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 <title>Web pages about &quot;Sri Lanka&quot;</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/asiaandpacific/southasia/srilanka</link>
 <description>The taxonomy view with a depth of 0.</description>
 <language>fr</language>
<item>
 <title>Sri Lanka : l’escalade des hostilités met en péril des dizaines de milliers de personnes</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/tens-of-thousands-at-risk-in-sri-lanka-as-fighting-escalates-20080819</link>
 <description>Les affrontements entre l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e du Sri Lanka et les Tigres lib&amp;eacute;rateurs de l&#039;Eelam tamoul (LTTE) mettent en danger des dizaines de milliers de personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es. Les hostilit&amp;eacute;s se poursuivent dans la r&amp;eacute;gion de Wanni, dans le nord du pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; l&#039;aggravation du conflit s&#039;ajoute une pr&amp;eacute;occupation majeure&amp;nbsp;: comme l&#039;activit&amp;eacute; des journalistes est limit&amp;eacute;e dans la zone, il existe peu d&#039;informations fiables concernant la situation sur le terrain et les deux camps ne cessent de se contredire. Pour cette raison, il est essentiel que des observateurs internationaux ind&amp;eacute;pendants se rendent sans plus attendre sur les lieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n&amp;rsquo;existe aucun lieu s&amp;ucirc;r pour les milliers de familles qui tentent d&#039;&amp;eacute;chapper aux bombardements a&amp;eacute;riens et aux pilonnages d&amp;rsquo;artillerie des forces sri-lankaises progressant vers la ville de Kilinochchi. Depuis le mois de mai, les frappes a&amp;eacute;riennes et les tirs de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e gouvernementale ont forc&amp;eacute; plus de 70&amp;nbsp;000 personnes &amp;agrave; fuir leur foyer, essentiellement dans les districts de Kilinochchi et de Mullaitvu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les zones de la r&amp;eacute;gion de Wanni qu&amp;rsquo;ils contr&amp;ocirc;lent, les LTTE ont emp&amp;ecirc;ch&amp;eacute; des milliers de familles de gagner des endroits plus s&amp;ucirc;rs en imposant un syst&amp;egrave;me de laissez-passer tr&amp;egrave;s strict. Certaines personnes ont d&amp;ucirc; rester sur place comme garants du retour d&amp;rsquo;autres membres de leur famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Ces gens n&#039;auront bient&amp;ocirc;t nulle part o&amp;ugrave; aller, ni aucun acc&amp;egrave;s aux biens et services de premi&amp;egrave;re n&amp;eacute;cessit&amp;eacute;,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Yolanda Foster, chercheuse sur le Sri Lanka pour Amnesty International. &lt;em&gt;Les LTTE les gardent dans des endroits dangereux, et le gouvernement ne d&amp;eacute;ploie pas les efforts n&amp;eacute;cessaires pour leur fournir une assistance de base.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Selon les informations re&amp;ccedil;ues par Amnesty International, le gouvernement place les personnes ayant pu quitter les zones contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;es par les LTTE dans des abris temporaires qui s&#039;apparentent souvent &amp;agrave; des centres de d&amp;eacute;tention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des t&amp;eacute;moins du camp de Kalimoddai (district de Mannar) ont indiqu&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;organisation que plus de 200&amp;nbsp;familles se trouvent dans le camp et ne peuvent le quitter sous aucun pr&amp;eacute;texte (sauf pour se rendre &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;cole) lorsqu&amp;rsquo;elles ne disposent pas d&amp;rsquo;un laissez-passer des forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; gouvernementales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgr&amp;eacute; les demandes visant la mise en place de couloirs humanitaires qui permettraient aux personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es de se rendre dans des zones plus s&amp;ucirc;res afin de pouvoir b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier d&#039;une assistance de base, on constate que ces personnes servent en fait de tampon entre les deux parties au conflit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les m&amp;eacute;dias sri-lankais, le g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral Sarath Fonseka, commandant des forces arm&amp;eacute;es, aurait ordonn&amp;eacute; &amp;agrave; ses troupes de la r&amp;eacute;gion de Wanni de barrer toutes les routes permettant de sortir de cette zone, afin de bloquer l&#039;infiltration par les LTTE. Ces barrages vont &amp;eacute;galement emp&amp;ecirc;cher les civils de fuir les zones de conflit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Les parties &amp;agrave; ce conflit de longue dur&amp;eacute;e ont montr&amp;eacute; une nouvelle fois qu&#039;elles &amp;eacute;taient pr&amp;ecirc;tes &amp;agrave; mettre en danger des milliers de civils afin d&#039;atteindre leurs objectifs militaires, &lt;/em&gt;a ajout&amp;eacute; Yolanda Foster. &lt;em&gt;Sans la pr&amp;eacute;sence d&amp;rsquo;observateurs internationaux, les civils sri-lankais ne b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficient d&amp;rsquo;aucune protection et restent &amp;agrave; la merci des forces en pr&amp;eacute;sence, qui ont toutes les deux de lourds ant&amp;eacute;c&amp;eacute;dents en mati&amp;egrave;re d&amp;rsquo;atteintes aux droits humains.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Ce weekend, les autorit&amp;eacute;s ont assur&amp;eacute; qu&amp;rsquo;elles ouvriraient trois couloirs s&amp;eacute;curis&amp;eacute;s, et qu&amp;rsquo;elles autorisaient pour le moment le passage de l&amp;rsquo;aide humanitaire par le poste de contr&amp;ocirc;le d&amp;rsquo;Omanthai, qui se trouve &amp;agrave; la jonction du territoire sous contr&amp;ocirc;le gouvernemental et de la zone d&amp;eacute;tenue par les LTTE. Les personnes affect&amp;eacute;es ont un besoin d&amp;eacute;sesp&amp;eacute;r&amp;eacute; de cette aide, mais les organisations humanitaires qui travaillent dans la zone ne cachent pas leur inqui&amp;eacute;tude&amp;nbsp;: si le conflit se poursuit, la situation des civils d&amp;eacute;plac&amp;eacute;s va encore empirer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a &amp;eacute;tabli qu&amp;rsquo;environ un tiers des familles d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es devaient vivre dans des zones &amp;agrave; d&amp;eacute;couvert, sans le moindre abri. Beaucoup n&amp;rsquo;ont pas pu recevoir de nourriture, de b&amp;acirc;ches pour les abris temporaires, ou de combustible en raison du blocage des acc&amp;egrave;s aux zones contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;es par les LTTE et des restrictions impos&amp;eacute;es &amp;agrave; la circulation des biens transitant par Omanthai. Pour les femmes et les jeunes filles, on signale une augmentation des violences sexuelles li&amp;eacute;es &amp;agrave; la promiscuit&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le d&amp;eacute;placement des civils a tr&amp;egrave;s fortement augment&amp;eacute; en juillet &amp;ndash;&amp;nbsp;14&amp;nbsp;000&amp;nbsp;nouvelles familles se sont retrouv&amp;eacute;es sans logement. Le 7&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, selon les chiffres fournis par le gouvernement, le total des personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es se situait entre 150&amp;nbsp;000 et 160&amp;nbsp;000.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/refugees-displaced-people-and-migrants">Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asiaandpacific/southasia/srilanka">Sri Lanka</category>
 <pubDate>Tue, 19 Aug 2008 12:40:15 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5800 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Sri Lanka. Les LTTE et le gouvernement mettent en danger la vie de dizaines de milliers de personnes déplacées autour de Wanni</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/sri-lanka-ltte-government-endangering-lives-tens-thousands-newly-displac</link>
