &amp;agrave; Diego Garcia [territoire britannique] en 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Comme l&amp;rsquo;a reconnu le gouvernement britannique, la r&amp;eacute;v&amp;eacute;lation de l&amp;rsquo;utilisation de la base de Diego Garcia par des avions am&amp;eacute;ricains participant aux transferts de d&amp;eacute;tenus contredit les assurances et d&amp;eacute;mentis qu&amp;rsquo;il avait donn&amp;eacute;s &amp;agrave; plusieurs reprises &amp;agrave; ce sujet,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Claudio Cordone, directeur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral au sein d&amp;rsquo;Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Ces r&amp;eacute;v&amp;eacute;lations soulignent la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; de mener une enqu&amp;ecirc;te approfondie sur les pratiques des &amp;Eacute;tats-Unis en mati&amp;egrave;re de d&amp;eacute;tention et de &lt;/em&gt;&amp;quot;restitution&amp;quot;&lt;em&gt; et sur toute participation ou complicit&amp;eacute; des pays europ&amp;eacute;ens.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;restitutions&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; se sont traduites par l&amp;rsquo;enl&amp;egrave;vement de personnes, le transfert ill&amp;eacute;gal de d&amp;eacute;tenus, des disparitions forc&amp;eacute;es, des actes de torture et des d&amp;eacute;tentions secr&amp;egrave;tes. Il s&amp;rsquo;agit l&amp;agrave; de violations du droit international relatif aux droits humains et de la l&amp;eacute;gislation nationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a appel&amp;eacute; &amp;agrave; de nombreuses reprises les autorit&amp;eacute;s britanniques &amp;agrave; mener une enqu&amp;ecirc;te ind&amp;eacute;pendante sur toute implication du Royaume-Uni dans des &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;restitutions&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autorit&amp;eacute;s britanniques ont admis avoir induit en erreur le Parlement, les organisations internationales et l&amp;rsquo;opinion publique. Le gouvernement a &amp;eacute;galement d&amp;eacute;clar&amp;eacute; qu&amp;rsquo;il avait l&amp;rsquo;intention d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;ter sur d&amp;rsquo;autres vols secrets pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s, ce qui constitue un point positif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Les gouvernements europ&amp;eacute;ens doivent maintenant reconna&amp;icirc;tre que s&amp;rsquo;en tenir aux assurances donn&amp;eacute;es par les &amp;Eacute;tats-Unis au sujet des &lt;/em&gt;&amp;quot;restitutions&amp;quot;&lt;em&gt; ne constituait pas une r&amp;eacute;ponse appropri&amp;eacute;e &amp;agrave; une pratique ill&amp;eacute;gale. Le fait que l&amp;rsquo;utilisation de la base de Diego Garcia ait &amp;eacute;t&amp;eacute; reconnue doit inciter tous les pays europ&amp;eacute;ens &amp;agrave; mener des enqu&amp;ecirc;tes approfondies et ind&amp;eacute;pendantes,&lt;/em&gt; a ajout&amp;eacute; Claudio Cordone.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Les gouvernements doivent suivre les appels lanc&amp;eacute;s par l&amp;rsquo;Assembl&amp;eacute;e parlementaire du Conseil de l&amp;rsquo;Europe et le Parlement europ&amp;eacute;en. Ils doivent aussi prendre imm&amp;eacute;diatement des mesures pour emp&amp;ecirc;cher qu&amp;rsquo;une telle pratique ne se reproduise.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis f&amp;eacute;vrier&amp;nbsp;2007, Amnesty International a eu plusieurs &amp;eacute;changes de correspondance avec les ministres britanniques des Affaires &amp;eacute;trang&amp;egrave;res (le ministre actuel et son pr&amp;eacute;d&amp;eacute;cesseur) pour demander qu&amp;rsquo;une enqu&amp;ecirc;te soit ouverte sur des enregistrements de vols ayant montr&amp;eacute; que des avions affr&amp;eacute;t&amp;eacute;s par la CIA avaient atterri &amp;agrave; Diego Garcia en&amp;nbsp;2002. Amnesty International s&amp;rsquo;est &amp;eacute;galement inqui&amp;eacute;t&amp;eacute;e du fait que les autorit&amp;eacute;s britanniques ne conservaient pas les donn&amp;eacute;es concernant les vols &amp;agrave; destination et en partance de Diego Garcia.