Guyana - Amnesty International Rapport 2007
Les droits humains en République du Guyana
Superficie : 214 969 km²
Population : 0,75 million
Chef de l'État : Bharrat Jagdeo
Chef du gouvernement : Samuel Hinds
Peine de mort : maintenue
Cour pénale internationale : Statut de Rome ratifié
Des atteintes à la liberté d'expression ont
été signalées. Certaines communautés marginalisées n'avaient que
difficilement accès aux traitements contre le VIH/sida. Vingt-trois
condamnés à mort attendaient leur exécution. La justice continuait de
prononcer des sentences capitales. Aucune exécution n'a eu lieu.
Contexte
À
l'issue d'élections générales qui se sont déroulées dans le calme en
août, le People's Progressive Party (PPP, Parti progressiste populaire)
a été reconduit au pouvoir pour un quatrième mandat consécutif.
L'assassinat, en avril, du ministre de l'Agriculture et membre du PPP
Satyadeow Sawh a fait craindre un regain de violence politique entre
les partisans du PPP, d'origine indienne pour la plupart, et le
People's National Congress (PNC, Congrès national du peuple), parti
d'opposition dont les membres sont majoritairement afro-guyaniens.
Liberté d'expression
Cinq employés d'un organe de presse et un journaliste de l'opposition ont été tués.
• Le
8 août, cinq personnes travaillant pour leKaieteur News ont été
abattues à l'imprimerie du journal, dans des circonstances évoquant une
véritable exécution. Le mobile de ces meurtres n'a pas été clairement
identifié, mais le propriétaire du journal a indiqué qu'il avait reçu
des menaces liées à la publication d'une série d'articles sur des viols
commis dans la capitale, Georgetown. Trois hommes ont été inculpés
d'homicide dans cette affaire.
• Ronald
Waddell, journaliste, animateur d'une émission de radio et ancien
candidat du PNC, a été abattu le 30 janvier. D'après le récit de
témoins oculaires, deux hommes ont tiré plusieurs coups de feu sur lui
alors qu'il montait dans sa voiture devant son domicile, dans la
banlieue de Georgetown. Il est mort après son transfert à l'hôpital. À
la fin de l'année, aucune inculpation n'avait été prononcée dans le
cadre de cette affaire.
Personnes vivant avec le VIH/sida
Malgré
les mesures positives décidées pour garantir le droit à la santé,
l'opprobre et la discrimination associés au VIH/sida demeuraient un
obstacle au bon déroulement des thérapies. La population amérindienne,
en particulier, n'avait qu'un accès très restreint aux soins médicaux
et à l'information concernant le virus. Les hommes ayant des rapports
sexuels avec d'autres hommes étaient assimilés à des délinquants et
faisaient l'objet d'une discrimination gênant leur accès aux mesures
prophylactiques, aux traitements et aux soins. Des cas de personnes
licenciées en raison de leur séropositivité ont été signalés. En
dissuadant la population de se soumettre au dépistage ou de demander à
bénéficier d'un traitement, les violations du droit au respect de la
vie privée et du droit à la confidentialité ont contribué à la
propagation de la maladie.
Visites d'Amnesty International
Une délégation d'Amnesty International s'est rendue au Guyana en janvier.
Autres documents d'Amnesty International
- “I am not ashamed!”: HIV/AIDS and human rights in the Dominican Republic and Guyana (AMR 01/002/2006).