 <description>&lt;p&gt;Les milliers de familles ayant fui les r&amp;eacute;cents combats entre forces sri-lankaises et Tigres lib&amp;eacute;rateurs de l&amp;rsquo;Eelam tamoul (LTTE) doivent &amp;ecirc;tre autoris&amp;eacute;es &amp;agrave; se rendre dans des zones plus s&amp;ucirc;res et &amp;agrave; recevoir l&amp;rsquo;aide humanitaire dont elles ont besoin, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Amnesty International ce jeudi 14&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Ces gens n&amp;rsquo;ont plus o&amp;ugrave; aller et manquent de produits de premi&amp;egrave;re n&amp;eacute;cessit&amp;eacute;,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Yolanda Foster, charg&amp;eacute;e de recherche sur le Sri Lanka &amp;agrave; Amnesty International. &lt;em&gt;Les Tigres les maintiennent dans une situation dangereuse et le gouvernement ne fait pas assez pour s&amp;rsquo;assurer qu&amp;rsquo;ils re&amp;ccedil;oivent des approvisionnements vitaux.&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bombardements a&amp;eacute;riens et les pilonnages d&amp;rsquo;artillerie des forces gouvernementales ont contraint plus de&amp;nbsp;70&amp;nbsp;000&amp;nbsp;personnes &amp;agrave; fuir leur domicile depuis mai, essentiellement dans les districts de Kilinochchi et Mulaitivu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amnesty International a &amp;eacute;tabli qu&amp;rsquo;environ un tiers de ces familles vivent dehors, sans aucun abri. Beaucoup ne peuvent recevoir de nourriture, de b&amp;acirc;ches pour des abris temporaires ou de carburant en raison du manque d&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s aux r&amp;eacute;gions contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;es par les LTTE et des restrictions impos&amp;eacute;es sur les marchandises transitant par Omanthai &amp;ndash;&amp;nbsp;point de passage entre zones contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;es par le gouvernement et zones tenues par les LTTE. Certaines familles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; forc&amp;eacute;es de se d&amp;eacute;placer plusieurs fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la r&amp;eacute;gion de Wanni contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;e par les LTTE, les Tigres ont emp&amp;ecirc;ch&amp;eacute; des milliers de familles de se d&amp;eacute;placer pour se rendre dans des zones plus s&amp;ucirc;res en imposant un syst&amp;egrave;me strict de passage et, dans certains cas, en for&amp;ccedil;ant certains membres d&amp;rsquo;une m&amp;ecirc;me famille &amp;agrave; rester en arri&amp;egrave;re pour garantir le retour du reste de la famille. Ces mesures semblent avoir en partie pour but de se servir des civils comme population tampon contre les forces gouvernementales &amp;ndash;&amp;nbsp;une violation grave du droit international humanitaire. Les LTTE pratiquent &amp;eacute;galement le recrutement forc&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manque de ciment pour construire des sanitaires adapt&amp;eacute;s contraint les personnes &amp;agrave; se laver en plein air. Les femmes et les jeunes filles ne b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficiant pas d&amp;rsquo;endroit appropri&amp;eacute; pour s&amp;rsquo;isoler, de plus en plus de violences li&amp;eacute;es au genre et de violences sexuelles sont signal&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amnesty International a &amp;eacute;galement re&amp;ccedil;u des informations lui signalant que le gouvernement reloge les personnes ayant pu quitter les r&amp;eacute;gions contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;es par les LTTE dans des abris temporaires qui fonctionnent de facto comme des centres de d&amp;eacute;tention. Selon des t&amp;eacute;moignages recueillis par Amnesty International dans le camp de Kalimoddai, dans le district de Mannar, plus de 200&amp;nbsp;familles ne peuvent sortir du camp pour quelque raison que ce soit (except&amp;eacute; pour se rendre &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;cole) sans laissez-passer des forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; du gouvernement.&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Les deux parties &amp;agrave; ce long conflit ont montr&amp;eacute; une nouvelle fois qu&amp;rsquo;elles sont pr&amp;ecirc;tes &amp;agrave; mettre en danger la vie de milliers de gens ordinaires pour poursuivre des objectifs militaires,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Yolanda Foster. &lt;em&gt;En l&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;observateurs internationaux ind&amp;eacute;pendants, la population civile du Sri Lanka est sans protection, &amp;agrave; la merci de deux forces ayant un long pass&amp;eacute; de violences.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Compl&amp;eacute;ment d&amp;rsquo;information&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e sri-lankaise a lanc&amp;eacute; une offensive majeure pour regagner des r&amp;eacute;gions du nord et de l&amp;rsquo;est du pays pr&amp;eacute;c&amp;eacute;demment contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;es par les LTTE. Des familles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es &amp;agrave; de multiples reprises. Selon le HCR, au 30&amp;nbsp;juin, le conflit avait fait quelque 467&amp;nbsp;000&amp;nbsp; d&amp;eacute;plac&amp;eacute;s dans le nord et l&amp;rsquo;est du Sri Lanka. Ce chiffre inclut les 194&amp;nbsp;900 personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es au moment de l&amp;rsquo;intensification des combats en avril&amp;nbsp;2006.&lt;/p&gt;
</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/refugees-displaced-people-and-migrants">Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asiaandpacific/southasia/srilanka">Sri Lanka</category>
 <pubDate>Mon, 18 Aug 2008 09:59:12 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5774 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Sri Lanka. Les civils sont toujours quotidiennement menacés</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/sri-lanka-civilians-continue-face-deadly-daily-threat-20080711</link>
 <description>&lt;p&gt;Amnesty International a condamn&amp;eacute; ce vendredi 11&amp;nbsp;juillet le fait que les civils continuaient d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre pris pour cibles dans le cadre du conflit qui d&amp;eacute;chire le Sri Lanka.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce vendredi 11&amp;nbsp;juillet, des hommes arm&amp;eacute;s non identifi&amp;eacute;s ont tir&amp;eacute; sur un bus, tuant au moins deux femmes et un enfant de douze ans. Une autre personne a &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;e. Environ 26&amp;nbsp;personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; bless&amp;eacute;es lors de cette attaque qui a eu lieu &amp;agrave; Buttala, au sud-est de la capitale, Colombo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le minist&amp;egrave;re de la d&amp;eacute;fense a indiqu&amp;eacute; que cet attentat &amp;eacute;tait le fait d&amp;rsquo;hommes arm&amp;eacute;s des Tigres lib&amp;eacute;rateurs de l&#039;Eelam tamoul (LTTE). Les LTTE n&amp;rsquo;ont pas fait de d&amp;eacute;claration au sujet de cette attaque. En janvier, 26&amp;nbsp;personnes avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;es dans des conditions similaires, dans la m&amp;ecirc;me r&amp;eacute;gion.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Ces attaques aveugles sont d&amp;rsquo;une violence extr&amp;ecirc;me, &lt;/em&gt;a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Amnesty International. &lt;em&gt;Les victimes sont dans la tr&amp;egrave;s grande majorit&amp;eacute; des personnes qui vaquaient &amp;agrave; leurs activit&amp;eacute;s quotidiennes, dans la crainte permanente d&amp;rsquo;un attentat qui, quand il se produit, pr&amp;eacute;cipite aussi leurs proches dans une souffrance dont personne ne se fait l&#039;&amp;eacute;cho. Ce m&amp;eacute;pris total pour la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des civils est ind&amp;eacute;fendable.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;organisation a appel&amp;eacute; toutes les parties au conflit &amp;ndash;&amp;nbsp;les LTTE, les forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; gouvernementales et les autres groupes arm&amp;eacute;s&amp;nbsp;&amp;ndash; &amp;agrave; respecter le droit international. Tous les combattants au Sri Lanka sont tenus de respecter les dispositions de l&amp;rsquo;article&amp;nbsp;3 commun aux quatre Conventions de Gen&amp;egrave;ve de 1949, qui s&amp;rsquo;applique aux conflits arm&amp;eacute;s non internationaux.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Il est grand temps que toutes les parties placent le respect des droits humains au c&amp;oelig;ur de leur politique et mettent fin &amp;agrave; la terrible incertitude dans laquelle sont condamn&amp;eacute;s &amp;agrave; vivre les civils dans les zones touch&amp;eacute;es par le conflit et ceux qui font l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;attaques de repr&amp;eacute;sailles dans le sud&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, a conclu Amnesty International. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FIN/&lt;/p&gt;