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dente ministre des Affaires &amp;eacute;trang&amp;egrave;res, Margaret Beckett, avait d&amp;eacute;clar&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International que le gouvernement britannique avait re&amp;ccedil;u, en octobre&amp;nbsp;2006, l&amp;rsquo;assurance de responsables am&amp;eacute;ricains que Diego Garcia n&amp;rsquo;avait &amp;Agrave; AUCUN MOMENT &amp;eacute;t&amp;eacute; utilis&amp;eacute; pour transf&amp;eacute;rer des d&amp;eacute;tenus et qu&amp;rsquo;aucun d&amp;eacute;tenu n&amp;rsquo;avait transit&amp;eacute; par l&amp;rsquo;espace a&amp;eacute;rien britannique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Margaret Beckett avait &amp;eacute;galement inform&amp;eacute; Amnesty International que le Royaume-Uni ne conservait pas automatiquement les informations sur les mouvements d&amp;rsquo;avions &amp;agrave; Diego Garcia. L&amp;rsquo;actuel ministre des Affaires &amp;eacute;trang&amp;egrave;res, David Miliband, a tenu les m&amp;ecirc;mes propos &amp;agrave; Amnesty International en octobre&amp;nbsp;2007, ajoutant que le gouvernement britannique s&amp;rsquo;&amp;eacute;tait satisfait des assurances donn&amp;eacute;es par les &amp;Eacute;tats-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son rapport de juin&amp;nbsp;2007, la Commission des questions juridiques et des droits de l&amp;rsquo;homme du Conseil de l&amp;rsquo;Europe notait que les informations concernant l&amp;rsquo;usage pr&amp;eacute;sum&amp;eacute; de Diego Garcia par les &amp;Eacute;tats-Unis dans le cadre de leur programme de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;restitutions&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;eacute;taient &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;suffisamment s&amp;eacute;rieuses pour exiger des enqu&amp;ecirc;tes suppl&amp;eacute;mentaires&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Commission n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait cependant &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;pas en mesure de proc&amp;eacute;der &amp;agrave; des analyses suffisantes pour parvenir &amp;agrave; des conclusions d&amp;eacute;finitives&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, notamment parce que le gouvernement du Royaume-Uni s&amp;rsquo;&amp;eacute;tait &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;empress&amp;eacute; d&amp;rsquo;accepter des &amp;quot;assurances&amp;quot;&lt;/em&gt; [&amp;hellip;] &lt;em&gt;de la part des autorit&amp;eacute;s am&amp;eacute;ricaines, sans jamais avoir proc&amp;eacute;d&amp;eacute; lui-m&amp;ecirc;me &amp;agrave; des v&amp;eacute;rifications ind&amp;eacute;pendantes et transparentes, ou sans rendre compte au public de mani&amp;egrave;re suffisamment approfondie&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Il y a longtemps que tout devrait avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute;. L&amp;rsquo;information au compte-gouttes sur le programme de d&amp;eacute;tentions et de &lt;/em&gt;&amp;quot;restitutions&amp;quot;&lt;em&gt; des &amp;Eacute;tats-Unis et les r&amp;eacute;v&amp;eacute;lations qui ne cessent d&amp;rsquo;arriver sur la possible implication d&amp;rsquo;autres gouvernements montrent qu&amp;rsquo;il y a un besoin criant de transparence et qu&amp;rsquo;il est temps que chacun prenne ses responsabilit&amp;eacute;s&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a conclu Claudio Cordone.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/campaigns/current-campaigns/counter-terror-justice">Contre le terrorisme: la justice</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/disappearances-and-abductions">Disparitions et enlèvements</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/international-justice">Justice internationale</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/law-enforcement">Application des lois</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/western-europe/uk">Royaume-Uni</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/americas/north-america/usa">États-Unis d&amp;#039;Amérique</category>
 <pubDate>Sat, 23 Feb 2008 19:18:31 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">3944 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Accord entre les autorités ougandaises et la LRA au sujet des procès</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/uganda-strikes-deal-lra-trials-20080220</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/AFR/uganda-joseph-kony-400x400.