Namibie - Amnesty International Rapport 2010

La situation des droits humains : RÉPUBLIQUE DE NAMIBIE

Amnesty International  Rapport 2013


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Namibie est maintenant en ligne

Chef de l’État et du gouvernement
Hifikepunye Pohamba
Peine de mort
abolie
Population
2,2 millions
Espérance de vie
60,4 ans
Mortalité des moins de cinq ans (M/F)
58 / 45 ‰
Taux d’alphabétisation des adultes
88 %

Des informations ont fait état de violences entre les partis lors des élections présidentielle et législatives de novembre. Un procès pour trahison ouvert depuis de nombreuses années ne semblait guère en voie d’achèvement.

Contexte

Des heurts se sont produits entre membres de l’Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (SWAPO, au pouvoir) et militants de partis d’opposition au cours de la période qui a précédé le scrutin présidentiel et les élections au Conseil national, tenus les 27 et 28 novembre. Des membres de la SWAPO ont été accusés d’avoir perturbé des réunions électorales d’autres formations politiques.

  • Le 27 octobre, environ 300 sympathisants de la SWAPO ont empêché des partisans du Rassem-blement pour la démocratie et le progrès (RDP) de faire campagne à Outapi, dans la région d’Omusati. Selon les militants de la SWAPO, des membres du RDP, qui cherchaient à trouver des soutiens au sein de la population, avaient tenu des propos provocants.
  • Le 8 novembre à Outapi, des jets de pierres se sont produits entre sympathisants de la SWAPO et militants du RDP venus assister à un rassemblement dans cette ville. Trois personnes ont été arrêtées au cours de ces échauffourées.

Procès pour trahison de Caprivi

Le procès pour trahison ouvert en 2004 à la suite d’attaques lancées en 1999 par un mouvement séparatiste, l’Armée de libération de Caprivi, s’est poursuivi sans qu’aucun élément ne suggère un achèvement prochain. La plupart des 117 détenus ont passé leur 10e année derrière les barreaux.

Découverte de fosses communes

Des charniers ont été découverts dans le nord du pays. Certaines dépouilles pourraient être celles d’une trentaine d’hommes de langue san, qui avaient disparu après avoir été arrêtés, dans l’ouest du couloir de Caprivi, par l’armée qui les soupçonnait de participation aux opérations séparatistes de 1999. L’Association nationale de défense des droits humains a publié le nom de certaines des victimes.