</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asiaandpacific/southasia/srilanka">Sri Lanka</category>
 <pubDate>Fri, 11 Jul 2008 14:26:53 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5411 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Royaume-Uni. Il faut renforcer la protection des témoins dans les affaires de crimes de guerre</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/uk-stronger-witness-protection-needed-ensure-accountability-war-crimes-2</link>
 <description>&lt;p&gt;Amnesty International a exprim&amp;eacute; sa d&amp;eacute;ception ce jeudi 3&amp;nbsp;juillet apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;expulsion du Royaume-Uni de Vinayagamoorthi Muralitharan, ressortissant sri-lankais, &amp;eacute;galement connu sous le nom de Karuna, auteur pr&amp;eacute;sum&amp;eacute; de crimes de guerre et crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; au Sri Lanka. Il a &amp;eacute;t&amp;eacute; expuls&amp;eacute; apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; reconnu coupable d&amp;rsquo;infraction &amp;agrave; la l&amp;eacute;gislation sur l&amp;rsquo;immigration.&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;L&amp;rsquo;expulsion de Karuna signifie a pr&amp;eacute;sent que l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te ouverte par les autorit&amp;eacute;s britanniques sur ces all&amp;eacute;gations est close. Karuna a le droit d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre pr&amp;eacute;sum&amp;eacute; innocent tant que sa culpabilit&amp;eacute; n&amp;rsquo;a pas &amp;eacute;t&amp;eacute; prouv&amp;eacute;e avec un degr&amp;eacute; de certitude suffisant&amp;nbsp;lors d&amp;rsquo;un proc&amp;egrave;s &amp;eacute;quitable. Nous allons toutefois &amp;eacute;crire aux autorit&amp;eacute;s sri-lankaises pour leur demander qu&amp;rsquo;une enqu&amp;ecirc;te soit ouverte au Sri Lanka sur les accusations dont il fait l&amp;rsquo;objet, &lt;/em&gt;a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Amnesty International.&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Nous sommes &amp;eacute;galement inquiets de constater que l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te n&amp;rsquo;a pu &amp;ecirc;tre men&amp;eacute;e &amp;agrave; son terme parce que le gouvernement britannique n&amp;rsquo;y a pas consacr&amp;eacute; les ressources n&amp;eacute;cessaires et n&amp;rsquo;a pas donn&amp;eacute; suffisamment d&amp;rsquo;assurances aux victimes ou &amp;agrave; leurs proches concernant leur s&amp;eacute;curit&amp;eacute; dans le cadre d&amp;rsquo;un programme de protection des t&amp;eacute;moins.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs organisations non gouvernementales ont fourni &amp;agrave; la police m&amp;eacute;tropolitaine de Londres des informations concernant de graves all&amp;eacute;gations d&amp;rsquo;atteintes aux droits humains dont Karuna serait l&amp;rsquo;auteur. Ont notamment &amp;eacute;t&amp;eacute; pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s des d&amp;eacute;clarations de victimes et de t&amp;eacute;moins, ainsi que les noms de t&amp;eacute;moins pr&amp;ecirc;ts &amp;agrave; fournir des d&amp;eacute;tails pr&amp;eacute;cis concernant la responsabilit&amp;eacute; pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;e de Karuna ou son implication dans des actes de torture, des prises d&amp;rsquo;otages et le recrutement d&amp;rsquo;enfants soldats combattants au Sri Lanka.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amnesty International a &amp;eacute;galement recueilli les r&amp;eacute;cits de t&amp;eacute;moins potentiels, mais qui ne voulaient pas t&amp;eacute;moigner ni faire de d&amp;eacute;position aupr&amp;egrave;s de la police m&amp;eacute;tropolitaine par crainte de repr&amp;eacute;sailles au Royaume-Uni et au Sri Lanka. L&amp;rsquo;organisation conna&amp;icirc;t l&amp;rsquo;existence d&amp;rsquo;au moins un t&amp;eacute;moin au Sri Lanka qui a fourni des informations &amp;agrave; la police m&amp;eacute;tropolitaine et qui se trouve toujours au Sri Lanka, sans qu&amp;rsquo;aucune protection lui ait &amp;eacute;t&amp;eacute; fournie dans ce pays et sans que la possibilit&amp;eacute; lui ait &amp;eacute;t&amp;eacute; offerte de s&amp;rsquo;installer ailleurs. Amnesty International craint que ce t&amp;eacute;moin ne soit confront&amp;eacute; &amp;agrave; un risque r&amp;eacute;el de repr&amp;eacute;sailles pour avoir donn&amp;eacute; des informations &amp;agrave; la police dans l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te sur Karuna.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;laquo;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Nous avons fait part de notre inqui&amp;eacute;tude &amp;agrave; la police m&amp;eacute;tropolitaine, soulignant qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y avait peut-&amp;ecirc;tre pas eu assez d&amp;rsquo;efforts faits pour prot&amp;eacute;ger les t&amp;eacute;moins et rassurer les t&amp;eacute;moins potentiels pendant l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te. Nous aimerions que les autorit&amp;eacute;s britanniques mettent en place de nouvelles mesures &amp;agrave; l&amp;rsquo;avenir pour juger les criminels de guerre et prot&amp;eacute;ger les t&amp;eacute;moins&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Amnesty International.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amnesty International appelle les autorit&amp;eacute;s britanniques &amp;agrave; mettre en place des programmes efficaces de protection des t&amp;eacute;moins lorsque des enqu&amp;ecirc;tes sont men&amp;eacute;es sur des all&amp;eacute;gations de ce type, sur le mod&amp;egrave;le des programmes de protection des t&amp;eacute;moins mis en place par le Tribunal p&amp;eacute;nal international pour l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie, le Tribunal p&amp;eacute;nal international pour le Rwanda, le Tribunal sp&amp;eacute;cial pour la Sierra Leone et la Cour p&amp;eacute;nale internationale. L&amp;rsquo;organisation appelle &amp;eacute;galement les autorit&amp;eacute;s britanniques &amp;agrave; cr&amp;eacute;er une unit&amp;eacute; sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;e ind&amp;eacute;pendante en charge des enqu&amp;ecirc;tes de police et des poursuites judiciaires, disposant des moyens n&amp;eacute;cessaires pour pouvoir traiter des crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute;, actes de torture et crimes de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Compl&amp;eacute;ment d&amp;rsquo;information&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Karuna &amp;eacute;tait un dirigeant important des Tigres lib&amp;eacute;rateurs de l&#039;Eelam tamoul (LTTE), groupe arm&amp;eacute; d&amp;rsquo;opposition revendiquant un &amp;Eacute;tat ind&amp;eacute;pendant dans les provinces o&amp;ugrave; les Tamouls sont majoritaires au Sri Lanka. Il s&#039;est s&amp;eacute;par&amp;eacute; des Tigres de lib&amp;eacute;ration de l&#039;Eelam Tamoul pour former son propre groupe, le Tamileel Makkal Viduthalai Pulikal , ou Tigres de lib&amp;eacute;ration populaire de l&#039;Eelam Tamoul (TMVP), qui a &amp;eacute;galement une aile politique. Depuis mars&amp;nbsp;2004, le groupe op&amp;egrave;re, semble-t-il, avec le soutien de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e sri-lankaise pour contester aux LTTE la supr&amp;eacute;matie dans la partie est du Sri Lanka.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il r&amp;eacute;sidait au Royaume-Uni lorsqu&amp;rsquo;il a &amp;eacute;t&amp;eacute; plac&amp;eacute; en garde &amp;agrave; vue et inculp&amp;eacute; par les autorit&amp;eacute;s britanniques en novembre&amp;nbsp;2007 d&amp;rsquo;infraction &amp;agrave; la l&amp;eacute;gislation relative &amp;agrave; l&amp;rsquo;immigration, ce dont il a &amp;eacute;t&amp;eacute; reconnu coupable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que les all&amp;eacute;gations contre Karuna aient trait &amp;agrave; des actes qui se sont d&amp;eacute;roul&amp;eacute;s au Sri Lanka, les tribunaux britanniques auraient pu exercer leur comp&amp;eacute;tence pour conna&amp;icirc;tre d&amp;rsquo;un certain nombre d&amp;rsquo;infractions dont il est accus&amp;eacute;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-	des actes de torture commis depuis mars&amp;nbsp;2004 (date &amp;agrave; laquelle Karuna s&amp;rsquo;est alli&amp;eacute; aux forces gouvernementales), en violation de l&amp;rsquo;article&amp;nbsp;134 de la Loi relative &amp;agrave; la justice p&amp;eacute;nale de&amp;nbsp;1988&amp;nbsp;; les tribunaux britanniques ont comp&amp;eacute;tence &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;gard de toute personne soup&amp;ccedil;onn&amp;eacute;e ou accus&amp;eacute;e d&amp;rsquo;actes de torture si ces