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;Le gouvernement ougandais a conclu un accord avec l&amp;rsquo;Arm&amp;eacute;e de r&amp;eacute;sistance du Seigneur (LRA) concernant l&amp;rsquo;endroit o&amp;ugrave; seront jug&amp;eacute;s les dirigeants de la LRA. Cet accord pr&amp;eacute;voit que les responsables de la LRA accus&amp;eacute;s de crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; et de crimes de guerre pourront &amp;ecirc;tre jug&amp;eacute;s par une juridiction nationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de ces personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; inculp&amp;eacute;es de crimes odieux et il y a plus de deux ans et demi que des mandats d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t internationaux ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;cern&amp;eacute;s contre eux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant qu&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat partie au Statut de Rome de la Cour p&amp;eacute;nale internationale (CPI), l&amp;rsquo;Ouganda a le devoir de coop&amp;eacute;rer pleinement avec la Cour en mati&amp;egrave;re d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;tes et de poursuites. Le pays doit notamment coop&amp;eacute;rer pour ex&amp;eacute;cuter les mandats d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t et remettre sans d&amp;eacute;lai &amp;agrave; la CPI toute personne inculp&amp;eacute;e par la Cour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les mandats d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t visant Joseph Kony et les autres personnes encore en vie ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;cern&amp;eacute;s le 8&amp;nbsp;juillet 2005 et l&amp;rsquo;Ouganda a pour obligation, en vertu du droit international, de les arr&amp;ecirc;ter et de les remettre &amp;agrave; cette juridiction, ind&amp;eacute;pendamment de tout accord conclu dans le cadre du processus de paix. Les autorit&amp;eacute;s ougandaises sont &amp;eacute;galement tenues de d&amp;eacute;f&amp;eacute;rer &amp;agrave; la justice toutes les personnes soup&amp;ccedil;onn&amp;eacute;es de crimes au regard du droit international, en veillant &amp;agrave; ce qu&amp;rsquo;elles soient jug&amp;eacute;es &amp;agrave; l&amp;rsquo;issue de proc&amp;egrave;s &amp;eacute;quitables excluant le recours &amp;agrave; la peine de mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apr&amp;egrave;s le transfert de ces personnes &amp;agrave; la CPI, le gouvernement ougandais peut, en vertu du Statut de Rome, demander que leurs dossiers soient renvoy&amp;eacute;s devant les tribunaux ougandais. Cependant, il reviendrait alors &amp;agrave; la Chambre pr&amp;eacute;liminaire de la CPI de d&amp;eacute;cider si les tribunaux ougandais ont la capacit&amp;eacute; et la volont&amp;eacute; de mener des enqu&amp;ecirc;tes sur les suspects de la LRA dont les noms figurent sur les mandats d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t et de les juger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a demand&amp;eacute; instamment que les membres de la LRA inculp&amp;eacute;s de crimes aux termes du droit international soient imm&amp;eacute;diatement remis &amp;agrave; la CPI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Il n&amp;rsquo;est pas acceptable que le gouvernement ougandais et la LRA concluent un accord qui contourne le droit international,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Christopher Keith Hall, conseiller juridique principal du Projet justice internationale d&amp;rsquo;Amnesty International. &lt;em&gt;Ces personnes doivent &amp;ecirc;tre remises &amp;agrave; la CPI de fa&amp;ccedil;on &amp;agrave; ce que leur culpabilit&amp;eacute; ou leur innocence puisse &amp;ecirc;tre d&amp;eacute;termin&amp;eacute;e une fois pour toutes. Le peuple ougandais ne m&amp;eacute;rite pas moins.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;&amp;Agrave; l&amp;rsquo;heure actuelle, nous ne disposons d&amp;rsquo;aucun &amp;eacute;l&amp;eacute;ment permettant de penser que m&amp;ecirc;me un nouveau tribunal cr&amp;eacute;&amp;eacute; en Ouganda pour traiter ces dossiers serait en mesure et aurait la volont&amp;eacute; de mener un proc&amp;egrave;s &amp;eacute;quitable qui ne soit pas une parodie de justice.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de la vingtaine d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es qu&amp;rsquo;a dur&amp;eacute; le conflit entre la LRA et le gouvernement ougandais, des membres des deux camps ont commis des dizaines de milliers de meurtres et provoqu&amp;eacute; le d&amp;eacute;placement forc&amp;eacute; d&amp;rsquo;environ deux millions de personnes.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/international-justice">Justice internationale</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/uganda">Ouganda</category>