actes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; commis avec le consentement ou l&amp;rsquo;assentiment d&amp;rsquo;un fonctionnaire ou d&amp;rsquo;une personne agissant en sa capacit&amp;eacute; officielle, quelle que soit la nationalit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;auteur ou le lieu o&amp;ugrave; les faits pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s se sont produits&amp;nbsp;: c&amp;rsquo;est une infraction soumise &amp;agrave; ce que l&amp;rsquo;on appelle la &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;comp&amp;eacute;tence universelle&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-	des prises d&amp;rsquo;otages perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;es depuis&amp;nbsp;1982, en violation du paragraphe 1(1) de la Loi relative aux prises d&amp;rsquo;otages de 1982&amp;nbsp;; encore une fois, c&amp;rsquo;est une infraction soumise &amp;agrave; la comp&amp;eacute;tence universelle, pour laquelle les tribunaux britanniques ont comp&amp;eacute;tence &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;gard de toute personne, quelle que soit sa nationalit&amp;eacute; et quel que soit le lieu o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;infraction a &amp;eacute;t&amp;eacute; perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;e&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-	les crimes de guerre et crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; commis depuis septembre&amp;nbsp;2001, en violation de la loi de mise en &amp;oelig;uvre du Statut de Rome de la Cour p&amp;eacute;nale internationale de&amp;nbsp;2001&amp;nbsp;; en vertu de l&amp;rsquo;article 51(2)(b) de cette loi, les tribunaux britanniques sont habilit&amp;eacute;s &amp;agrave; juger une personne soup&amp;ccedil;onn&amp;eacute;e ou accus&amp;eacute;e de crime de guerre ou crime contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; perp&amp;eacute;tr&amp;eacute; en dehors du Royaume-Uni par un ressortissant britannique, un r&amp;eacute;sident britannique ou une personne relevant de la comp&amp;eacute;tence des tribunaux britanniques, membre des forces arm&amp;eacute;es britanniques par exemple. D&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s les informations dont dispose Amnesty International, Karuna avait le statut de r&amp;eacute;sident au Royaume-Uni, pour l&amp;rsquo;application de la pr&amp;eacute;sente loi, au moment de son arrestation en novembre&amp;nbsp;2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amnesty International a &amp;eacute;crit le 14&amp;nbsp;mai et &amp;agrave; nouveau le 4&amp;nbsp;juin&amp;nbsp;2008 &amp;agrave; la police m&amp;eacute;tropolitaine pour lui faire part de ses inqui&amp;eacute;tudes concernant l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te mais n&amp;rsquo;a pas, &amp;agrave; ce jour, re&amp;ccedil;u de r&amp;eacute;ponse &amp;agrave; ses courriers.&lt;/p&gt;
</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asiaandpacific/southasia/srilanka">Sri Lanka</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <pubDate>Thu, 03 Jul 2008 18:33:44 +0100</pubDate>
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</item>
<item>
 <title>Les atteintes aux droits humains se multiplient à Sri Lanka sous le voile du secret</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/human-rights-abuses-sri-lanka-flourish-under-veil-secrecy-20080502</link>
 <description>La question du respect des droits humains &amp;agrave; travers le monde est souvent li&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;impartialit&amp;eacute; et &amp;agrave; la rigueur du travail effectu&amp;eacute; par les m&amp;eacute;dias. Lorsque les atteintes aux droits humains ne sont pas d&amp;eacute;nonc&amp;eacute;es et que l&amp;rsquo;opinion publique n&amp;rsquo;est pas vigilante, les agissements illicites peuvent se multiplier dans le secret et le mensonge. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne dira jamais assez &amp;agrave; quel point les m&amp;eacute;dias jouent un r&amp;ocirc;le important dans les situations de conflit&amp;nbsp;: sans leurs reportages, leurs photos et leurs images des combats et de la violence, personne ne pourrait faire pression sur les protagonistes pour les inciter &amp;agrave; respecter les droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce besoin est particuli&amp;egrave;rement fort &amp;agrave; Sri Lanka, o&amp;ugrave; le nombre de victimes dans chaque camp est apparemment tr&amp;egrave;s &amp;eacute;lev&amp;eacute;, beaucoup de civils &amp;eacute;tant pris en tenaille. Toutes les parties au conflit se sont rendues coupables de graves atteintes aux droits humains et de violations du droit international humanitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Comit&amp;eacute; international de la Croix-Rouge (CICR) s&amp;rsquo;est dit pr&amp;eacute;occup&amp;eacute; par l&amp;rsquo;augmentation des pertes civiles depuis le d&amp;eacute;but de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e du fait de l&amp;rsquo;accroissement du nombre d&amp;rsquo;attaques men&amp;eacute;es sans discrimination dans le nord, l&amp;rsquo;est et le sud du pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgr&amp;eacute; le co&amp;ucirc;t humain de la guerre, les journalistes qui couvrent le conflit sri-lankais sont confront&amp;eacute;s &amp;agrave; des restrictions injustifi&amp;eacute;es et il existe par cons&amp;eacute;quent tr&amp;egrave;s peu de faits &amp;eacute;tablis. &amp;Agrave; vrai dire, les deux camps ne cessent de se contredire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le conflit qui frappe Sri Lanka oppose les forces gouvernementales, les Tigres lib&amp;eacute;rateurs de l&#039;Eelam tamoul (LTTE) et des groupes arm&amp;eacute;s tamouls apparemment align&amp;eacute;s sur le gouvernement. Comme l&amp;rsquo;indiquait Amnesty International en f&amp;eacute;vrier dans son rapport &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/library/info/ASA37/001/2008/en&quot; title=&quot; Silencing Dissent&quot;&gt;&lt;em&gt;Sri Lanka: Silencing Dissent&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, les m&amp;eacute;dias qui couvrent la guerre dans ce pays sont r&amp;eacute;duits au silence dans la pratique &amp;ndash;&amp;nbsp;par les menaces, les restrictions et les violences. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le conflit dans le nord et l&amp;rsquo;est de Sri Lanka s&amp;rsquo;est encore aggrav&amp;eacute; depuis la fin de l&amp;rsquo;accord de cessez-le-feu, le 16&amp;nbsp;janvier 2008. La Mission de surveillance &amp;agrave; Sri Lanka, qui &amp;eacute;tait charg&amp;eacute;e de surveiller l&amp;rsquo;application de l&amp;rsquo;accord de cessez-le-feu de 2002, s&amp;rsquo;&amp;eacute;tant retir&amp;eacute;e, il y a maintenant un vide pour ce qui est de rendre compte de mani&amp;egrave;re ind&amp;eacute;pendante des violations des droits humains. Il est par cons&amp;eacute;quent d&amp;rsquo;autant plus urgent que les journalistes soient autoris&amp;eacute;s &amp;agrave; faire leur travail sans &amp;ecirc;tre l&amp;rsquo;objet de restrictions abusives et &amp;agrave; r&amp;eacute;unir des informations sur les atteintes aux droits humains sur le terrain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, les journalistes se voient souvent interdire l&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s aux zones de conflit &amp;agrave; Sri Lanka. Les LTTE n&amp;rsquo;autorisent pas de reportages ind&amp;eacute;pendants dans les zones plac&amp;eacute;es sous leur contr&amp;ocirc;le, tandis que le gouvernement cache le co&amp;ucirc;t de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Free Media Movement (FMM), une organisation bas&amp;eacute;e &amp;agrave; Colombo qui surveille la situation en mati&amp;egrave;re de libert&amp;eacute; des m&amp;eacute;dias, des fonctionnaires du gouvernement ont interdit &amp;agrave; des photographes, la semaine derni&amp;egrave;re, de p&amp;eacute;n&amp;eacute;trer dans des h&amp;ocirc;pitaux de Colombo o&amp;ugrave; &amp;eacute;taient soign&amp;eacute;s des soldats de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e sri-lankaise bless&amp;eacute;s au combat fin avril.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la F&amp;eacute;d&amp;eacute;ration internationale des journalistes (FIJ), 25&amp;nbsp;journalistes appartenant &amp;agrave; la minorit&amp;eacute; tamoule ont fui la p&amp;eacute;ninsule de Jaffna, o&amp;ugrave; les forces gouvernementales combattent des rebelles des Tigres tamouls.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux ans, le 2&amp;nbsp;mai 2006, Suresh Kumar et Rajiv Kumar, deux membres du personnel de soutien du journal &lt;em&gt;Uthayan&lt;/em&gt;, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s par balle dans les locaux de ce quotidien bas&amp;eacute; &amp;agrave; Jaffna, qui est la cible de vives critiques car il est consid&amp;eacute;r&amp;eacute; comme favorable aux nationalistes tamouls. Sept personnes travaillant pour les m&amp;eacute;dias, dont quatre employ&amp;eacute;s d&amp;rsquo;&lt;em&gt;Uthayan&lt;/em&gt;, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;es &amp;agrave; Jaffna depuis d&amp;eacute;but mai 2006.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de Suresh Kumar et de Rajiv Kumar, des hommes arm&amp;eacute;s circulant &amp;agrave; moto ont attaqu&amp;eacute; les locaux du journal. Ils &amp;eacute;taient apparemment &amp;agrave; la recherche de certains journalistes, mais ceux-ci n&amp;rsquo;&amp;eacute;tant pas pr&amp;eacute;sents les agresseurs ont tu&amp;eacute; Suresh Kumar et Rajiv Kumar. Ils sont toujours en libert&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Publier notre quotidien &amp;agrave; Jaffna constitue une t&amp;acirc;che de plus en plus dangereuse et digne des travaux d&amp;rsquo;Hercule. Des hommes arm&amp;eacute;s menacent en permanence notre travail et notre vie&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, explique le r&amp;eacute;dacteur en chef d&amp;rsquo;&lt;em&gt;Uthayan&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l&amp;rsquo;instant, &amp;agrave; la connaissance d&amp;rsquo;Amnesty International, aucune enqu&amp;ecirc;te n&amp;rsquo;a permis d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;ter et de juger les meurtriers pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s de journalistes et d&amp;rsquo;autres professionnels des m&amp;eacute;dias.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une autre affaire, le journaliste Jayaprakash Sittampalam Tissainayagam, qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; le 7&amp;nbsp;mars, se trouve toujours dans le centre de d&amp;eacute;tention du Service d&#039;enqu&amp;ecirc;te sur le terrorisme, &amp;agrave; Colombo. Les autorit&amp;eacute;s disent qu&amp;rsquo;elles le soup&amp;ccedil;onnent d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre li&amp;eacute; aux LTTE, mais il n&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; inculp&amp;eacute; d&amp;rsquo;aucune infraction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a qualifi&amp;eacute; sa d&amp;eacute;tention d&amp;rsquo;arbitraire. Jayaprakash Sittampalam Tissainayagam risque de perdre la vue s&#039;il ne re&amp;ccedil;oit pas le traitement sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute; dont il a besoin pour soigner ses graves troubles oculaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tout, au moins 10&amp;nbsp;professionnels des m&amp;eacute;dias ont &amp;eacute;t&amp;eacute; victimes d&amp;rsquo;un homicide ill&amp;eacute;gal &amp;agrave; Sri Lanka depuis le d&amp;eacute;but de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2006. D&amp;rsquo;autres ont &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s arbitrairement, tortur&amp;eacute;s et auraient disparu pendant leur d&amp;eacute;tention par les forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Journ&amp;eacute;e de la libert&amp;eacute; de la presse 2008, Amnesty International a appel&amp;eacute; le gouvernement sri-lankais &amp;agrave; prot&amp;eacute;ger les professionnels des m&amp;eacute;dias et leurs droits &amp;agrave; la vie, &amp;agrave; la libert&amp;eacute; et &amp;agrave; la s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, conform&amp;eacute;ment aux obligations de Sri Lanka au regard du droit international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;organisation a &amp;eacute;galement exhort&amp;eacute; le gouvernement &amp;agrave; respecter les professionnels des m&amp;eacute;dias et &amp;agrave; d&amp;eacute;clarer publiquement que les homicides, les menaces et les autres attaques ne seront pas tol&amp;eacute;r&amp;eacute;es. Les autorit&amp;eacute;s sri-lankaises doivent mener dans les meilleurs d&amp;eacute;lais des enqu&amp;ecirc;tes ind&amp;eacute;pendantes, impartiales et s&amp;eacute;rieuses sur la totalit&amp;eacute; des agressions, disparitions et homicides qui ont vis&amp;eacute; des professionnels des m&amp;eacute;dias, quelle que soit l&amp;rsquo;identit&amp;eacute; des auteurs et des victimes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International demande aussi aux LTTE d&amp;rsquo;ordonner &amp;agrave; tous leurs membres de mettre fin aux homicides, aux menaces et aux autres attaques contre des professionnels des m&amp;eacute;dias. Toutes les parties au conflit doivent cesser de s&amp;rsquo;en prendre &amp;agrave; des journalistes.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/freedom-expression">Liberté d’expression</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/prisoners-conscience">Prisonniers d&amp;#039;opinion</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asiaandpacific/southasia/srilanka">Sri Lanka</category>
 <pubDate>Fri, 02 May 2008 18:22:04 +0100</pubDate>
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</item>
<item>
 <title>Sri Lanka. Faire des droits humains la priorité</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/sri-lanka-make-human-rights-priority-20080215</link>
 <description>&lt;p&gt;Amnesty International a appel&amp;eacute; ce vendredi 15 f&amp;eacute;vrier le gouvernement sri-lankais &amp;agrave; faire des droits humains la priorit&amp;eacute; et &amp;agrave; autoriser l&amp;rsquo;organisation &amp;agrave; se rendre dans le pays pour faire une &amp;eacute;valuation impartiale du bilan des autorit&amp;eacute;s et des Tigres lib&amp;eacute;rateurs de l&amp;rsquo;Eelam tamoul (LTTE) en mati&amp;egrave;re de droits humains ; cet appel fait suite aux propos de Keheliya Rambukwella, porte-parole du minist&amp;egrave;re de la D&amp;eacute;fense, qui a accus&amp;eacute; Amnesty International de manquer d&amp;rsquo;objectivit&amp;eacute; vis-&amp;agrave;-vis du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo; Le r&amp;ocirc;le d&amp;rsquo;Amnesty International est de surveiller la situation des droits humains et de d&amp;eacute;noncer les atteintes &amp;agrave; ces droits commises par toutes les parties au conflit, &lt;/em&gt;a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Irene Khan, secr&amp;eacute;taire g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale d&amp;rsquo;Amnesty International. &lt;em&gt;L&amp;rsquo;organisation a, &amp;agrave; de nombreuses reprises, demand&amp;eacute; au gouvernement de l&amp;rsquo;aider dans cette t&amp;acirc;che en l&amp;rsquo;autorisant &amp;agrave; se rendre dans le pays. &amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amnesty International a rejet&amp;eacute; &amp;eacute;galement les d&amp;eacute;clarations du porte-parole du minist&amp;egrave;re de la D&amp;eacute;fense selon lesquelles l&amp;rsquo;organisation n&amp;rsquo;avait pas &lt;em&gt;&amp;laquo; prononc&amp;eacute; un seul mot &amp;raquo;&lt;/em&gt; de condamnation apr&amp;egrave;s les r&amp;eacute;cents attentats &amp;agrave; l&amp;rsquo;explosif. Au cours du mois qui vient de s&amp;rsquo;&amp;eacute;couler, l&amp;rsquo;organisation a fait plusieurs d&amp;eacute;clarations condamnant les actions prenant pour cible des civils ; le 4 f&amp;eacute;vrier, par exemple, Amnesty International a publi&amp;eacute; une d&amp;eacute;claration intitul&amp;eacute;e Sri Lanka. Le conflit s&amp;rsquo;intensifie et le droit &amp;agrave; la vie des civils est de plus en plus bafou&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo; La situation dans le pays s&amp;rsquo;est d&amp;eacute;grad&amp;eacute;e et le gouvernement aussi bien que les LTTE sont accus&amp;eacute;s de graves atteintes aux droits humains, &lt;/em&gt;a affirm&amp;eacute; Irene Khan. &lt;em&gt;Toutes les parties doivent imm&amp;eacute;diatement cesser de prendre pour cible des civils et respecter leurs engagements en mati&amp;egrave;re de droit international. &amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principes du droit continuent d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre bafou&amp;eacute;s et la culture de l&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; persiste. Le gouvernement devrait faire de la protection des droits humains sa priorit&amp;eacute; la plus haute. Au lieu de cela, un nombre toujours croissant de d&amp;eacute;fenseurs des droits humains sont agress&amp;eacute;s ou menac&amp;eacute;s. S&amp;rsquo;attaquer &amp;agrave; ces personnes en un tel moment n&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;un moyen de distraire l&amp;rsquo;attention et d&amp;rsquo;&amp;eacute;luder la responsabilit&amp;eacute; imp&amp;eacute;rieuse d&amp;rsquo;agir pour r&amp;eacute;soudre le probl&amp;egrave;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le communiqu&amp;eacute; de presse du 4 f&amp;eacute;vrier d&amp;rsquo;Amnesty International intitul&amp;eacute; Sri Lanka. Le conflit s&amp;rsquo;intensifie et le droit &amp;agrave; la vie des civils est de plus en plus bafou&amp;eacute; se trouve sur le site de l&amp;rsquo;organisation, &amp;agrave; l&amp;rsquo;adresse suivante : &amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/sri-lanka-right-life-civilians-disregarded-conflict-intensifies-20080204&quot;&gt;http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/sri-lanka-right-life-civilians-disregarded-conflict-intensifies-20080204&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asiaandpacific/southasia/srilanka">Sri Lanka</category>