 <pubDate>Wed, 20 Feb 2008 15:31:30 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">3886 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Le Cambodge réduit en cendres les maisons de ses pauvres</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/cambodia-burns-homes-poor-20080211</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ASA/cambodia-mittapheap-4-400x400.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo; Avant, on cultivait un peu la terre [...] J&amp;rsquo;arrivais &amp;agrave; nourrir mes sept enfants. Aujourd&amp;rsquo;hui, nous n&amp;rsquo;avons rien. &amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Vireak et ses sept enfants ont perdu leur maison le 20 avril 2007. Ce jour-l&amp;agrave;, des agents des forces de l&amp;rsquo;ordre, civiles et militaires, ont expuls&amp;eacute; plus d&amp;rsquo;une centaine de familles de chez elles et mis le feu &amp;agrave; la plus grande partie de Mittapheap 4, un village rattach&amp;eacute; &amp;agrave; la ville c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;re de Sihanoukville, au Cambodge. Plusieurs mois ont pass&amp;eacute;, mais Vireak vit toujours sous une b&amp;acirc;che, au bord d&amp;rsquo;une route. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des situations analogues &amp;agrave; celle de Vireak se multiplient dans tout le pays &amp;agrave; mesure que les saisies de terrains, la privation de terres et les litiges fonciers se r&amp;eacute;pandent et s&amp;rsquo;acc&amp;eacute;l&amp;egrave;rent. Tout comme des milliers d&amp;rsquo;autres victimes d&amp;rsquo;expulsions au Cambodge, Vireak et ses voisins n&amp;rsquo;avaient jamais &amp;eacute;t&amp;eacute; consult&amp;eacute;s avant d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre &amp;eacute;vinc&amp;eacute;s de chez eux, sans aucun pr&amp;eacute;avis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le litige foncier &amp;agrave; l&amp;rsquo;origine de l&amp;rsquo;expulsion n&amp;rsquo;avait pas &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;gl&amp;eacute; avant la destruction du village. Les normes internationales relatives aux droits humains disposent que les expulsions forc&amp;eacute;es ne doivent constituer qu&amp;rsquo;une mesure de dernier recours, mais les autorit&amp;eacute;s ont bafou&amp;eacute; ce principe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autorit&amp;eacute;s cambodgiennes restent fid&amp;egrave;les &amp;agrave; leur ligne de conduite, qui consiste &amp;agrave; se servir de l&amp;rsquo;appareil judiciaire pour r&amp;eacute;duire les militants au silence et les emp&amp;ecirc;cher de d&amp;eacute;fendre leurs maisons et leurs terres. Un nombre croissant de r&amp;eacute;sidents et de d&amp;eacute;fenseurs des droits humains sont incarc&amp;eacute;r&amp;eacute;s dans tout le pays, y compris &amp;agrave; Sihanoukville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apr&amp;egrave;s avoir perdu leur foyer, 13 voisins de Vireak ont &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s et inculp&amp;eacute;s d&amp;rsquo;infractions p&amp;eacute;nales. Neuf d&amp;rsquo;entre eux ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;clar&amp;eacute;s coupables et condamn&amp;eacute;s &amp;agrave; de courtes peines d&amp;rsquo;emprisonnement, malgr&amp;eacute; l&#039;absence d&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;eacute;ments de preuves. Bien qu&amp;rsquo;ils aient purg&amp;eacute; leur peine, ils n&amp;rsquo;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; remis en libert&amp;eacute; et se trouvent toujours en prison &amp;ndash; ce qui constitue une d&amp;eacute;tention arbitraire &amp;ndash;, en attendant qu&amp;rsquo;il soit donn&amp;eacute; suite &amp;agrave; un appel interjet&amp;eacute; par le minist&amp;egrave;re public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des habitants de Mittapheap vivaient d&amp;rsquo;une agriculture de subsistance, de la vente ambulante sur les plages ou de la p&amp;ecirc;che &amp;agrave; petite &amp;eacute;chelle. La perte d&amp;rsquo;un de leurs moyens de subsistance risque d&#039;enfoncer encore davantage ces familles dans une pauvret&amp;eacute; d&amp;eacute;j&amp;agrave; bien enracin&amp;eacute;e. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sopheap, une veuve d&amp;rsquo;un certain &amp;acirc;ge, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International :&amp;nbsp; &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Mon fils a &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; et rou&amp;eacute; de coups alors qu&amp;rsquo;il r&amp;eacute;cup&amp;eacute;rait quelques affaires que nous avions dans la maison.&amp;nbsp; Avant, il p&amp;ecirc;chait et il cultivait la terre. Sur qui est-ce que je peux compter d&amp;eacute;sormais?