 <pubDate>Fri, 15 Feb 2008 18:19:59 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">3794 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>La dissidence réduite au silence au Sri Lanka</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/sri-lanka-silencing-dissent-20080207</link>
 <description>&lt;p&gt;Tandis que les hostilit&amp;eacute;s s&amp;rsquo;intensifient et que les violations des droits humains se multiplient au Sri Lanka, les menaces pesant sur les m&amp;eacute;dias et la libert&amp;eacute; de la presse dans ce pays augmentent &amp;agrave; un rythme alarmant, ainsi que le d&amp;eacute;crit le nouveau rapport &lt;em&gt;Silencing Dissent&lt;/em&gt; rendu public ce jeudi 7 f&amp;eacute;vrier par Amnesty International.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;organisation a d&amp;eacute;couvert que depuis d&amp;eacute;but 2006 au moins 10 personnes travaillant dans les m&amp;eacute;dias avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; victimes d&amp;rsquo;un homicide ill&amp;eacute;gal, qu&amp;rsquo;au moins deux autres avaient &amp;laquo; disparu &amp;raquo;, et que d&amp;rsquo;autres encore avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; soumises &amp;agrave; des actes de torture et &amp;agrave; des arrestations arbitraires, au titre de dispositions d&#039;urgence octroyant au gouvernement des pouvoirs tr&amp;egrave;s &amp;eacute;tendus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport montre &amp;eacute;galement que les Tigres lib&amp;eacute;rateurs de l&#039;Eelam tamoul (LTTE) n&amp;rsquo;autorisent aucun des m&amp;eacute;dias ind&amp;eacute;pendants locaux &amp;agrave; se rendre sur les territoires qu&amp;rsquo;ils contr&amp;ocirc;lent, et qu&amp;rsquo;ils suivent de pr&amp;egrave;s le travail des journalistes, auxquels ils imposent des restrictions. Il est arriv&amp;eacute; que les LTTE prennent pour cibles des journalistes dans d&amp;rsquo;autres r&amp;eacute;gions du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo; Les enqu&amp;ecirc;tes sont au point mort et personne n&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;f&amp;eacute;r&amp;eacute; &amp;agrave; la justice pour ces homicides qui ont endeuill&amp;eacute; le monde des m&amp;eacute;dias, y compris pour des cas datant de 1990,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Pia Oberoi, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique de l&amp;rsquo;organisation. &lt;em&gt;Amnesty International demande aux autorit&amp;eacute;s sri-lankaises de d&amp;eacute;f&amp;eacute;rer &amp;agrave; la justice les auteurs pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s de ces agissements et de mettre imm&amp;eacute;diatement fin &amp;agrave; l&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; dont b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficient les forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; lorsqu&amp;rsquo;elles se livrent &amp;agrave; des actes d&amp;rsquo;intimidation envers les m&amp;eacute;dias. &amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&amp;eacute;pression des m&amp;eacute;dias porte atteinte &amp;agrave; la libert&amp;eacute; d&amp;rsquo;expression, elle &amp;eacute;touffe le d&amp;eacute;bat et emp&amp;ecirc;che un v&amp;eacute;ritable examen des atteintes aux droits humains qui sont commises. Amnesty International condamne la campagne d&amp;rsquo;intimidation men&amp;eacute;e par le gouvernement contre les m&amp;eacute;dias, et exhorte les autorit&amp;eacute;s &amp;agrave; respecter et prot&amp;eacute;ger le droit des m&amp;eacute;dias &amp;agrave; travailler sans peur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journalistes ont &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; vis&amp;eacute;s dans le sud, en particulier ceux couvrant les affaires de corruption. Le 16 ao&amp;ucirc;t 2007, Iqbal Athas, journaliste chevronn&amp;eacute;, s&amp;rsquo;est vu priv&amp;eacute; du personnel de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; qui lui avait &amp;eacute;t&amp;eacute; fourni par le gouvernement. Une protection polici&amp;egrave;re lui avait &amp;eacute;t&amp;eacute; accord&amp;eacute;e apr&amp;egrave;s qu&amp;rsquo;il eut fait l&amp;rsquo;objet de menaces r&amp;eacute;p&amp;eacute;t&amp;eacute;es de la part de membres des forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, irrit&amp;eacute;s par ses reportages sur des ventes d&amp;rsquo;armes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;organisation a &amp;eacute;galement engag&amp;eacute; les Tigres lib&amp;eacute;rateurs de l&#039;Eelam tamoul &amp;agrave; mettre un terme &amp;agrave; leur strat&amp;eacute;gie d&amp;rsquo;intimidation et de r&amp;eacute;pression des m&amp;eacute;dias dans les zones sous leur contr&amp;ocirc;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faction Karuna &amp;ndash; groupe dissident des LTTE &amp;ndash;, agissant semble-t-il avec l&amp;rsquo;accord des forces gouvernementales, se serait acharn&amp;eacute;e contre certains m&amp;eacute;dias et aurait mis un coup d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t &amp;agrave; la diffusion des journaux &lt;em&gt;Sudar Oli&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Thinakkural&lt;/em&gt; dans les districts de Batticaloa, Trincomalee et Ampara (dans l&amp;rsquo;est) depuis janvier 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, les informations faisant &amp;eacute;tat de man&amp;oelig;uvres d&#039;intimidation en direction d&amp;rsquo;artistes, dont des acteurs et des r&amp;eacute;alisateurs, sont de plus en plus fr&amp;eacute;quentes. Un r&amp;eacute;alisateur, &amp;eacute;voquant l&amp;rsquo;interdiction du film &lt;em&gt;Aksharaya&lt;/em&gt; d&amp;rsquo;Asoka Handagama, affirme que les tentatives du gouvernement visant &amp;agrave; interdire ce film rel&amp;egrave;vent d&amp;rsquo;une volont&amp;eacute; g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale &lt;em&gt;&amp;laquo; de barrer la route au cin&amp;eacute;ma se pr&amp;eacute;occupant du politique et du social&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Pia Oberoi, &lt;em&gt;&amp;laquo; ces fr&amp;eacute;quentes attaques en direction des journalistes et le climat d&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; r&amp;eacute;gnant dans le pays sont en train de faire du Sri Lanka un &amp;Eacute;tat digne d&amp;rsquo;un roman d&amp;rsquo;Orwell, o&amp;ugrave; les voix critiques sont &amp;eacute;touff&amp;eacute;es &amp;raquo;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amnesty International demande aux autorit&amp;eacute;s sri-lankaises et aux Tigres lib&amp;eacute;rateurs de l&#039;Eelam tamoul :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;ndash; de respecter et de prot&amp;eacute;ger les droits &amp;agrave; la vie, &amp;agrave; la libert&amp;eacute; et &amp;agrave; la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des personnes travaillant pour les m&amp;eacute;dias, conform&amp;eacute;ment aux obligations du Sri Lanka aux termes du droit international ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;ndash; de d&amp;eacute;clarer de fa&amp;ccedil;on claire que les homicides, menaces et autres attaques visant des personnes appartenant au monde des m&amp;eacute;dias ne seront pas tol&amp;eacute;r&amp;eacute;s ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;ndash; de faire en sorte que toutes les agressions dont font l&amp;rsquo;objet des personnes travaillant dans les m&amp;eacute;dias, quelle que soit l&amp;rsquo;identit&amp;eacute; des auteurs pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s ou des victimes, donnent lieu dans les meilleurs d&amp;eacute;lais &amp;agrave; des enqu&amp;ecirc;tes ind&amp;eacute;pendantes, impartiales et efficaces ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;ndash; de respecter et de faire respecter le droit &amp;agrave; la libert&amp;eacute; d&amp;rsquo;opinion et d&amp;rsquo;expression, conform&amp;eacute;ment aux obligations du Sri Lanka en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et d&amp;rsquo;autres normes et trait&amp;eacute;s internationaux.&lt;/p&gt;
</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asiaandpacific/southasia/srilanka">Sri Lanka</category>
 <pubDate>Thu, 07 Feb 2008 10:12:58 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
 <title>Demandez aux autorités sri-lankaises de protéger les professionnels des médias</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/call-protection-sri-lankan-media-workers</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ASA/srilanka-journalist-200x200.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ASA/srilanka-journalist-200x200.jpg&quot; title=&quot;Le journaliste Subramaniyam Sugirdharajan, correspondant du quotidien Sudar Oli dans le district de Trincomalee, a été tué le 24 janvier 2006.&quot; alt=&quot;Le journaliste Subramaniyam Sugirdharajan, correspondant du quotidien Sudar Oli dans le district de Trincomalee, a été tué le 24 janvier 2006.&quot; height=&quot;200&quot; width=&quot;200&quot; class=&quot;asset-align-right&quot; /&gt; &lt;br /&gt;
Depuis la reprise du conflit arm&amp;eacute; &amp;agrave; Sri Lanka, en 2006, les menaces pesant sur les m&amp;eacute;dias et la libert&amp;eacute; des m&amp;eacute;dias se sont consid&amp;eacute;rablement intensifi&amp;eacute;es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dix professionnels des m&amp;eacute;dias, au moins, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; victimes d&amp;rsquo;un homicide ill&amp;eacute;gal depuis le d&amp;eacute;but de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2006. Parmi eux figure le journaliste Subramaniyam Sugirdharajan&lt;em&gt; (ci-contre).&lt;/em&gt; Un autre a, semble-t-il, &amp;laquo;&amp;nbsp;disparu&amp;nbsp;&amp;raquo; alors qu&amp;rsquo;il &amp;eacute;tait d&amp;eacute;tenu par les forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;. D&amp;rsquo;autres encore ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tortur&amp;eacute;s et maintenus en d&amp;eacute;tention arbitraire en vertu de r&amp;egrave;glements d&amp;rsquo;exception accordant des pouvoirs tr&amp;egrave;s &amp;eacute;tendus au gouvernement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tentatives de censure des m&amp;eacute;dias se multiplient depuis que le cessez-le-feu entre le gouvernement sri lankais et les Tigres lib&amp;eacute;rateurs de l&#039;Eelam tamoul (LTTE) a vol&amp;eacute; en &amp;eacute;clats. La tr&amp;ecirc;ve de 2002 a officiellement pris fin le 16&amp;nbsp;janvier 2008, &amp;agrave; la suite d&amp;rsquo;un vote unanime du conseil des ministres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mont&amp;eacute;e des affrontements a immanquablement donn&amp;eacute; lieu &amp;agrave; une multiplication des violations des droits humains commises par toutes les parties au conflit, et s&amp;rsquo;est &amp;eacute;galement traduite par un recul de la protection des civils, notamment des professionnels des m&amp;eacute;dias. Des journaux ont &amp;eacute;t&amp;eacute; ferm&amp;eacute;s, des employ&amp;eacute;s ont fait l&amp;rsquo;objet de man&amp;oelig;uvres d&amp;rsquo;intimidation et d&amp;rsquo;agressions, et un site Internet a &amp;eacute;t&amp;eacute; bloqu&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, les attaques ont &amp;eacute;t&amp;eacute; men&amp;eacute;es par des groupes arm&amp;eacute;s tamouls agissant manifestement avec l&amp;rsquo;accord des forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;. Amnesty International n&amp;rsquo;a connaissance d&amp;rsquo;aucune enqu&amp;ecirc;te ayant abouti &amp;agrave; l&amp;rsquo;arrestation et &amp;agrave; la poursuite en justice des auteurs pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s des meurtres de journalistes et d&amp;rsquo;autres personnes travaillant dans les m&amp;eacute;dias, y compris en ce qui concerne des affaires remontant &amp;agrave; 1990.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 27&amp;nbsp;d&amp;eacute;cembre 2007, le ministre du Travail, Mervyn Silva, s&amp;rsquo;est rendu avec des hommes de main dans les locaux de la cha&amp;icirc;ne de t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision publique Sri Lanka Rupavahini Corporation, o&amp;ugrave; il aurait agress&amp;eacute; le directeur de l&amp;rsquo;information, T.M.G. Chandrasekara.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ministre n&amp;rsquo;avait pas appr&amp;eacute;ci&amp;eacute; la d&amp;eacute;cision prise par la cha&amp;icirc;ne de ne pas retransmettre le discours qu&amp;rsquo;il avait prononc&amp;eacute; lors d&amp;rsquo;un meeting &amp;agrave; Matara en pr&amp;eacute;sence du pr&amp;eacute;sident Mahinda Rajapaksa. Le discours en question comportait un certain nombre de remarques insultantes. D&amp;eacute;termin&amp;eacute;s &amp;agrave; obtenir des excuses, des employ&amp;eacute;s de la cha&amp;icirc;ne ont s&amp;eacute;questr&amp;eacute; le ministre pendant pr&amp;egrave;s de trois heures apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;agression pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs journalistes sri-lankais ont depuis &amp;eacute;t&amp;eacute; inform&amp;eacute;s par des sources fiables que des bandes arm&amp;eacute;es avaient re&amp;ccedil;u l&#039;ordre de les menacer, de les harceler et m&amp;ecirc;me de les tuer &amp;agrave; cause de leur participation &amp;agrave; des mouvements de protestation contre le comportement du ministre du Travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les locaux de Voice of Tigers, la station de radio officielle des LTTE, qui sont situ&amp;eacute;s dans la r&amp;eacute;gion septentrionale du Vanni, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; bombard&amp;eacute;s le 27&amp;nbsp;novembre 2007 par l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e de l&amp;rsquo;air sri-lankaise. Cette attaque a fait neuf morts et 10&amp;nbsp;bless&amp;eacute;s graves. Elle a co&amp;iuml;ncid&amp;eacute; avec la retransmission de c&amp;eacute;l&amp;eacute;brations pour la journ&amp;eacute;e de comm&amp;eacute;moration des membres des LTTE morts au combat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 20&amp;nbsp;novembre 2007, le bureau du groupe de presse Leader Publications a &amp;eacute;t&amp;eacute; pris d&amp;rsquo;assaut par une bande arm&amp;eacute;e. La police a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que des hommes masqu&amp;eacute;s avaient forc&amp;eacute; les employ&amp;eacute;s &amp;agrave; s&amp;rsquo;agenouiller, et qu&amp;rsquo;ils avaient asperg&amp;eacute; les presses d&amp;rsquo;essence avant d&amp;rsquo;y mettre le feu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/call-sri-lanka-protect-media-workers&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/AI/take-action-button-fr.gif&quot; title=&quot;Passez à l&amp;#039;action !&quot; alt=&quot;Passez à l&amp;#039;action !&quot; height=&quot;73&quot; width=&quot;114&quot; class=&quot;asset-align-right&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le personnel d&#039;Uthayan, un journal bas&amp;eacute; sur la p&amp;eacute;ninsule de Jaffna, a &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; la cible d&amp;rsquo;attaques men&amp;eacute;es par des groupes militaires et paramilitaires, qui se sont sold&amp;eacute;es par quatre morts. Vadivel Nirmalarajan, correcteur &amp;agrave; Uthayan, est port&amp;eacute; disparu depuis le 17&amp;nbsp;novembre&amp;nbsp;; il semble qu&amp;rsquo;il ait fait l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;une disparition forc&amp;eacute;e. De plus, des employ&amp;eacute;s des journaux Yal Thinakkural et Sudar Oli, entre autres, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/detention">Détention</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/freedom-expression">Liberté d’expression</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asiaandpacific/southasia/srilanka">Sri Lanka</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <pubDate>Fri, 08 Feb 2008 17:37:22 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">3703 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Les journalistes en danger à Sri Lanka</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/journalists-danger-sri-lanka-20080205</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ASA/srilanka-media-protest-400x400.