&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouvernement cambodgien a adopt&amp;eacute;, avec le soutien de ses bailleurs de fonds internationaux, des mesures qui avaient pour but de valoriser et d&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer les conditions de vie de sa population pauvre. Ces mesures sont cependant en opposition totale avec la r&amp;eacute;alit&amp;eacute; v&amp;eacute;cue par Vireak, Sopheap et les autres victimes d&amp;rsquo;expulsions forc&amp;eacute;es, que les actions men&amp;eacute;es par les autorit&amp;eacute;s plongent de plus en plus profond&amp;eacute;ment dans l&amp;rsquo;indigence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme dans le cas de Mittapheap 4, il s&amp;rsquo;av&amp;egrave;re qu&amp;rsquo;au lieu de prot&amp;eacute;ger la population contre les expulsions forc&amp;eacute;es, les repr&amp;eacute;sentants du gouvernement sont souvent impliqu&amp;eacute;s dans des op&amp;eacute;rations d&#039;expropriation arbitraire de personnes marginalis&amp;eacute;es vivant dans la pauvret&amp;eacute;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tant que l&amp;rsquo;on laissera cette situation perdurer, des milliers de Cambodgiens seront menac&amp;eacute;s &amp;ndash; non seulement &amp;agrave; Sihanoukville et dans d&#039;autres agglom&amp;eacute;rations urbaines mais aussi, et de plus en plus, dans les zones rurales. Les Nations unies consid&amp;egrave;rent que les expulsions forc&amp;eacute;es sont des violations flagrantes des droits humains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En annon&amp;ccedil;ant la fin de toutes les expulsions forc&amp;eacute;es le gouvernement ferait clairement part de son intention de lutter contre les saisies de terrains, la privation de terres et les conflits fonciers, tout en honorant son devoir de prot&amp;eacute;ger le droit &amp;agrave; un niveau de vie suffisant et &amp;agrave; en faire le socle de son action en faveur d&amp;rsquo;une vie meilleure pour les Cambodgiens d&amp;eacute;favoris&amp;eacute;s. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Le nom des personnes cit&amp;eacute;es a &amp;eacute;t&amp;eacute; modifi&amp;eacute;.&lt;/em&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asia-and-pacific/south-east-asia/cambodia">Cambodge</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/economic-social-and-cultural-rights">Droits économiques, sociaux et culturels</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/international-justice">Justice internationale</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/law-enforcement">Application des lois</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/refugees-displaced-people-and-migrants">Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants</category>
 <pubDate>Mon, 11 Feb 2008 11:18:10 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">3757 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>L’échec de la justice au Kosovo</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/justice-failed-kosovo-20080130</link>
 <description>&lt;p&gt;
Les crimes de guerre et les crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; commis au Kosovo &amp;agrave; la fin des ann&amp;eacute;es&amp;nbsp;1990 risquent de rester impunis car la mission de l&amp;rsquo;ONU n&amp;rsquo;a pas fait son travail en mati&amp;egrave;re de justice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son rapport &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Serbia (Kosovo): The challenge to fix a failed UN justice mission&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Amnesty International explique que le Programme des juges et procureurs internationaux de la Mission d&#039;administration int&amp;eacute;rimaire des Nations unies au Kosovo (MINUK) ne s&amp;rsquo;est pas conform&amp;eacute; au droit international et aux normes internationales concernant le droit &amp;agrave; un proc&amp;egrave;s &amp;eacute;quitable. Alors que l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne s&amp;rsquo;appr&amp;ecirc;te &amp;agrave; prendre une d&amp;eacute;cision au sujet de ses responsabilit&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;gard du Kosovo, le rapport r&amp;eacute;v&amp;egrave;le &amp;eacute;galement que le Programme n&amp;rsquo;a pas permis de constituer sur place une &amp;eacute;quipe de procureurs, de juges et d&amp;rsquo;avocats exp&amp;eacute;riment&amp;eacute;s et bien form&amp;eacute;s, capables de travailler sur ces types de crimes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Des centaines de cas de crimes de guerre, de crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; (y compris des viols et des disparitions forc&amp;eacute;es) et d&amp;rsquo;autres crimes intercommunautaires ne sont toujours pas r&amp;eacute;solus sept ans apr&amp;egrave;s que l&amp;rsquo;ONU a commenc&amp;eacute; &amp;agrave; reconstruire le syst&amp;egrave;me judiciaire du Kosovo. Des centaines d&amp;rsquo;affaires ont &amp;eacute;t&amp;eacute; closes parce que les &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de preuve n&amp;rsquo;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s dans les d&amp;eacute;lais ou correctement collect&amp;eacute;s. Des proches de personnes disparues disent avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; interrog&amp;eacute;s &amp;agrave; de tr&amp;egrave;s nombreuses reprises par les policiers et procureurs internationaux qui reprennent leur dossier, mais les affaires n&amp;rsquo;avancent pas&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Sian Jones, chercheur d&amp;rsquo;Amnesty International sur le Kosovo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Programme a &amp;eacute;t&amp;eacute; cr&amp;eacute;&amp;eacute; en 2000, apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;effondrement du syst&amp;egrave;me judiciaire au Kosovo. Le Tribunal p&amp;eacute;nal international pour l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie avait comp&amp;eacute;tence pour juger les crimes commis au Kosovo, mais il &amp;eacute;tait &amp;eacute;vident qu&#039;il ne pourrait juger qu&#039;un tr&amp;egrave;s petit nombre d&#039;affaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fallait par cons&amp;eacute;quent trouver une autre solution pour conduire la plupart des proc&amp;egrave;s pour crimes commis au Kosovo, et l&amp;rsquo;ONU instaura le Programme afin qu&amp;rsquo;un certain nombre de juges et de procureurs &amp;eacute;trangers soient int&amp;eacute;gr&amp;eacute;s au syst&amp;egrave;me judiciaire p&amp;eacute;nal local.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce personnel international &amp;eacute;tait cens&amp;eacute; veiller &amp;agrave; ce que les proc&amp;egrave;s se d&amp;eacute;roulent de mani&amp;egrave;re ind&amp;eacute;pendante et impartiale, en conformit&amp;eacute; avec le droit international et les normes internationales. Il devait aussi aider &amp;agrave; renforcer les comp&amp;eacute;tences des avocats et des juges locaux pour que ceux-ci puissent s&amp;rsquo;occuper de telles affaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, comme le montre le rapport, le Programme n&amp;rsquo;a pas atteint ses objectifs. Les procureurs et juges locaux ne sont gu&amp;egrave;re mieux pr&amp;eacute;par&amp;eacute;s &amp;agrave; travailler sur des dossiers ayant trait &amp;agrave; des crimes de droit international. Aucune loi n&amp;rsquo;a encore &amp;eacute;t&amp;eacute; adopt&amp;eacute;e pour mettre en &amp;oelig;uvre les r&amp;eacute;formes juridiques indispensables au traitement de telles affaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aucune date n&amp;rsquo;a non plus &amp;eacute;t&amp;eacute; fix&amp;eacute;e en ce qui concerne l&amp;rsquo;ach&amp;egrave;vement de la reconstruction du syst&amp;egrave;me judiciaire local, qui doit &amp;agrave; terme pouvoir fonctionner sans une aide internationale permanente. Plusieurs raisons expliquent cet &amp;eacute;chec, notamment des d&amp;eacute;fauts dans la conception et l&amp;rsquo;application du Programme, le manque de ressources et la faible priorit&amp;eacute; donn&amp;eacute;e &amp;agrave; la justice internationale par rapport &amp;agrave; d&amp;rsquo;autres domaines de la MINUK. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International estime que la structure et le mode de fonctionnement du Programme ont affich&amp;eacute; de telles d&amp;eacute;faillances que l&#039;exemple du Kosovo ne peut pas servir de mod&amp;egrave;le pour internationaliser les syst&amp;egrave;mes judiciaires nationaux si des changements importants, tels que ceux recommand&amp;eacute;s dans ce rapport, ne sont pas mis en &amp;oelig;uvre.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&amp;nbsp;
&lt;/p&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/international-justice">Justice internationale</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/balkans/serbia">Serbie</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/united-nations">Nations unies</category>
 <pubDate>Fri, 01 Feb 2008 16:04:04 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">3618 at http://www.amnesty.org</guid>
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