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;Plusieurs journalistes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; menac&amp;eacute;s de mort &amp;agrave; Sri Lanka apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;agression &amp;agrave; l&amp;rsquo;arme blanche de deux journalistes au cours des onze derniers jours. Lal Hemantha Mawalage, un important producteur d&amp;rsquo;&amp;eacute;missions d&amp;rsquo;information de la cha&amp;icirc;ne publique Sri Lanka Rupavahini Corporation (SLRC), a re&amp;ccedil;u des coups de couteau &amp;agrave; Athurugiriya, une ville du sud du pays, dans la soir&amp;eacute;e du vendredi 25&amp;nbsp;janvier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quatre jours plus tard, l&amp;rsquo;organisation Free Media Movement, bas&amp;eacute;e &amp;agrave; Colombo, a indiqu&amp;eacute; que cinq personnes s&amp;rsquo;&amp;eacute;taient introduites, dans la capitale sri-lankaise, au domicile de Suhaib M Kasim, r&amp;eacute;dacteur en chef adjoint du quotidien d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat tamoul &lt;em&gt;Thinakaran&lt;/em&gt;. Les agresseurs ont emmen&amp;eacute; Suhaib M Kasim dans sa v&amp;eacute;randa, o&amp;ugrave; ils lui ont donn&amp;eacute; des coups de couteau &amp;agrave; l&amp;rsquo;abdomen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis cette attaque, un autre employ&amp;eacute; de la SLRC a signal&amp;eacute; &amp;agrave; la police qu&amp;rsquo;on l&amp;rsquo;avait menac&amp;eacute; avec une arme &amp;agrave; feu. Duleep Sanjeewa a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; aux policiers de Kollupitiya, &amp;agrave; Colombo, que deux hommes arm&amp;eacute;s l&amp;rsquo;avaient menac&amp;eacute; de mort chez lui fin janvier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, la police de Colombo enqu&amp;ecirc;te sur un incident dans lequel une voiture et une moto ont suivi un journaliste de l&amp;rsquo;hebdomadaire &lt;em&gt;Ravaya &lt;/em&gt;le soir du mardi 29&amp;nbsp;janvier. Lasantha Ruhunage s&amp;rsquo;est plaint aupr&amp;egrave;s de la police d&amp;rsquo;avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; suivi alors qu&amp;rsquo;il rentrait chez lui apr&amp;egrave;s son travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces menaces surviennent &amp;agrave; une p&amp;eacute;riode o&amp;ugrave; le conflit sri-lankais conna&amp;icirc;t une recrudescence apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;&amp;eacute;chec du cessez-le-feu entre le gouvernement et les Tigres lib&amp;eacute;rateurs de l&#039;Eelam tamoul (LTTE). Un attentat a tu&amp;eacute; 12&amp;nbsp;civils et en a bless&amp;eacute; 17&amp;nbsp;autres le 4&amp;nbsp;f&amp;eacute;vrier &amp;agrave; Welioya, &amp;agrave; environ 200&amp;nbsp;kilom&amp;egrave;tres au nord de Colombo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette attaque est la derni&amp;egrave;re d&amp;rsquo;une longue s&amp;eacute;rie de violences qui visent et tuent des civils. Le 3&amp;nbsp;f&amp;eacute;vrier, au moins 11&amp;nbsp;personnes ont trouv&amp;eacute; la mort dans un attentat-suicide commis contre la principale gare ferroviaire de Colombo. Le 1er&amp;nbsp;f&amp;eacute;vrier, une bombe dans un bus a tu&amp;eacute; 20&amp;nbsp;personnes, en majorit&amp;eacute; des p&amp;egrave;lerins bouddhistes, qui se rendaient &amp;agrave; Anuradhapura. Le 29&amp;nbsp;janvier, une attaque &amp;agrave; la mine Claymore contre un bus dans le district de Mannar a tu&amp;eacute; 11&amp;nbsp;&amp;eacute;coliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La censure officielle et l&amp;rsquo;autocensure alimentent un cycle dangereux de rumeurs et de d&amp;eacute;sinformation. En l&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;observateurs ind&amp;eacute;pendants dans le nord et l&amp;rsquo;est du pays, il est impossible de confirmer ou d&amp;rsquo;infirmer les affirmations des deux parties au conflit, qui se renvoient la responsabilit&amp;eacute; des atteintes aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les journalistes jouent un r&amp;ocirc;le important &amp;agrave; Sri Lanka en informant sur le conflit et en r&amp;eacute;v&amp;eacute;lant les violations commises. Dans le sud du pays, leur travail est &amp;eacute;galement essentiel car il permet de d&amp;eacute;noncer la corruption au sein de la classe politique et de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Il est capital que les &amp;eacute;v&amp;eacute;nements qui se d&amp;eacute;roulent &amp;agrave; Sri Lanka soient rapport&amp;eacute;s de mani&amp;egrave;re ind&amp;eacute;pendante, qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agisse des atteintes aux droits humains perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;es dans le cadre du conflit qui s&amp;rsquo;aggrave ou des probl&amp;egrave;mes de corruption et d&amp;rsquo;abus de pouvoir, &lt;/em&gt;a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Tim Parritt, directeur adjoint du programme Asie-Pacifique. &lt;em&gt;Les attaques de plus en plus fr&amp;eacute;quentes contre les journalistes et le climat d&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; qui prot&amp;egrave;ge les responsables sont des sujets de pr&amp;eacute;occupation s&amp;eacute;rieux.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/freedom-expression">Liberté d’expression</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/law-enforcement">Application des lois</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asiaandpacific/southasia/srilanka">Sri Lanka</category>
 <pubDate>Tue, 05 Feb 2008 18:16:26 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">3652 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Sri Lanka. Le conflit s’intensifie et le droit à la vie des civils est de plus en plus bafoué</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/sri-lanka-right-life-civilians-disregarded-conflict-intensifies-20080204</link>
 <description>&lt;p&gt;Alors qu&amp;rsquo;un nouvel attentat &amp;agrave; l&amp;rsquo;explosif a tu&amp;eacute; 12 civils et en a bless&amp;eacute; 17 autres ce lundi 4 f&amp;eacute;vrier au Sri Lanka, Amnesty International a condamn&amp;eacute; le fait que les Tigres lib&amp;eacute;rateurs de l&amp;rsquo;Eelam tamoul (LTTE) prennent des civils pour cibles. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;attentat de ce lundi dans un bus &amp;agrave; Welioya, &amp;agrave; pr&amp;egrave;s de 200 kilom&amp;egrave;tres au nord de Colombo, est le dernier d&amp;rsquo;une longue s&amp;eacute;rie d&amp;rsquo;attaques ayant pris pour cibles et tu&amp;eacute; des civils. Dimanche 3 f&amp;eacute;vrier, au moins 11 personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;es dans un attentat-suicide dans la gare principale de Colombo, tandis que vendredi 1er&amp;nbsp;f&amp;eacute;vrier un attentat &amp;agrave; l&amp;rsquo;explosif tuait 20 personnes, pour la plupart des p&amp;egrave;lerins bouddhistes qui se rendaient &amp;agrave; Anuradhapura.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 29 janvier, l&amp;rsquo;explosion d&amp;rsquo;une mine Claymore au passage d&amp;rsquo;un autobus dans le district de Mannar avait tu&amp;eacute; 11&amp;nbsp;&amp;eacute;coliers. Le bus se trouvait non loin de l&#039;&amp;eacute;glise de Madhu, dans une zone &lt;em&gt;&amp;laquo; sans guerre &amp;raquo;&lt;/em&gt; que l&amp;rsquo;&amp;eacute;v&amp;ecirc;que de Mannar avait demand&amp;eacute; de respecter en tant que telle. Les deux parties au conflit se sont renvoy&amp;eacute; la responsabilit&amp;eacute; de cette attaque. En l&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;observateurs ind&amp;eacute;pendants, il est impossible de v&amp;eacute;rifier ou de contrer ces affirmations. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&amp;ugrave; les forces gouvernementales s&amp;rsquo;appr&amp;ecirc;tent &amp;agrave; lancer une grande offensive contre les LTTE dans le nord du pays, Amnesty International redoute que les attaques aveugles de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e sri-lankaise ne redoublent d&amp;rsquo;intensit&amp;eacute; et que les pertes civiles augmentent encore consid&amp;eacute;rablement. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo; Ni le gouvernement sri-lankais ni les LTTE ne respectent leurs obligations aux termes du droit international humanitaire, et tous tuent des civils de mani&amp;egrave;re de plus en plus syst&amp;eacute;matique, &lt;/em&gt;s&amp;rsquo;est alarm&amp;eacute; Tim Parritt, directeur adjoint du programme Asie-Pacifique d&amp;rsquo;Amnesty International. &lt;em&gt;Lorsque personne n&amp;rsquo;est d&amp;eacute;f&amp;eacute;r&amp;eacute; &amp;agrave; la justice pour ce type d&amp;rsquo;agissements, l&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; devient la r&amp;egrave;gle. L&#039;avenir restera sombre tant qu&amp;rsquo;il ne sera pas mis fin &amp;agrave; ces pratiques. &amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asiaandpacific/southasia/srilanka">Sri Lanka</category>
 <pubDate>Tue, 05 Feb 2008 09:52:02 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">3636 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
</channel>
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